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RESPIRATION

Tout de suite avant d’entrer dans rarrière-})0uche, la trachée SC renfle et forme le larijux, organe dans lequel se produit la voix, par le choc de l’air expiré sur deux replis tendus appelés cordes vocales.

Le son ainsi produit est ensuite modifié par l’arrière-gorge, la bouche et le nez. L’homme l’articule par le jeu intelligent des lèvres et de la langue, et en fait la parole,, qui lui sert à communiquer sa pensée.

Comment l’air entre-t-il et comment en sort-il? Cela est assez compliqué; mais nous nous en tiendrons aux choses simples. Je vous ai dit tout à l’heure comment est constitué

le thorax. C’est une boîte mobile, formée par la colonne vertébrale, les côtes, les cartilages costaux et le sternum. Les côtés et l’orifice srqiérieur de cette boîte à claire-voie sont fermés pardes muscles et la peau. L’ouverture inférieure, de beaucoup la plus grande, est, elle, fermée par une espèce de cloison transversale qui la sépare de l’abdomen. Cette cloison est un muscle, appelé diaphracjme. Dans son état de repos, ce muscle a la forme d’une voûte qui remonte dans le thorax. Quand il se contracte, cette voûte s’aplatit en partie, et la cavité du thorax s’agrandit. Naturellement, l’air y entre alors par la trachée : c’est là Vinspixation. Quand le muscle se relâche, les poumons, qui sont très élastiques, reviennent sur eux-mémes, et chassent une partie de fair qu’ils contenaient : c’est Y expiration (fig. 44).

L’air ((iii sort des poumons n’est plus de l’air pur; il n’est

Fig. 4ü. — Appareil respiratoire, — Ce tissu .pulmonaire a été détruit à gauche, de manière à montrer les ramifications dos bronches.

MAMMIFÈRES

plus l)0n à respirer. Et si on laisse un animal renfermé sous une cloche, il ne tarde pas à j)érir asphyxié, parce qu’il n’a plus a sa disposition que de 1 air qui a traversé ses poumons.

Fig. 44. — A, état d’inspiration. — B, état d’expiration.

Nous étudierons plus tard avec détails les importantes modifications que la respiration fait subir à l’air. Je me contenterai pour aujourd’hui de vous dire que l’oxygène y a diminué, et qu’il y a été remplacé par de l’acide carbonique.

Cet acide, nous l’avons déjà appris, est composé de charbon et d’oxygène. L’oxygène vient de l’air; mais le charbon? Il vient de nos aliments et de nos tissus, qui sont ainsi oxydés, comburés, brûlés, dans les profondeurs de notre corps.

De cette combustion, comparable, malgré de graves différences, et notamment malgré sa lenteur, à celle qui se fait dans nos cheminées, résultent deux choses principales : d’abord, formation de chaleur, et cette formation est chez nous et chez les Mammifères assez forte pour élever la température de notre corps à près de 40®, quel que soit le froid extérieur;

HESPIUATION.

puis, consommation, enlèvement de matières, d manger pour réparer des pertes incessantes.

11 faut maintenant que je vous dise quelque

’où nécessité de chose du sang,

et de sa cîrcMlatîon.

C’est un liquide rouge, nous le savons, et je vous ai dit, dès

Fig. 45. — Numcraliou des globules du sang. — Goutte de sang vue au microscope. Le côté du carré représente uu cinquième de millimètre.

la Huitième, que cette couleur rouge est due à la présence dans ce liquide, à peu près incolore, de petits corps rouges apjielés globules sanguins. Ces globules existent en quantité innombrable (fig. 45); il y en a environ cinq millions dans un millimètre cube de sang, et je ne puis mieux faire, pour vous donner une idée de leur nombre, que de vous répéter ce que je vous ai déjà dit, à savoir que, si l’on mettait au bout run de l’autre tous ceux qui existent dans le sang d’un bomme, on aurait une cbaîne capable de faire plus de (juatre fois le tour de la terre î

Ce sang, sur lequel il y aurait très long à dire, circule dans des tubes clos, où il est poussé par une espèce demmscle creux appelé cœur. Le cœur, qui est situé dans le thorax, entre les

poumons (fig. 40) a une structure compliquée. ïl est, chez les Mammitèrcs, composé de quatre cavités.

Eu se contractant, il [)ousse le sang avec une grande force

dans des tubes appelés artères ; celles-ci se ramifient, et deviennent de plus en plus nomlireuses et de plus en plus petites à mesure qu’elles s’éloignent du cœur; elles arrivent alors à un réseau de tubes si fins qu’on les a appelés capillaires, comparaison bien au-dessous de la vérité, car ils sont beaucoup plus fins que des cheveux (fig. 47). 11 y a de ces capillaires partout, et c’est ce qui fait qu’on ne peut piquer un Mammifère avec l’aiguille la plus déliée sans amener une gouttelette de sang. Des capillaires, le sang, toujours poussé par le cœur, passe dans des vaisseaux plus gros, appelés veines; celles-ci se réunissent en tubes de plus en plus gros et finalement ramènent le sang au cœur.

Fi", AC). — Cœur et poumons ilc l’Homme : T, trachée. — 01), oreillette droite. — VC, veine cave. — VD, ventricule droit. — A, aorte. — VG, ventricule gauche. a, artères. — V, veines.

Cette promenade du sang dans le corps est bien plus compliquée que je ne vous le dis. Mais nous ne pouvons cette année nous arrêter sur ces détails, si importants qu’ils soient. Qu’il nous suffise de savoir que le sang court ainsi avec une grande vitesse, allant successivement aux poumons prendre de l’oxygène et rendre de l’acide carbonique, aux intestins recueillir les aliments digérés, portant dans tout le corps et ces aliments et l’oxygène, et emmenanf l’acide carbonique et tous les pro-

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