‹ Elements de zoologieChapitre 123 sur 143 · GOG · texte numérisé non relu

GOG

BIOLLUSQUES.

Parmi les espèces d’eau douce, nous devons vous menlionner tout spécialement les Pai„di„es, qui sont vivipares.

liés dos Paludines viennent se placer les Cérithes ilig. 50'^) Ces animaux, que 1 on rencontre encore dans les mers de la Nouvelle-Hollande, disparaissent rapidementdc la surface du^lobe; ils sontactuellement peu nombreux et n'ont plus d’importance.'

Nüus^ no vous les aurions pas cités, s'ils n’avaient joué un rôle considérable dans I bistoire de la terre : à l’époque où se loi niait le terrain tertiaire, ils élaiont ex-

Fig.

— Céritlie.

Fig. 565. — Porcelaine.

tremement abondants, et l’on retrouve en grande quantité leurs restes fossilisés dans les diverses couches de ce terrain.

Citons encore, parmi les espèces marines, les Porcei-^incs (lig. 565), les Tritons, les cones, les ©lises (fig. 564), les Toupies, les Volutes (lig. 565), les Buccins, les" Pourpres, les iWure.Y. Ces derniers animaux méritent de nous arrêter un instant. Dans la paroi de leur cavité palléale, on trouve une glande spéciale qui fournit une liqueur qui a été longtemps utilisée en teinturerie : c’est la pourpre, dont les aliciens faisaient grand cas.

Les Iiaiiotides (aXtoc, marin; où;, oreille; s?o'o;, ressemblance), qu’on appelle encore Ormiers ou Oreilles de mer. sont remarquables par la forme de leur coquille, qui rappelle en effet celle d’une oreille : la coquille présente en outre une rangée do trous sur l’un de ses bords.

Au bord de la mer on mange un assez grand nombre d’es-

GASTEROPODES.

pèces de Gastéropodes. Parmi les espèces terrestres, ou ne s adresse guère qu’aux Hélices, et c’est VHcIice vigneronne que

Pou choisit de prélérence. L’usage de ces animaux est tort ancien : les Homaiiis eu Taisaient grand cas, et même ils avaient construit des parcs spéciaux ou escargotières^

Fig. 5()-4. — Olive.

Fig. 505. — Volute.

où ils les enijrraissaient. Des navires venaient liahituellement

sur les côtes de la Ligurie chercher des quantités considérables d’Escargots pour la consommation de Rome.

A la lin du siècle dernier, on expédiait annuellement d’Uhn, par le Danube, plus de dix millions d’Escargots qu’on engraissait dans des jardins ou des escargotières, et qu’on envoyait ensuite, par tonneaux de dix mille, pour être consommés, pendant le carême, dans les couvents de l’Autriche. Un commerce

1 Pline le Naturaliste écrit ceci : « Cochicariwi vivaria insLituit Fulvius Uirpinus in Tarquiniensi, paulo ante civile hélium, quod cuni Pontpeio maqno gestion est. »

MOLLUSQUES

semblable avait lieu avant laltévolutionsur les côtes de la Saiii-

tongo et de l’Aunis. On exportait tous les ans, en tonneaux

pour les Antilles, un nombre prodigieux d’Escargots. En 182a’

ce commerce avait déjà beaucoup diminué ; de nos jours il n’existe plus. ^

CLASSE DES PTÉIiOPODES

Les Ptéhopodes aile; pied) constituent

une classe peu nombreuse et peu intéressante de petits Mollusques marins. Ils doivent leur nom à deux expansions membraneuses en l'orme d ailes ou de rames qu’ils présentent au voisinage de la tête. Quelques espèces se tiennent réunies par bancs.

Les ciios et les Limacines^ qui habitent les mers polaires, sont la proie des Baleines franches. Les autres es-

in principales sont les

(bg. 5uG), les Cuviérîes, les Clcodores.

Page 1