INFUSOIRES
de façon à porter un être an sommet de chacune de ses divisions. Le pédicule est éminemment contractile : ordinairement la Vorticelle l’étend pour chercher sa nourriture aux alentours de son point de fixation; mais si un Infusoire plus gros qu’elle, et dont elle redoute l’atta([ue, vient à se montrer, soudain elle se contracte, et le pédicule s’enroule sur hii-méme comme un
ressort à boudin : l’animal s’appLupie alors contre l’objet sur le(piel il s’est lixé et demeure immohile jusqu’à ce que tout danger ait disparu.
L’extrémité libre du coqis de la Vorticelle est entourée d’une couronne de cils qu’anime un mouvement ondulatoire incessant. Ce mouvement a pour but d’amener sans cesse au contact de l’animal de l’eau fraîche et de la nourriture : celle-ci est
P. PEP.T ET R. RLANCIIARD.
PROTOZOAIUES.
attirée par une sorte de tourbillon jusfpie dans rintérieur du cercle de tentacules; dans le fond de ce vestibule se trouve une bouebe, à laquelle fait suite un estomac tubuleux (jui se termine en cul-de-sac. Les aliments introduits dans cet estomac y sont digérés rapidement; lorsque le moment est venu d’expulser le résidu de la digestion, on voit se creuser, au milieu de la substance qui constitue le corps de la Yorticelle, un canal qui n’existait point auparavant et qui aboutit à un orifice de sortie dont l’existence est également éphémère.
Le corps des Yorticelles renferme encore une partie centrale qui est le noyau : celui-ci est allongé en forme de boudin. A coté de lui, on voit une vacuole remplie de liquide, dont la paroi, constituée simplement par la substance même du corps, se contracte rhytluniquement, de façon à chasser en différentes directions le liquide transparent et aqueux que l’on observe à son intérieur. Cette vésicule contractile se rencontre chez la
plupart des Infusoires ; il est même des espèces qui en possèdent plusieurs.
Les Paramécies (fig. 605), que l’on trouve en grande masse
dans les infusions végétales, ont le corps recouvert de cils tous semblables entre eux.
Si on délaye dans une petite quantité d’eau le contenu de l’intestin d’une Grenouille, il n’est point rare d’y rencontrer, nao'eant au milieu des débris d’excréments,
des Infusoires assez grands pour qu on puisse les voir à l’œil nu : ce sont des Opaiiiieis. Ces animaux, au corps très aplati et à peu près elliptique, présentent des noyaux multiples, dont le nombre va en Fig. goj. — Paramecium auo’ïueiitant avec l’àge de l’individu. Ils sont
crfoiilre dépourvus de Iwuclic et d'anus, ce qui s’explique suffisamment par leur genre de vio exolusivement |)arasilaire : dans l’inteslin qu’ils habitent, ces ani-