‹ Elements de zoologieChapitre 2 sur 143 · DE F · texte numérisé non relu

DE F

Fig. G, — A, Canard eider. — B, C. ordinaire. — C, C. milouin. — D, G, macreuse. —

E, C. de la Chine. — F, G. sarcelle.

l’iin de l’autre, on lui ajoute seulement un autre nom, comme dans une même famille on ajoute au nom commun de la famille des noms de baptême qui caractérisent les individus.

Deux naturalistes français, Pierre Delon et Tournefort, ont gêné-

CLASSIFICATION

ralisé cet acte du bon sens et ont fondé ce qu’on appelle maintenant la nomenclature binaire. Dans cette nomenclature, chaque animal a deux noms : un nom projire, o\\ spécifique, (pii le caractérise, et un nom générique qui indique ses relations

avec le reste aes animaux.

Ce mot Canard sera le nom du Genre. Mais à C()té de ces Canards, nous trouvons d’autres Oiseaux avec lesquels on a formé le genre Cygne ; d’autres qui appartiennent au genre oîe, etc. (fig. 7). Or tous ces Oiseaux se ressemblent beaucoup. Ils ont tous, par exemple, le bec plat et f

i de dents ou de lamelles.

Fig. 9. — A, Pélican. — B, Manchot. — G, Goéland.

Nous pouvons les rapprocher dans un meme groupe et les désigner sous un même nom. Nous constituerons ainsi la FAMILLE DES LAMELLiRosTREs (do rostruui, boc; boc à lamelles) (fig. 8).

A côté de cette famille, nous arriverons, par un travail semblable, à constituer une famille pour les pélicans, une pour les GOÉLANDS, une pour les manchots, etc. (lig. 9). Remarquant maintenant que tous ces animaux ont des caractères communs,

GÉNÉRALITÉS

les doigts des pieds réunis par une membrane ou, comme on dit, les pieds palmés (fig. 10), nous serons amenés à les réunir en un seul ordre qui aura bien mérité le nom d’ORDRE DES PALMIPÈDES.

Enfin, voici d’autres êtres, des OISEAUX DE PROIE, des GALLINACÉS, des PERROQUETS, des ÉCHASSIERS, etc. (fig. 11), qui constituent autant d’Ordi ‘es. Tous ces animaux ont manilestement beaucoup de caractères communs; tous ont un bec, deux pattes, deux ailes, des plumes; tous, en un mot, sont des Oiseaux. Voici donc notre classe toute trouvée : ce sera la CLASSE DES OISEAUX.

Prenons un autre exemple. Il existe un grand nombre d’animaux appartenant à des espèces tellement voisines de l’espèce du Chat domestique que personne n’hésite à leur donner aussi le nom de chat : nous avons le Chat ordinaire (fig. 12), le Chat cafre, le Chat ganté, la Panthère, etc., un genre cimi, en un mot. A côté de lui, les genres Lion (fig. 13), Lynx, Guépard, nous serviront à former la famille des félins; les Félins, joints à la famille des Chiens, à celle des Hyènes, à celle des Martes, etc. , nous donneront l’Ordre des CARNASSIERS; puis, en réunissant à cet ordre celui des Singes, celui des animaux Ruminants, celui des animaux Rongeurs, celui des animaux Marsupiaux, etc,.

qu’ils ont, par exemple.

Fig. 10. — Pied d’oiseau palmipède.

nous arrivons à^une grande catégorie d’êtres ayant quatre pattes, étant revêtus de poils, et que nous pouvons appeler pour ces raisons Classe des QUADRUPÈDES PILTFÈRES {piliis ; ferre).

Troisième et dernier exemple : parmi les Papillons qui visitent nos fleurs, il s’en trouve qui se ressemblent complètement, sauf la taille et les couleurs ; nous ferons avec eux le Genre Papillon ; d’autres en diffèrent par la forme des ailes.

Fig. 11.

A, Pigeon. — B, Gallinacé. — G, Oiseau de proie. — D, Perroquet. E, Passereau. — F, Autruche. — G, Echassier.

GÉNÉRALITÉS

leurs écliaiicrurcs, elc.

ce seront, par exemple, les genres Co-

Fig. 12. — Chat.

14). Tous ces genres réunis

Fig. 13. — Lion.

liacle, Satyre, Vanesse, etc. (fig.

constitueront une famille, dont les ailes brillantes ne s’étalent (|u au grand jour, et que nous appellerons pour cette raison

CLASSIFICATION

Famille des diurnes; avec celle-ci, deux autres familles, les Crépusculaires (fig. 15) et les Nocturnes (fig. 10), viendront

Fig. 14. — Vanesse paon de nuit.

composer un Ordre des LÉPIDOPTÈRES écaille ; aile),

ainsi nommés à cause des petites écailles qui recouvrent, chez tous, leurs quatre ailes. En rangeant à côté des Lépidoptères les Scarabées (fig. 17), les Abeilles (fig. 18), les Mou-

Fig. 15. — Sphinx de la vigne.

elles, etc., nous arrivons à un grand nombre d’animaux présentant entre autres caractères communs celui d’avoir trois

GÉNÉRALITÉS

paires de [)al,tes; nous les dési Classe des INSECTES.

gneroiis tous sous le nom de

Mais veuillez le reniarquer, nous

ne sommes arrivés, par

cette voie graduelle, en envisageant les seuls caractères extérieurs, et, pour ainsi dire, en ne nous aidant que du seul Ijon

sens, qu à établir des Classes. Mais comment, maintenant, nous élever de la Classe à l’Embranchement? L’apparence générale ne nous suffit plus. A première vue, un Cbat diffère autant d’un Canard qu’un Canard d’un Papillon. Que dis-je? aux yeux de beaucoup de personnes, un Oiseau-mouche se rapprocliera singulièrement d’un Papillon !

Mais nous n avons jusqu’à présent considéré que les caractères extérieurs : la forme générale, le nombre des membres, le revêtement qui protège la peau. Pourquoi donc nous en tenir là? Sous cette peau est caché l’être, et c’est l’être lui-même qu’il faut connaître. Dans l’étude des mécanismes animés si divers que nous allons rencontrer, nous trouverons, sans doute, des caractères pour rapprocher ou éloigner les

animaux, et ees caractères seront les meilleurs, ront pris dans l’organisation intime de l’être, bien le cas de le dire, des entrailles du sujet.

puisqu’ils seet tirés, c’est

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