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ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

Anatomie et Pli^sioloj^ie. — NoUS SOIltoilS cJoMC la nécessité de prendre un scalpel, d’ouvrir le corps des animanx, d’en scruter les organes, d’en faire, en un mot, rAnatoniie (àvax£[xvü), couper, inciser). Mais que serait, je vous j)rie, une science <pii consisterait à décrire ici des leviers plus ou moins solides, là des cavités plus ou moins contournées, ailleurs des tubes, des lilaments plus ou moins complexes, sans que nous puissions savoir à quoi servent ces leviers, ces cavités, ces tubes, ces tîlaments? Vous le comprenez, l’étude de l’usage des parties doit suivre immédiatement leur description et, à vrai dire, sans la connaissance au moins générale de ces usages, nous ne pourrions pas nous entendre; du reste, les noms d’organes digestifs, d’organes resj)iratoires, etc., indiquent bien l’union étroite de la science des organes ou Anatomie, et de la science de leurs usages ou Physiologie (96x1;, nature; oàyoz, discours)

Mais revenons à notre sujet; nous avons là un Pilifère, un Oiseau, un Insecte. Ouvrons-les, faisons-en, ensend)le, une dissection grossière. Or, je trouve immédiatement, dans les deux premiers, un cœur, des poumons, ({ue l’Insecte ne nous présente })as; en revanche voici, dans celui-ci, des parties (pie nous clierclierions en vain dans le Pilifère et dans l’Oiseau. Mais entre toutes différences, il en est une (pii doit surtout nous frapper. En dedans du corps de l’Insecte, nous ne trouvons que des parties molles, (pie nous pouvons sans elfort broyer et enlever. Dans le Pilifère, dans l’Oiseau, au contraire, voici tout un ensemble de parties dures, d’os, comme on les appelle, et ces os constituent un squelette, un S(pielette intérieur (lig. 19). Parmi ces os, il en est de particulièrement rernanpiables; c’est une sorte de cbajielet de petites parties se ressemblant beaucoup les unes aux autres, et (pii régnent à la région supérieure du corps. Ces parties, on les nomme vertèbres; leur ensemble constitue la colonne vertébrale. Elles sont, ai-je dit, particulièrement remarquables; c’est

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GÉNÉRALITÉS

({u’en effet, chez certains animaux, elles constituent à elles seules le squelette intérieur, comme il arrive chez les Serpents, par exemple.

Or, 1 existence ou 1 absence des vertèbres est en rapport constant avec un grand nombre de caractères intérieurs et extérieurs, qu elles dominent, pour ainsi dire. Vous ne serez donc pas étonnés d’apprendre que ces vertèbres aient donné

Fig. 19. — Squelette d’un Oiseau (Autruche).

leur nom à l’embrancbement des êtres qui les possèdent. Ainsi notre Pilifère et notre Oiseau seront réunis l’iin à l’autre dans l’EMimANGHEMENT DES VERTÉBRÉS, tandis que l’Insecte restera, en attendant une étude plus approfondie, dans le grand ensendile des animaux hivertéhi%^s ,

Voici un exemple, et le plus saisissant peut-être, de la nécessité des études anatomiques pour l’établissement de la

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