PINNIPÈDES
les Tamanoirs. Ils présentent en outre la faculté de grimper sur les arbres, à la recherche des Insectes, et partagent même avec les Singes du nouveau monde la propriété d’enrouler leur queue autour des branches pour s’y suspendre.
ORDRE DES PINNIPEDES
Jusqu’à présent nous ne nous sommes occupé que d’animaux presque exclusivement terrestres, mais il est un certain nombre de Mammiléres qui vivent dans l’ean et que l’on serait tenté de considérer comme des Poissons, si l’on ne reconnaissait en eux tons les caractères que nous avons assignés aux Mammileres au début de ces leçons : le Phoque, le Morse, d’un côté, la Baleine, le Cachalot, le Dauphin, de l’autre, sont dans ce cas. Leur corps est arrondi, cylindrique, et présente audessous de la peau une épaisse couche de graisse qui, en allégeant l’animal, a pour but de permettre à celui-ci de se mouvoir plus aisément. Leurs membres sont aj)latis comme des rames, et les doigts sont réunis en forme de nageoires.
Ces animaux sont répartis en deux ordres : celui des Pinnipèdes et celui des Cétacés.
Chez les Pixxii‘èdes, on retrouve les (jnatre membres : il est vrai qu’ils sont fort courts (lig. 166). On y reconnaît néanmoins encore la division des doigts : dans (jiielques espèces, ceux-ci sont mobiles et simplement réunis ])ar une membrane natatoire : dans d’autres cas, ils sont complètement enveloppés par la peau, et on ne les reconnaît plus qu’aux ongles qui les indiquent. La queue n’a jamais la forme d’une nageoire. Les oreilles et les narines sont recouvertes extérieurement d’une membrane formant clapet, qui empêche la pénétration de Peau.
Le corps est recouvert de poils courts, lisses et très-épais, qu’enduit une huile abondante, dont l’objet est d’empêcher l’eau de s’insinuer jusqu’à la peau. La lèvre supérieure est
MAM3J1FÈRES.
ornée de poils raides et longs, dont le rôle est vraise, ni, laidement le même que celui des moustaches des Félins et des Rats . ce sont sans doute des organes du tact.
Les Pinnipèdes vivent par troïipes nombreuses. Ils sont répandus dans toutes les mers, mais ils sont surtout abondants au voisinage des pôles. Ils plongent avec facilité, mais, pour respirer, sont obligés do venir prendre l’air à la surface de la mer : ils peuvent toutefois demeurer longtemps sous l’eau.
Ils ne se meuvent à terre qu’avec une peine extrême, en se traînant et en rampant. Aussi, lorsipi’on les sur|)rend sur le rivage, sont-ils sans défense et dans l’impossibilité de fuir.