PINNIPÈDES
Ces animaux possèdent les trois sortes de dents (fig. 107), mais on peut cependant établir parmi eux deux grandes divisions basées sur la dentition.
Les PHOQUES (fig. 168) ont le système dentaire des Carnassiers; les canines sont courtes et les molaires ont des tubercules pointus. Ces animaux se tiennent de préférence dans le voisinage des côtes : le jour ils dorment sur les récifs, où ils viennent se cliaulfer au soleil, et ce n est cjue la nuit (|ii ils cherchent leur nourriture. Ils ^vivent par troupes composées ordinairement d’un seul mâle et d’un grand nombre de fe-
Fig. 168. — l'hoque.
nielles. Quelques espèces entreprennent à des époques déterminées de lointaines migiations.
Les Phoques, encore extrêmement nombreux dans les mers polaires au commencement de ce siècle, ont considérablement diminué de nombre depuis cette époque. Cette disparition rapide tient à la chasse barbare, au carnage auquel on les soumet. Les Anglais et les Américains frètent chaque année une soixantaine de navires destinés à chasser le Phoque : on retire de sa chair une grande quantité d’huile. On recherche encore ses dents et sa peau.
mammifères.
Les Esquimaux et les Groënlandais l’Iioque une guerre acliarnée : cet animal
iont également au constitue leur jiriu-
Fig-. 169. — Otaries.
cipal aliment. Ils Loivcnt son huile et s’en éclaii'ent, ils inau gent sa chair, ils s’habillent do sa peau ou s’en consiruisen des canots, se lont des armes avec ses os, utilisent ses teiulom
CÉTACÉS
pour coudre; bref, il n’est pas une partie du corps de cet animal qui ne leur soit de quelque utilité.
On trouve encore en petites bandes le Phoque [Veau marin) sur quelques points des côtes de France, et surtout à l’embouchure de la Somme.
Les Phoques n’ont pas d’oreille externe. Les otaries (Og. 169) ont au contraire un pavillon nettement développé.
Tous ces animaux présentent une vivacité et une intelligence extrêmes. Ils s’apprivoisent facilement et ils suivent alors leur maître comme le ferait un Chien. Ils peuvent même être dressés à rapporter le Poisson qu’il vont pêcher au fond de Peau.
Le second groupe de Pinnipèdes est celui des morses. Ces animaux diffèrent à première vue des précédents par l’allongement extrême que prennent leurs canines supérieures. Ces deux dents descendent verticalement et constituent des défenses redoutables, dont la longueur peut atteindre jusqu’à 65 centimètres; elles donnent à l’animal un aspect rébarbatif. La mâchoire inférieure n’a que des molaires.
En outre du profit qu’on peut retirer de leur peau, de leur huile, les Morses sont surtout chassés à cause de l’ivoire de leurs défenses ; les dentistes les* utilisent pour la fabrication de dentiers artificiels. Les Morses habitent exclusivement les mers du Nord; leur chasse n’est pas sans dangers.