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EMBRYOLOGIE

classification ; mais je dois vous dire maintenant que l’anatornie elle-même ne suffit pas toujours.

Embr^oiog^ie. — Examinons, en effet, une Clienille et un Papillon (fig. 20, A, B) ; au point de vue anatomique, comme

Fig. 20. — Bombyx processionnaire. — A, Chenille. — B, Papillon.

SOUS le rapport des formes extérieures, nous serons amenés à séparer notablement Eun de l’autre ces deux êtres si différents. Nous en ferions autant en comparant une Grenouille avec un

Têtard (fig. 21). Et cependant la Chenille deviendra Papillon, le Têtard deviendra Grenouille. Vous voyez donc qu’il est nécessaire de suivre l’animal dans toutes les phases de sa vie, d’étudier ses formes extérieures et son anatomie à toutes les

GÉNÉRALITÉS

périodes de son existence. Nous verrons ainsi d’abord cpie les ctres changent notablement aux dil'térentes phases de leur vie ; ensuite, que des êtres qui se ressemblent beaucoup à une certaine époque de leur développement diffèrent l’un de l’autre à une époque soit antérieure, soit postérieure.

Cette étude, qu’il faut poursuivre jusque dans l’œuf même où se cache la première apparition de l’animal, cette étude, dont je ne puis ici qu’indiquer le nom et faire sentir en quelques mots l’importance, s’appelle l’histoire de l’embryon, V Emhrijologie (’'E[j.6pjov, embryon), ou l’iiistoire de l’évolution.

Voici donc notre difficile problème enfin résolu. Nous avons en main trois moyens d’action, avec lesquels nous pouvons établir les groupes de premier rang, les embranchements, et aussi les groupes inférieurs, sur des bases solides. Ces trois moyens sont, pour nous' résumer :

L’étude des caractères extérieurs, ou la morphologie (de |j.op9-^, forme) ;

L’étude des caractères intérieurs, ou l’aMatomie ;

L’étude de l’évolution, ou l’embryologle.

Telle est la marche qui a mené à établir la classification animale, en commençant par les groupes de moindre valeur. Le bon sens a suffi pour faire rapprocher les uns des autres les êtres qui se ressemblent le plus, en empruntant, pour la mesure de ces ressemblances, des notions aux formes extérieures, aux formes transitoires.

Paléontologie. — C’est line grossière erreur de croire que notre globe s’est formé tout d’un coup, comme par un effet magique. Les données les plus positives de la science nous démontrent au contraire, de la façon la plus indiscutable, que sa formation a été lente et progressive, et qu’il lui a fallu peut-être des millions d’années pour arriver à l’état où nous le voyons maintenant. Les diverses couches de terrain ([ui le constituent

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