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coagule par la chaleur et se présente alors sous l’aspect d’une masse hlanclie, semi-solide.
Dans l’intérieur du blanc de l’œuf nage une grosse masse globuleuse, qui est le jaune ou vitelliis, D. Le jaune est renfermé dans une membrane particulière extrêmement délicate, la membrane vitelline, K, qu’il est facile de rider et de plisser Ce vitellus est d’un poids spécifique moindre que l’albumen lui-méme; aussi tend-il toujours à \enir se placer à la sur-
Fig-. 19"2. — Coupe théorique d'un œuf de Poule. — A, filbumine. — B, latébra. — C, cicalricule. — D, vitellus. — E, cbalazes. — F, chambre à air. — G, feuillet interne de la membrane coquillière. — II, son fenillet externe. — I, couche périphérique de vitellus blanc. — J, coquille. — K, membrane vitelline .
face de l’œuf. Si, d’autre part, avant de bi*iser la coquille de l’œuf, vous avez eu soin de laisser celui-ci dans la plus complète immobilité pendant quelques instants, vous trouverez à la partie la plus élevée de l’œuf le vitellus, et vous constaterez à la surface de celui-ci la présence d’une petite tache blanchâtre, régulièrement arrondie, .à laquelle on a donné le nom de cicalricule, C. Cette tache discoïdale, malgré sa petitesse, constitue la partie la plus importante de l’œuf : c’est en effet à ses dépens que se formera le jeune Oiseau, les autres pmdions, c’est-à-dire le reste du vitellus et ralbumine, étant exclusivement destinées à le nourrir.
La forme de l’œuf des Oiseaux est bien caractéristique (fig. 195) : elle vous est trop connue pour que nous devions
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y insister. Sa grosseur, déterminée par la taille meme de l’Oiseau dont il provient, varie dans des limites fort étendues. Sa couleur est également fort diverse : chez la Poule, le Pigeon, etc., Tdaïf est blanc; chez d’autres Oiseaux, il est d’une couleur uniforme, rouge, bleue, etc. ; chez d’autres encore, il
Fig. 193. — Grosseurs proportionnelles de l’œuf. — Oi^eau fossile de Madagascar.
D, Aulrudie. — G, Poule. — D, Oiseau-mouche.
présente une teinte générale variable, à laquelle viennent se surajouter diverses couleurs, disposées sous forme de ponctuations ou de taches irrégulières : l’œuf de Pie, par exemple, a une teinte fondamentale gris bleu, et présente en outre des taches brunes irrégulièrement disposées.
Incubation. — Le développement des Oiseaux est très rapide, mais varie néanmoins beaucoup d’une espèce à l’autre . sa durée est en rapport direct avec la grosseur de l’œuf ou, ^i l’on veut, avec la taille de l’Oiseau. Les plus petits Oiseaux éclosent déj<à au bout de onze jours après le commencement de l’incubation; le Poulet n’éclôt que du vingtième au vingt et unième jour; l’Autruche a besoin de sept semaines pour*son entier développement.
Le nombre des œufs n’est pas le même pour chaque es|)èce : les plus gros Oiseaux n’en pondent qu’un ou deux; les plus
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petits en pondent au contraire jusqu’à huit ou dix, et même davantage. On peut dire, d’une façon générale, que le nombre des œufs est d’autant plus grand (jue l’Oiseau est plus petit. Ces œufs ont besoin d’une certaine quantité de chaleur pour se développer. Les Oiseaux tels (|ue rAutruchc, qui habitent les régions tropicales, abandonnent simplement leurs œufs sur le sable, et la chaleur du soleil suffit à les mener à bien. Mais, chez les espèces qui habitent des climats plus froids, la mère couve ses œufs avec une sollicitude touchante, ne les quittant que pendant le temps strictement nécessaire pour prendre sa nourriture : parfois même, le mâle se charge du soin de pourvoira ralimentation de la femelle, et celle-ci couve alors ses œufs sans interruption, jusqu’à ce que le moment de Léclosion soit arrivé; chez certaines espèces, le mâle prend au contraire la place de la femelle, pendant que celle-ci cherche sa nourriture.
Arrivé au terme de son développement, le jeune Oiseau brise lui-même le gros bout de sa coquille, au moyen d’une sorte de dent dont est armée sa mandibule supérieure et qui ne tardera pas à tomber après la naissance. Cette coquille, du reste, qui a fourni une partie de son calcaire pour constituer les os du jeune Oiseau, estmoius solide qu’au début. Les petits des Gallinacés, des Echassiers et des Palmipèdes sont déjà couverts, lors de l’éclosion, d’un épais duvet, et leur organisation est si parfaite qu’ils se mettent aussitôt à courir en piaulant et à chercher eux-mêmes leur nourriture. Au contraire, chez les Oiseaux bons voiliers et chez ceux qui sont surtout destinés à vivre dans les airs, les jeunes sont encore fort inqiarfaits, leurs plumes commencent à peine à se montrer, ils sont incapables de se mouvoir et de se nourrir eux-mêmes : aussi la mère continue-t-elle pendant quelques jours encore de les réchauffer, et se charge-t-elle du soin de leur apporter la becquée. Ce n’est qu’au bout de quelques jours que les plumes auront suffisamment poussé, que les ailes seront assez robustes pour
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permeltreaii jeune Oiseau de s’exercer au vol, sous la direction et sous la surveillance de ses parents. Quelques Oiseaux, au nombre desquels se trouvent les Engoulevents et un Hibou de Suède, la Surnie chevêchette, déposent simplement leurs œufs à terre; 1 Hirondelle de mer et l’Autruche creusent un trou dans le sol ; le Coq de bruyère pond sur un tas d’herbes ou de mousse qu’il a foulé et façonné plus ou moins. Mais les faits de cet ordre sont rares et le plus grand nombre des Oiseaux construisent, pour y pondre leurs œufs, des nids dont l’architecture varie considérablement (fig. 194).
Les Mouettes, les Pluviers, les Vanneaux, les Bécasses accumulent simplement de la mousse et des herbes dans un trou ({u’ils ont préalablement creusé; les Oies font un nid assez analogue, mais y ajoutent un revêtement extérieur. Ces sortes de nids sont fort simples, mais, vous le savez, il est une foule d’Oiseaux chez lesquels les nids atteignent un haut degré de perfection : c’est chez les espèces les plus petites, et on peut poser comme règle générale que les grands Oiseaux se con tentent d’un nid de structure grossière, tandis que les petites espèces déploient un art admirable pour arriver à confectionner ces délicates corbeilles, tapissées à l’intérieur de laine, de crin ou de duvet. D’ordinaire la femelle travaille seule au nid, le mâle se borne à lui apporter les matériaux nécessaires : c’est elle l’architecte, c’est lui le manœuvre. Pourtant le mâle peut aussi, dans certains cas, prendre une part active à la construction du nid, comme cela se voit chez les Hirondelles et les Tisserins. D’autres fois, il n’y contribue en aucune façon et se désinléresse totalement des travaux qu’exécute la femelle : les Gallinacés nous en oflrent des exemples.
Les Pics, les Hiboux et beaucoup d’autres Oiseaux font leur nid dans des excavations naturelles ou artilîcielles, qu’au besoin ils ont creusées eux-mêmes dans des troncs d’arbres. Un grand nombre de petits Oiseaux s’établissent sur des buissons : la Pie bâtit son nid d’é[)ines sur la plus haute cime des