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INTELLIGENCE ET INSTINCT

«irands arbres; le Moineau lo^e volontiers sons les toits des maisons; le Foulijue établit son nid a la surface des étangs et rainarre solidement aux joncs et aux autres plantes aquatiques, de manière à le faire llotter. Le nid des Mésanges, des Iliron-

Fig. 194.— Nid du Sylvia Fig. 193. — Nid du Répulicaia.

sutura.

déliés, des Salanganes est construit avec des matériaux que rOiseau a réunis et agglutinés les uns aux autres au moyen de sa salive. Le Républicain fabrique enfin non plus un nid, mais une colonie de nids contigus les uns aux autres (lig. 195), dans lesquels vient s’établir une bande nondireuse d’Oiseaux.

inteiiij^ence et iiistîncf» — Les Oiseaux soiit des anima ux fort intelligents; on peut meme dire que la capacité intellectuelle de la plupart d’entre eux dépasse de beaucoup celle d'un grand nombre de Mammifères. Le haut développement des organes des sens est en relation directe avec le développement de l’intelligence elle-même. L’Oiseau possède une excellente

inémoiro : dans la loi’êt impénélrable, il reconnaît entre mille l’arbre ou le buisson sur le(|uel il a construit son nid; il » écarte parlois de plusieurs lieues à la poursuite de sa nourriture, mais il revient toujours sûrement et sans détours à l’endroit où il a élu domicile. En captivité, il s’apprivoise facilement, il peut porter à un haut degré de perfection ses qualités innées, et quelques espèces qui vous sont bien connues, comme le lerioquet et le Sansonnet, sont douées d’un remarquable talent d’imitation.

Un Oiseau élevé en captivité et sans avoir jamais eu aucun commerce avec des individus de son espèce, construira, s’il ü’oiive les matériaux necessaires, un nid absolument semblable à celui qu’ont bâti ses parents. Aucun autre Oiseau ne lui a enseigné l’art de construire un nid; il obéit donc à uue impulsion innée, il obéit à ce qu’on appelle Vinstinct.

L’mstinct se révèle encore d’une façon remarquable chez les Oiseaux voyageurs, c’est-à-dire chez ceux qui, à de certaines époques, entreprennent des migrations lointaines. « Un peu avant 1 entrée de la saison froide, quand la nourriture devient plus rare, ces Oiseaux, mus par une impulsion merveilleuse, prennent leur vol vers les pays tempérés, qu’ils abandonnent ensuite pour les latitudes méridionales. Les Oiseaux voyageurs d Europe ont leur résidence d’hiver depuis le littoral de la Méditerranée jusque dans l’Afrique tropicale; ceux de riiémispbèie occidental se dirigent vers le sud-est. Les migrations commencent après la saison des amours, lorsque réducatlon des petits est complète. On voit alors des multitudes de chaque espèce se rassembler dans les airs et s’exercer au vol, pour se réunir en grandes troupes et partir tout à coup : ainsi font les Pigeons voyageurs, les Hirondelles et les Cigognes, les Choucas, les Corneilles et les Etourneaux, les Oies sauvages et les Crues, lormant parlois comme ces dernières un immense triangle. Parement les mâles et les femelles voyagent par troupes séparées, plus souvent ils vont seuls (Bécasse) ou par couples. En

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