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GALLINACÉS

Dans la profondeur des forêls de l’Inde et des îles de l’archi-

pel Indien se trouvent plusieurs espece de Coqs, dont nos races

OISEAUX

domestiques descendent certainement; mais il est bien difficile de dire si nos diverses races jiroviennent d’une seule espèce ou

dérivent de plusieurs : cette dernière opinion est la plus probable.

La date de la domestication du Coq (fig. 249) se perd dans la nuit des temps. Le caractère orgueilleux et altier de cet Oiseau est tel qu’il ne saurait souffrir, dans la basse-cour qu’il habite, la présence d’un autre individu de son espèce : vous le savez, deux Coqs réunis dans la môme basse-cour se livrent sans cesse des combats acharnés. Cet instinct belliqueux a été exploité par l’IIomme, et les combats de Coqs sont devenus dans certains pays un divertissement fort apprécié. Les Grecs et les Romains se délectaient à ce spectacle, qui s’est peu à peu ré-

GALLINACES.

panclii partout où on élève les Coqs. En France, il n’a, pour ainsi dire, jamais été en grande faveur, et nos lois l’interdisent formellement; mais il n’en est pas de meme en Belgique et en Angleterre, où il est encore très florissant. Dans ce dernier pays, Henri YIH avait institué des règles spéciales pour les combats de Coqs, et, après lui, Charles II et Jacques II les favorisèrent tout particulièrement. Aujourd’hui, ce spectacle est devenu l’amusement du peuple : on l’annonce à son de trompe.

Fig. 249, — Coq de La Flèche. Fig. 250, — Poule de La Flèche.

la foule se rue en masse vers le lieu du combat, des paris considérables s’engagent, qui se terminent souvent par des ri.xes sanglantes.

La Poule ffig, 250), d’allures pins modestes et d’une teinte plus sombre que le Coq, nous rend les plus grands services : sa chair délicate et ses œufs entrent pour une large part dans notre alimentation; l’extrême facilité avec laquelle on la nourrit la rend plus précieuse encore. Sa ponte commence au mois de février et cesse au début de l’automne : pendant tout cet in-

OISEAUX

tervalle une bonne Poule pond un œuf chaque jour. On obtient des pontes d’hiver en nourrissant la Poule d’une manière particulière et en la tenant dans un lieu chaud.

Les Taiégaiies vivent en Australie et à la Nouvelle-Guinée. Nous ne vous parlerions point de ces Oiseaux, si la manière curieuse dont ils nichent n’était point faite pour fixer l’attention : la femelle rassemble mitas de feuilles vertes haut de près

Fig. 2ol. — Dindon.

de deux mètres ; pratiquant alors un trou au sommet de cet édifice, elle y dépose ses œufs, puis les abandonne à eux-mémes. La chaleur du soleil, jointe à celle que produit la fermentation des feuilles, est suffisante pour faire éclore les petits.

Le Dîmion (fig. 251), originaire de l’Amérique, ne fut importé en Europe qu’au commencement du xvf siècle. Cet Oiseau, dont l’aspect et le genre de vie vous sont bien connus, a une

ECHASSIERS.

chair délicate ; le mâle a, comme le Paon, la faculté de faire la roue.

Le Dindon se retrouve encore à Pétât sauvage dans les forêts immenses qui bordent l’Ohio, le Missouri et le Mississipi. Nos Dindons domestiques ne peuvent donner qu’une bien faible idée de l’allure et de la taille de l’animal sauvage : celui-ci ne mesure pas moins de 1 mètre 50 de hauteur. 11 vole avec peine, mais la vitesse de sa course est telle qu’il distance le Chien le plus agile. Le mâle a la singulière manie de briser tous les œufs pondus par la femelle :

aussi celle-ci doit-elle faire sa ponte en un endroit secret, ignoré du mâle. Elle creuse en terre un trou un peu profond, le garnit di; feuilles sèches, puis y dépose ses œufs. Lorsqu’elle doit les quitter pour aller à la recherche de sa nourriture, elle a soin de les recouvrir de feuilles pour les dérober aux regards des Carnassiers qui s’en montrent très friands.

Les iioccos (lig. originaires également d’Amérique,

sont domestiqués, mais n’ont pas jusqu’à présent donné de bien bons résultats.

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