CLASSE DES BATRACIENS
La classe des Batraciens, ainsi que l’étymologie 1 indique (Pàvpaxoç, grenouille), est celle qui renferme la Grenouille et les animaux semblables ou analogues à la Grenouille; on désigne encore parfois ces êtres sous le nom d Amphibies^ parce qu’ils sont organisés pour vivre alternativement dans l air et dans l’eau. La meilleure définition que l’on puisse donner de ces animaux est de dire que les Batraciens sont des \ertébrés ordinairement à peau nue, à métamorphoses, à respiration branchiale pendant la période larvaire et à respiration pulmonaire à l’àge adulte.
Les Batraciens sont répartis sur toute la surface du globe et ils sont plus abondants dans les contrées chaudes qu’en Europe et spécialement qu’en France : néanmoins, pour l’exposé de
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leurs caractères, autant que faire se pourra, c’est aux espèces
liam;aises et plus particulièrement à la Grenouille que nous nous adresserons.
— La peau est lisse et nue, c’est-à-dire qu’elle ne porte ni poils, ni plumes, ni écailles. Elle renferme dans son épaisseur un grand nombre de glandes que l’oii peut ranger sous deux chefs : les unes produisent un liquide destiné à humecter la peau et à empêcher sa dessiccation ; les autres produisent un venin. Ces glandes à venin sont plus ou moins nombreuses, suivant les espèces; elles s’accumulent parfois en certains points du corps : c’est ainsi que. chez le Crapaud et la b^alamandie, elles se réunissent sur les côtés de la nuque en une sorte de bourrelet connu sous le nom de parotide. Le venin produit par ces glandes est un suc visqueux, blanchâtre et odorant. Il est si actif que quelques gouttes suffisent pour tuer un Chien ou un animal de cette taille. On croit assez généralement que les Crapauds peuvent lancer leur venin à distancc, mais c’est là une erreur : le seul liquide que ces animaux projettent, lorsqu on les prend à la main ou qu’on les irrite, est leur urine, qu’ils émettent jilus par peur que dans un but d hostilité. La Grenouille verte elle-même a un venin cutané. Le venin de certaines Rainettes est employé par des tribus de 1 Amérique du Sud pour empoisonner leurs llèclies.
Les Batraciens mueuttrès fréquemment : quand ce phénomène se produit, c’est seulement la partie la plus externe de l’épiderme qui est éliminée. La pellicule qui se sépare alors, chez le Iriton, par exemple, se détache d’abord au pourtour de la bouche, puis se replie en arrière en se retournant comme un gant : finalement l’animal s’en dégage sans avoir endommagé ni déchiré en rien cette membrane qui conserve la forme du coips. Chez le Crapaud, la Grenouille, la peau se fend au con-
tiaiiesui le dos ou sur la tête et l’animal s’en débarrasse avec les pattes, puis l’avale.
La peau peut être très diversement colorée : terne et obscure