‹ Elements de zoologieChapitre 7 sur 143 · A B 0 DE · texte numérisé non relu

A B 0 DE

Fig. 31, — A, main à cinq doigts (Homme). — 3, à quatre doigts (Sanglior). — C, à trois doigts (Rhinocéros). D, à dcu)^ doigts (Bœqf). — E, à un doigt (Cheval),

Le doigt placé au côté interne du pied ou de la main, c’està-dire au côté le plus rapproché du milieu du corps, est appelé pouce ; les autres sont numérotés à partir du pouce : 2% 3% 4% 5® doigt. Or, l’ordre suivant lequel ces doigts disparaissent quand la main se simplifie, en passant, par exemple, du type à cinq doigts (Homme) au type à un doigt (Cheval), est toujours le même, fait fort remarquable. Le premier doigt qui disparaît est le pouce, qui manque à la patte postérieure de notre Chat;

Fig. 32. — Phoque.

puis s’en va le 5 doigt; puis le 2® et le 4*^* enfin ; de sorte que

MAMMIFÈUES.

le doigt unique des chevaux est le 3" doigt, le doigt du milieu.

Le nombre des membres eux-mêmes n’est pas absolument constant. Il est, en effet, des Mammifères qui n’ont que deux paires de membres, les membres postérieurs ayant disparu : ce sont les Baleines, les Marsouins, etc., dont on a fait l’ordre des Cétacés ; chez eux, le corps qui ressemble à celui d’un Poisson, se termine par une nageoire transversale, et les pattes de devant, aplaties, sont transformées en une sorte de rame.

Cette transformation des membres en nageoires se remarque chez d’autres Mammifères, comme chez les Phoques (fig. 32) et autres nageurs. Il est encore plus curieux de voir que certains Mammifères sont munis d’ailes membraneuses qui leur permettent de voler assez bien. Les modifications des membres antérieurs et postérieurs nécessaires pour arriver à ce résultat sont à leur maximum de développement chez les Chauves-souris. Mais je ne pourrais insister davantage sans empiéter sur une autre partie de nos leçons. J’en ai dit assez aujourd’hui pour vous montrer combien est grande la variété des formes des animaux Mammifères.

Poils. — Il y a à considérer dans un poil la racine^ implantée obliquement dans la peau, et la tige ou partie libre (fig. 53).

Les poils s’usent sans cesse par leur extrémité et croissent sans cesse par leur base. Chez certains, la croissance marche plus vite que l’usure, et ils grandissent plus ou moins ; tels sont les cheveux, les poils de la barbe chez l’IIomme. Les parties dites nues àe la peau humaine sont toutes couvertes en réalité de petits poils, sauf la plante des pieds et la paume des mains ; mais il faut regarder de près pour les voir. Des excitations incessantes, comme celles du rasoir, les déterminent à grossir; ils<grossissent aussi tout seuls avec l’àge, sur certains points, comme à la figure. Mais il ne faudrait pas cfoire que

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