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qu’elle est hétérocerque : dans ce cas, le lobe supérieur est toujours le plus développé. C’est là un caractère important, en ce sens que riiomocerquie est constante chez les Poissons osseux et que l’hétérocerquie est caractéristique des Ganoïdes et des Poissons cartilagineux. Les premiers Poissons qui se soient montrés à la surface du globe avaient tons la nageoire caudale hétérocerque.
Peau. — La peau des Poissons varie assez d’aspect et do structure suivant les espèces : chez les Lamproies et les animaux voisins, elle est nue; mais, chez la plupart des Poissons, elle est recouverte d’écailles imhri(|uées comme les tuiles d’un
toit. Ce sont ici de vraies écailles, bien isolées et que l’on peut arracher comme un poil ou une plume. Ces écailles grandissent avec le Poisson, sans augmenter de nombre, pas plus que les poils et les plumes (fi g. oo? et 5o(S).
Chez les Requins et les Raies, la peau est rugueuse et comme chagrinée, par suite de la distribution de petits noyaux osseux dans le derme; chez d’autres, au contraire, il se forme de larges plaques osseuses, surmontées d’épines et de crochets et qui peuvent même se réunir pour constituer une cuirasse solide.
Respiration. — Nous avons VU que, pendant leur jeune âge, alors qu’ils sont encore têtards, les Batraciens vivaient
I‘0ISS0NS.
dans l’eau et respiraient par des branchies. Ce qui ne s’observe chez les batraciens que pendant une courte période de la vie, au moment de l’état larvaire, devient permanent chez les Poissons : ces animaux, en effet, respirent pendant toute leur vie par des branchies.
Vous avez remarqué sans doute deux grandes fentes qui se trouvent derrière la tète des Poissons de nos rivières et qui communiquent avec la bouche : ce sont les ouïes (fig. 559). En examinant un Poisson nageant dans un bocal, vous avez pu voir que l’espèce de volet qui les recouvre se soulève et s’abaisse alternativement; regardcz-y de près, vous verrez aisément que ce mouvc-
Fig. 551). — Branchies de la Carpe.
ment continu d’élévation et d’abaissement détermine l’écoulement de l’eau qui entre par la bouche et sort par les ouïes. Soulevez cet opercule : vous trouverez au-dessous de lui quatre doubles séries de fdaments rouges, suspendues à des arceaux osseux, disposées parallèlement les unes aux autres. Ces tîlaments sont les branchies ou l’appareil même de la respiration: leur coloration rouge foncé est due à l’existence dans leur épaisseur d’un grand nombre de vaisseaux sanguins. C’est là en ellet que s’opère entre le sang et l’eau, l’échange gazeux qui constitue Pacte respiratoire ; l’eau cède au sang l’oxvgène qu’elle tient en dissolution, et sans lequel la vie est impossible; le sang cède à l’eau l’acide carbonique dont il est cliargé