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VESSIE NATATOIRE

cl qui provient de l’usure lente mais ininterrompue de 1 or-

î»anisnie.

Dans tout le groupe nombreux des Poissons plagiostomcs, qui comprend les Squales, les Raies, les Torpilles, les branchies sont dissimulées chacune dans une cavité en forme de sac qui débouche au dehors par un orifice latéral. La série d’orifices que l’on observe sur le côté, immédiatement en arrière de la tête, représentent précisément les ouvertures des chambres branchiales. 11 y a chez ces Poissons cinq trous branchiaux. Les Lamproies en ont sept.

% cssîc iiîitîiloîrc . — La plupart des Poissons présentent un organe fort curieux, dont il faut que je vous parle : c est la vessie dite natatoire. Ce sac plein d’air présente des formes très diverses : chez les Carpes, par exemple, où il est très développé, il se montre constitué de deux parties placées bout à bout et séparées par un étranglement; il communique avec le commencement du tube digestif au moyen d un canal aérien.

Dans d’autres groupes au contraire, la vessie natatoiie est complètement close et ne communique pas avec 1 extérieur; tel est le cas de la Perebe, pour ne vous citer que des Poissons qui vous sont connus. Enfin, la vessie natatoire manque complètement dans un assez grand nombre d espèces, notamment chez les Lamproies, les Raies, les lorpilles, les Requins. Le Chabot de nos rivières n’en a pas ; le Maquereau de l’Océan en a une, tandis qu’elle manque chez celui de la Méditerranée.

Les zoologistes ont cru jusqu’eà ces dernières années que le Poisson pouvait à volonté diminuer ou augmenter le volume de sa vessie, ce qui le rendrait plus lourd ou plus léger, et lui serait fort utile pendant la natation. Mais de récentes expériences ont montré qu’il n’en est rien, que le Poisson n’a aucune action sur le volume de sa vessie, et

POISSONS

par suite c,ue celle-ci, bien loin de lui être utile, lui est

La vessie natatoire est l'analogue du poumon des autres \ertebres; elle se forme et se développe de la même manière que celui-ci, mais, chez la grande majorité des Poissons, son rôle physiologique est tout différent. 11 est pourtant un petit groupe de Poissons, les Dipneustes, chez iLquels elle s’est transformée en de véritables organes de la respiration. Parce leraaïquable caractère, comme par d’autres détails d’organisation tout aussi importants, les Dipneustes méritent donc d’être

considérés comme intermédiaires entre les Poissons véritables Cl les batraciens.

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dires Aeitebres, excepte chez un animal fort curieux, l’Aiii-

phioxus qui représente le Poisson et le Vertébré le plus dégra e. 11 est mis en circulation par un cœur plus simple que ne est celui des autres classes de Vertébrés. Le cœur des Poissons ne présente en effet que deux cavités, un ventricule et une oreillette. 11 est situé tout à fait en avant du corps, imrnéciatement sous la tête et au voisinage même des branchies. Ce cœur ne renferme jamais que du sang veineux : il correspond par conséquent à la moitié droite du cœur des Mammifères et des Oiseaux. L’oreillette, placée en arrière du ventricule reçoit le sang veineux venu de toutes les parties du corps | e ventricule le chasse à son tour dans un vaisseau qui le conuit aux branchies; là le sang se révivifie, devient sang artériel et se distribue dans tout le corps, pour revenir au

cœur a l’état de sang veineux, après être allé nourrir tous les organes.

Système nerseux. — De tous les Vertébrés, ce sont les Poissons qui ont le système nerveux le plus simple et le moins perfectionne. L .Vmphioxus n’a pas de cerveau distinct. .Malgré cet état relativement rudimentaire du système nerveux, certains

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