SOUS-CLASSE DES POISSONS OSSEUX
Les Poissons osseux comprennent le plus grand nombre d’espèces et de genres. Tous les Poissons d’eau douce et un nombre considérable d’espèces marines appartiennent à ce
POISSONS OSSEUX
groupe important. Les animaux qui le composent ont en général la peau recouverte (t’écailles imbriquées, et si les écailles semblent manquer, comme chez les Anguilles, on les retrouve dans l’épaisseur de la peau ; elles n’offrent jamais une couche d’émail à leur surface.
Les zoologistes ont subdivisé les Poissons osseux en plusieurs ordres, dont les caractères distinctifs sont empruntés à la constitution de la mâchoire, des branchies ou des nageoires. C’est ainsi que nous reconnaîtrons sept ordres :
P Dipneustes ;
2“ Malacoptérygiens apodes ;
5*^ Malacoptérygiens subbranchiaux;
4° Malacoptérygiens abdominaux ;
5“ Acanthoptérygiens ;
Plectognates ;
V Lophobranches .
ORDRE DES DIPNEUSTES
Cet ordre, fort restreint, puisqu’il ne comprend que trois espèces étrangères à nos régions, présente un haut intérêt. En effet, les animaux qui le composent établissent si nettement le passage des Poissons aux Batraciens qu’il serait difficile de trouver un meilleur exemple des transitions qui relient les uns aux autres les divers groupes zoologiques.
Comme l’indique le nom donné à l’ordre qu’ils constituent, ces animaux ont un double mode respiratoire. Pendant la saison des pluies, ils vivent dans les rivières et les marais et respirent par des branchies, à la façon des Poissons. Quand arrive la sécheresse et que les rivières se dessèchent, ces étranges animaux s’enfouissent dans la vase et respirent par des poumons ; ceux-ci ne sont qu’une modification de la vessie natatoire.
Ce n’est point seulement par leur respiration pulmonaire
DIPINEIISTES.
que les üipneustes se rapprochent des Batraciens. De nombreux details d’organisation, tenant surtout à la structure du cœur et de l’appareil circulatoire, sont tellement analogues à ceux qu’on rencontre chez les Batraciens que c’est parmi les zoologistes un éternel sujet de controverses que de savoir s’il faut les rattacher définitivement à ces derniers ou s’il faut les maintenir parmi les Poissons.
Le Ceratodiis est commun dans toutes les rivières du Queensland et du nord de l’Australie (fig. 544). Cet animal ne ])Ossède qu’un poumon. Il atteint jusqu’à 2 mètres de longueur
Fjg. 54 i. — Ceratodus de Forsler.
et est activement l'echerché par les indigènes qui apprécient beaucoup sa chair; celle-ci est en effet très savoureuse et rappelle celle du Saumon.
Le Ceratodus doit être considéré comme le dernier survivant d’un groupe de Dipneustes, autrefois fort répandu dans nos régions, et dont on retrouve les'restes fossiles dans les terrains jurassiques et triasiques. Il est intéressant de constater à ce propos que, en ce qui concerne les Poissons, la faune australienne présente le même retard que nous avions constaté pour les Mammifères.
Le Protoptère et la Lépidosirène (üg. 545) appartiennent
l'OISSONS OSSEUX
encore à l’ordre des Dipiieustes ;
ils possèdent cliacnn d<‘ux
Oig. T) 15. — P!-otopt(''rc et Uépidosirène.
poumons. Lo premier iialjile l’Alriipie Iropicale, rencontre an llrésil.
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