GÉNÉRALITÉS SUR LES YERTÉRRÉS
Après avoir passé en revue les différentes classes dont se compose l’embranchement des Vertébrés, je puis maintenant les examiner d’ensemble avec vous, et résumer les caractères par lesquels elles diffèrent et ceux qui leur sont communs : ces derniers nous serviront alors à caractériser l’Embrancbement.
Forme. — La lomie du corps varie extraordinairement. Nous l’avons trouvé tantôt cylindrique comme chez l’Anguille, la Lamproie, le Serpent, tantôt fusiforme comme chez le Dauphin, aplati comme chez la Sole ou la Raie, sphérique comme chez les Diodons; tantôt la tête est intimement unie au corps, sans l’intermédiaire d’un cou, fait général chez les Cétacés et chez les Poissons, ou au contraire, et c’est le cas le plus babiluei,
le corps est neUcmeiit divisé en trois parties, lêle, cou, corps pvopvcuicïil dit, et terminé par une cj^ucuc *ici très longue, ailleurs réduite à un simple tubercule.
Taille. Les dimensions générales sont aussi très variables. Les plus grands Vertébrés sont des animaux aquatiques, la Baleine et les Cachalots, dont l’eau soutient le jioids énorme; les plus petits sont également aquatiques, ce sont des Poissons de di\eis groupes. Je vous ai donné quelques détails sur ces faits dans notre cours de Huitième^ et vous ai fait remarquer que les plus petits Vertébrés (Musaraigne d’ttalie, Oiseau-Mouche, Triton, fqmiocbette, Ampliioxus) avaient encore une taille notable, bien supérieure à celle de la majorité des animaux invertébrés.
Membres. — Le corps des Vertébrés est généralement pourvu de quatre uiemhres. Parmi les Mammifères, les Cétacés n’en présentent (pucaeux, les postérieurs ayant disparu; les Autruches et surtout 1 Aptéryx, parmi les Oiseaux, ont au contraire les membies antérieurs extrêmement réduits; les Reptiles bipèdes ont gardé tantôt la paire antérieure (Cliirote), tantôt la postérieure (Ophiode, Pseudope) ; enfin chez les Poissons, les Anguilles n ont que les nageoires antérieures. Les seuls Vertébrés apodes sont les Serpents (Reptiles), les Cécilies (Batraciens), les Murènes, les Lamproies (Poissons), et l’AmpInoxiis (Protovertébrés).
Quel que soit le nombre des membres, leur forme est très variée, et toujours, comme cela est liien naturel, en rajiport avec la fonction qu’ils exercent. Ce sont tantôt des pattes, tantôt des ailes, tantôt des 7iageoires.
Mais toujours, quelle que soit rapjiarence extérieure du membre, on y reconnaît aisément (excepté dans les nageoires des Poissons où les analogies sont difticiles à déterminer) : R une |)artie basilaire, plus ou moins soudée au corps (épaule pour le membre antérieur, hassui pour le membre postérieur) ayant
i. Paul Port, Premières notions de -zoologie, p. 8.