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METAMORPHOSES

vues :dans le premier cas, les pattes, plus ou moins nombreuses, sont toujours disposées par paires et im môme anneau n’en porte jamais plus d’une paire. Les trois premières paires de {)attes, portées par les trois anneaux qui font immédiatement suite à la tête, se distin^nient facilement des autres par leur conformation : elles deviendront plus tard les pattes définitives de rinsecte parfait, et les anneaux (jui les portent formeront le thorax.

Le plus souvent, les larves sont nues; parfois, elles sont couvertes de poils, et certaines Chenilles en dirent de bons exemples. Les unes vivent en pleine lilierté sur les plantes, les autres se tiennent sous les pierres ou sous l’écorce des arbres; d’autres vivent en parasites soit dans les fruits ou d’autres parties des végétaux, soit même dans le corps des animaux; d’autres encore peuvent se construire des tubes qu’elles habitent et transportent avec elles; il en est enfin qui, bien que devant se transformer en Insectes aériens, sont exclusivement aquatiques.

Quand la larve a accompli sa dernière mue, elle passe a l’état de pupe, nymphe ou chrysalide. Elle reste alors sans prendre de nourriture, et subit dans la structure et la conformation de ses organes internes des modifications imj)ortantes. On voit se développer chez elle les antennes, les ailes et les pattes, en un mot on assiste petit à petit à la formation de l’animal adulte. Pendant que ce travail s’accomplit, la nymphe peut rester libre, ce qui est rare; le plus souvent, comme chez les Mouches, la peau de la dernière mue n’est pas rejetée et la nymphe trouve en elle un puissant organe de protection; ou bien, comme c’est le cas pour certaines Chenilles et particulièrement pour le Yer à soie, la larve tisse un cocon de substance soyeuse dans lequel elle s’enveloppe et dans l’intérieur duquel elle va se transformer en nymphe, puis en Insecte parfait. Quand ce dernier a achevé son développement, il se débarrasse par divers moyens du cocon ou de la

INSECTES

coque qui le renferiuait, et coiumeuce alors une nouvelle pliase de son existence, la dernière.

xiiœiirs. — Les mœurs des Insectes sont extrêmement variables : leur étude trouvera sa place par la suite. Ces animaux sont répandus sur toute la surface du globe. Il esta remarquer qu’ils diminuent de nombre et de grosseur et qu’ils perdent leurs couleurs brillantes, à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur pour se rapprocher des pôles.

Le nombre des espèces d’insectes est vraiment prodigieux. On peut l’évaluer à 400 000. L’ordre seul des Coléoptères en renferme environ iOO 000. Ce chiffre est véritablement énorme, si l’on songe qu’il n’y a pas, sur toute la surface du globe, ])lus de 5000 espèces de Mammifères, 10 000 espèces d’Oiseaux, 10 000 de Poissons et 5000 de Reptiles et Batraciens I

Pour arriver à une classification rationnelle de cette immense classe des Insectes, on a attribué aux ailes les caractères principaux, tout en tenant également compte des particularités jirésentées par la bouche, les pattes, les métamorphoses, etc. On est arrivé de la sorte à diviser les Insectes en sept ordres naturels qui comprennent : 1° les Hyménoptères ; les Coléoptères; 5® les Lépidoptères; 4“ les Diptères; 5° les Hémiptères; les Névroptères et 7“ les Orthoptères.

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