ORDRE DES HYMENOPTERES
Les Hyménoptères membrane; TTTspbv, aile) sont carac-
térisés par la présence de deux paires d’ailes membraneuses, dont les postérieures sont les plus petites. Ces ailes sont transparentes, délicates et parcourues par un petit nombre de nervures simples. Presque toujours l’abdomen est pédieuté, c’est-à-dire qu’il présente un rélrécissement plus ou moins considérable à son union avec le thorax. Chez les femelles, Pabdomen se termine souvent par une tarière ou un aiguillon venimeux : celle arme est d’ordinaire rentrée dans l’intérieur du
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corps et ne fait saillie que quand l’animal veut s’en servir (%. 589).
L appareil buccal est constitué de la façon suivante : les manddjules sont disposées comme pour la mastication, mais en réalité ne servent pas à cet acte, car les Hyménoptères sont
Fig.389.— Appareil venimeux de l’Abeille. Fijr. 390. — Tète d’un Anlliopliore (Ilyméc, dard. — g, glande à venin. — f, h, ré- noplère). — a, antenne. — b, labre. — servoir et conduit. — J, derniers anneaux c, mandibules. — d, mâchoire. — e, palpe
de 1 abdomen. — e, base de l’aiguillon. maxillaire. — f, palpe labial. — lan-
guette. — h, lobe latéral de la languette.
essentiellement des Insectes suceurs, tjui ne peuvent se nourrir que de substances liquides ou molles, La succion s’opère au moyen d’une trompe formée aux dépens des mâchoires et de la languette qui s’allonge considérablement (fig. 590).
Les Hyménoptères sont bien disjiosés pour le vol : aussi les trachées qui constituent leur appareil respiratoire prennentelles un grand développement. Il est intéressant de rapprocher ce fait de ce que nous avons observé chez les Oiseaux, chez lesquels nous avons vu l’appareil respiratoire acipiérir un développement et une complication sans exemple chez les autres Vertébrés.
La tête est grosse, bien distincte et munie de chaque coté
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(riin gros œil à facettes; on trouve en outre ordinairement trois ocelles sur le front. Les antennes présentent des variations nombreuses. La peau est molle.
Les Hyménoptères subissent des métamorphoses complètes. La larve est chez certaines espèces totalement apode et ressemble à un Yer; chez d’autres, elle possède trois paires de pattes écailleuses, auxquelles s’ajoutent parfois encore, comme chez les Chenilles, trois ou cinq paires de pattes membraneuses.
On évalue environ à 80 000 le nombre des espèces d’Hyménoptères actuellement connues. On comprendra, eu égard à ce nombre immense, qu’on doive rencontrer parmi eux des animaux aux mœurs et aux habitudes les plus diverses.
l'ig. 591. — Sirex géant.
Lorsque, pendant le mois de mai, vous vous promènerez dans un jardin, arrêtez-vous devant des rosiers et observez, ^ous verrez voltiger autour de ces arbustes, et venir se poser sur eux, tles Insectes longs de 7 à 8 millimètres, au corps teinté de roux et de noir. Vous les verrez, agiles et inquiets, courir le long des branches et en sonder çà et là l’écorce à l’aide de leur aiguillon dentelé comme une scie. Quand il a trouvé une place convenable, l’Insecte creuse dans l’écorce une cavité dans laquelle il finit par déposer un œuf. Les autres œufs sont déposés
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d une façon toute semblable et on les trouve disposés en lignes plus ou moins nombreuses. Ces œufs, abandonnés ainsi, ne tardent pas à se développer : ils donnent naissance à une larve qui se nourrit des feuilles du rosier.
L Insecte dont nous venons d observer les mœurs est Vlhjlotoni6 du 1 os ici : il appartient au groupe des hyménoptères dits TÈRÉBRANTS. Oii pcut citci’ ciicore à coté de lui les sîrex,
(pn, pendant la guerre de Crimée, avaient percé les balles de plomb de nos soldais (fig. 59 J).
\ous avez certainement remarqué ces productions singulièies que présentent les tiges ou les feuilles de cbéne et que 1 on connaît sous le nom de pommes de chêne, galles ou noix de galle. Ces galles ressemblent à des fruits, mais, en les ouviant, \ous reconnaîtrez bien vite que ce ne sont point des fruits. Si elles ne sont point ePxCore desséchées, vous rencontrerez une larve a leur intérieur; si elles sont déjà sèches, vous ^ errez à leur sinface un petit orilice arrondi, qui n’est que 1 ouverture d un canal qui s’enfonce jusqu’au centre : c’est pai la qo est sortie la larve.. Celle-ci provient simplement d’un (L'iil déposé sur la feuille du cbêne de la même façon que i œaïf de 1 llylotome était déposé sur la tige du rosier : la ponte de cet œuf a été accompagnée de l’émission d’un liquide irritant qui a amené la production de la "aile.
Ce sont encore des Hyménoptères térébrants , des c>„ips (tig. o92), qui ont déterminé ces curieuses productions. Les galles qui croissent sur les tiges sont produites par une autre esjièce que celles qui se développent sur les feuilles ou les racines. Les galles ne se développent du reste pas seulement sur le chêne : on rencontre également sur l’églantier des galles chevelues ou moussues, appeléQs hédéguars .
Les noix de galle, surtout celles d’un chêne particulier à l’Orient, renferment du tanin et sont employées dans l’industrie pour la fabrication de l’encre et des teintures noires. Llles sont même l’objet d’un commerce assez considérable,
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puisque, d’après les documents ofüciels, dans rannée 1805, on en a importé en France 740 000 kilogrammes, représentant une valeur de "l 900 000 francs.
Un troisième groupe d’IIyménoptères térébrants comprend
des espèces élégantes et agiles, munies de |)attes longues et grêles, et dont les femelles sont en outre armées d’une tarière bien acérée, grâce à laquelle elles peuvent déposer leurs œuls, non plus sur des plantes, mais bien dans le corps même
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