CLASSES
ides mamelles : Tlrlpares 1. MAmnFÈacn f plomes ; ailes, t. oiseaux.
saosnam. j ?»»■•»■• | ^^ ^^ ^j ^jj^ ^ eeptiles. arUcalés ^ OTipares: fp^j^ie poumons: branchies. 4. poissons.
{trachées. ... 6. inbbctbs.
brauchjes. ... 6. cbustac^s.
lttTertM>re8( p^i^j ^^ pembres articulés 7. arnblidbs.
i distincts ; Taisseaai 8. mollusqobs • Bots; ni Taisseaox 9. zoopbytb*.
678. En donnant une idée de la vie, et en exposant les différences qui existent entre les végétaux et les animaux (229), nous avons indiqué comment les organes de la nutrition avaient dû être modifiés par la faculté locomotile; leur mode de reproduction est également en rapport avec leurs fonctions animales, qui ont offert aux naturalistes beaucoup d'observations importantes pour établir en zoologie des caractères positifs tirés de la diversité des organes principaux qui ne se rencontrent pas dans les plantes. Ainsi, comme l'animal peut aller trouver ou recevoir l'individu fécondant, et que le rapprochement peut être intime ou immédiat, les hermaphrodites, parmi lesanimaux, sont beaucoup plus rares; et quand cela s'observe,
c'est que les individus sont alors fixés ou parasites , qu'ils vivent dans Teau, et la plupart n'ont été observés que parmi les moins motiles; la vivification des germes s'opère par une liqueur, et les organes persistent après la fécondation, au moins autant que les individus. Dans les végétaux, au contraire, quand les deux sexes sont séparés, ils ne se dirigent pas d'eux-mêmes l'un vers l'autre par leur propre volonté, la matière fécondante du mâle, le pollen des anthères, renfermé dans des globules ou utricules plus ou moins solides, est transporté le plus souvent par l'atmosphère, d'autres fois par quelques circonstances appréciables, comme par une sorte de véhicule, et la fleur ou l'organe qui sert à la reproduction est détruit complètement après l'acte qui a multiplié l'espèce ; il se flétrit, se fane en partie; enfin il se détache et tombe tout entier avec la semence qu'il contient, lorsque celle^i est parvenue à son point de maturité.
679. La motilité et la sensibilité n'exercent pas l'une sur l'autre une moindre influence; ou, ce qui est un fait réel, les organes qui permettent ces deux facultés sont liés par tant de rapports, que les modifications de l'une entraînent forcément des changements dans l'autre. D'abord, et d'après les admirables perfections qui se retrouvent dans l'organisation de tous les corps vivants animés, il répugnerait à la pensée d'isoler ou de séparer les deux facultés de sentir el de se mouvoir. Cette supposition ne serait pas d'accord avec la prévoyance infinie qui a réglé tous les faits de la nature. Quand on conçoit qu'un mouvement produit est volontaire, on doit croire qu'il y a eu de la part de l'animal une perception , une détermination opérée par une sensation agréable ou pénible ; car toute sensation qui lui convient ou qui lui nuit appelle bientôt de sa part l'acte ou le mouvement qui tantôt l'éloigné, tantôt le rapproche de l'objet dont il est affecté. C'est ainsi que le milieu dans lequel l'animal est appelé à vivre a dû entraîner les plus grandes différences dans les oi^anes des sens, par cela même que ce milieu semble avoir nécessité des modifications dans les parties destinées aux mouvements de l'animal, et par suite qu'il a dû entraîner de plus grandes différences dans les organes des sens.
680. Les animaux les plus simples doivent se troaver dan$ Teau; car celte eau portant vers eux la nourriture, la nature a paême permis que plusieurs fussent peu motiles, qu*ils fussent privés d'un ou de plusieurs des organes des ^ens, quand Tagent qui devait procurer la sensation, comme la lumière, les odeurs, n'existait pas dans le milieu que ces animaux habitent; qu'ils eussent un grand nombre de boucbes; que Torifice de leur tube digestif ne fût muni d'aucun instrument solide, quand l'aliment devait nécessairement être absorbé sous forme liquide ou dans un état 4e grande division; enfm qu'ils pussent pour la plupart se riepro^uire à la manière des plantes par gemmes, par hermaphroditisme (644) ou par androgynie (718).
681. Les organes du mouvement, au contraire, et ceux des sensations ont été excessivement et simultanément développés dans ceux des animaux terrestres qui avaient besoin de saisir une proie qui les fuit et qui leur échappe s'ils ne la poursuivent, ne l'atteignent et ne la détruisent après l'avoir découverte à l'aide de la perspicacité de quelques-uns de leurs sens, éminemment exaltés dans ce but, ou s'ils ne sont arpiés de manière à paralyser subitement leurs victimes (880, 1086).
682. En considérant les principales modifications que les animaux éprouvent dans leurs fonctions ou dans les organes qui sont destinés à les remplir, voici un aperçu rapide de la série suivant laquelle les animaux se placeraient, si l'on faisait abstraction de cette subordination que nous avons cm reconnaître dans les articles qui précèdent. Sous le rapport des facultés communes ou réparatrices des individus ou de leur race, nous étudierons d'abord les fonctions nutritives, comme la digestiqn, la circulation, la respiration et les sécrétioos; secondei]aent, la faculté reproductrice et les appareils générateurs; troisièmement, nous rappellerçns les principales modifications des organps de la vie active ou animale, comme ceux de la motilité et de la sensibilité, qui ont servi de base à la classification que nous adoptons, et dont l'aualyse se trouve exprimée dans le tableau synoptique qui précède (677).
683. Les principaux modes de la digestion dans les différ rentes classes sont d'abord une simple absorption de liquides au dehors par un grand nombre de pores analogues à ceux des
D'APRÈS LEURS FONCTIONS. ît
racines des plantes, comme dans les rhizostomes parmi leé zoophytes (1), tantôt par un seul orifice destiné à rentrée et à la sortie, telles sont les actinies; tantôt, et c'est le cas le plus général , le canal digestif reçoit les aliments par Tune de seé extrémités, qui est la bouche, et laisse échappei* par Tautre l6 résidu des matières qui ont été digérées, La bouche elle-ïnêmè est armée de dents de formes variables, comme dans les mammifères, les reptiles, les poissons; tantôt elle est munie d'un bec corné, comme dans les oiseaux, les tortues, les têtards des grenouilles, les sèches; le tube digestif lui-même est tantôt dilaté pour former un gésier, un estomac et d'autres renflements qui ont reçu des noms divers, tantôt il est simple ou sans dilatation dans sa longueur. Comme annexes des organes digestifs, l'absence ou la présence de certains sucs qui s'Unissent aux aliments, et qui sont sécrétés par des organes particuliers, tels que la salive, la bile, le suc pancréatique. Enfin, il est des exemples d'animaux qui offrent de grandes différences, sous ce rapport, dans les diverses époques dé leur vie, sans cesser d'être les mêmes êtres, tels que les hydrophiles parmi les insectes, qui deviennent herbivores, de carnassiers qu'ils étaient sous la forme de larves, et, eu sens inverse, les têtards des grenouilles 6t des crapauds, parmi les reptiles, qui sont carnassiers sous l'état parfait, après s'être uniquement nourris de végétaux dans leur premier âgé ou sous leur première forme.
684. On ne connaît point les organes de la circulation dans les zoophytes et les insectes, et tout porte à croire que la nutrition des parties s'opère chez eux par une simple iinbibition. Cette circulation est simple dans les annelides , les crustacés et les poissons; elle est partielle , on la totalité du sang ne passe pas dans les poumons, chez les reptiles et les mollusques; elle est double dans les mammifères et les oiseaux. De même la respiration se fait au dehors ou à la surface du corps dans les zoophytes, toujours plongés dans des liquides, comme les plantes sont enveloppées par l'air : elle a lieu par des branchies
(1) Voyez, poar chacun de ces noms, la table alphabétique qui indique les puàgtiphei dans lesquels il eu est traité.
dans les poissons , les crustacés et beaucoup de mollusques ; elle se fait par des trachées qui portent Tair dans toutes les parties du corps chez la plupart des insectes. Enfin elle s'opère par des poumons plus ou moins compliqués dans les reptiles , les oiseaux , les mammifères. Les organes des sécrétions ne sont pas encore assez connus dans les modifications générales qu'ils peuvent offrir et demanderaient trop de détails pour que nous les exposions ici.
685. Les organes de la reproduction ne paraissent pas exister chez certains animaux dont la race se propage par la séparation naturelle qui s'opère de quelques parties de leur corps, sur lesquelles les portions qui manquent se développent, comme dans les boutures et les drageons des végétaux : tels sont les polypes (700) parmi les zoophytes. Chez quelques-uns, comme dans quelques helminthes (705), les modes de génération sont encore ignorés. Les autres, et c'est le plus grand nombre, ont des organes mâles et femelles, ou des sexes tantôt réunis dans un même individu , comme on l'observe dans les mollusques, dont les uns, qui sont les gastropodes en particulier (725) , ont un besoin réciproque d'accouplement pour la procréation et sont hermaphrodites, et les autres, privés pour la plupart des moyens de locomotion, se fécondent eux-mêmes, et sont dits alors androgynes, comme les acéphales (734), tels que les huîtres. De même aussi les animaux, considérés sous ce point de vue de la génération, se séparent de leurs germes sous forme d'oeufs, et sont dits ovipares, soit que ces œufs soient fécondés avant ou après qu'ils ont été pondus : ce dernier cas est celui des poissons, et de la plupart des batraciens parmi les reptiles. Les oiseaux, le plus grand nombre des autres reptiles , les crustacés , presque tous les insectes, les mollusques, les vers , sont dans la première catégorie. Un petit nombre d'animaux de diverses classes sont faussement vivipares ou ovovivipares, c'est-à-dire que les œufs , fécondés dans leur intérieur, y éclosent , tandis que la seule classe des mammifères nous offre un exemple de véritables vivipares, dont les petits ne se séparent de leur mère qu'avec la forme qu'ils doivent conserver.
686. Nous avons déjà vu que, sous le rapport des organes du mouvement, les animaux pouvaient être distingués en. vertébrés,
tels que les mammifères, les oiseaux , les reptiles et les poissons, et en invertébrés. Tantôt ces derniers ont le tronc articulé, soit avec des membres ou des pattes à plusieurs jointures, comme les crustacés et les insectes, soit sans appendices latéraux , formés de pièces mobiles les unes sur les autres , comme les annelides ; tantôt leur tronc n'est pas articulé , tels sont les mollusques et les zoophytes. Le nombre des membres varie beaucoup : les vertébrés n'en ont jamais que quatre au plus, presque tous les insectes n'en ont que six , les aranéides huit , les crustacés dix ou plus, les myriapodes quelquefois quatorze , mais même jusqu'à cent et au delà. La forme et les usages de ces membres ou de ces pattes varient , et déterminent chez les animaux toutes les sortes de mouvements pour marcher, courir, sauter, nager, voler, ramper, grimper, saisir, étreindre , écarter, porter, etc. , enfin pour toutes les actions extérieures de leur vie animale, actions qui vaiient excessivement ; aussi les animaux ont-ils été distingués en terrestres, aériens, aquatiques : ils marchent, volent, nagent ou plongent. Mais parmi ceux qui volent, comme les oiseaux et les insectes, on trouverait en outre les chiroptères ou chauves-souris, les dragons, les exocets, qui cependant doivent être rangés dans des classes très-distinctes ; ainsi encore, parmi ceux qui nagent ou plongent, on placerait les cétacés, les plongeons , les tritons, les crustacés, les mollusques; parmi ceux qui sautent, les gerboises, les kanguroos, les pies, les podures, les altises, les sauterelles, les puces, etc.
687. Enfin les organes de la scnsibihté sont toujours en rapport avec la faculté de se mouvoir, et d'autant plus développés que les êtres sont plus animés. Les organes des sens surtout sont modifiés par les milieux dans lesquels les animaux sont appelés à vivre. La vue manque chez tous ceux qui vivent dans des lieux où la lumière ne doit pas parvenir; l'odorat n'est plus le même dans les animaux qui ne respirent pas l'air; le goût, le toucher, l'ouïe sont toujours en rapport avec la nécessité dans laquelle les animaux se sont trouvés de vivre dans l'eau, tantôt d'avaler leur proie sans la mâcher, tantôt d'être mis à l'abri de toute attaque extérieure et à distance.
se DES ZOOPHTTES.