DES ZOOPHYTES
d'animaux d'une manière positive. On ne peut Cependaût paë assurer qu'ils manquent de toutes les parties qu'on n'a pas observées en eux, parce qu'il en est dont Je volume est si petit, éi d'autres ddtit la texture est si molle, qtl'on n'a pu encore développer entièrement leur structure, de sorte que la plupart dé leurs caractères sont négatifs ou consistent dans des privations fl'organes ou dans la forme des parties qu'on ne retrouve pa§ Chez les animaux qui seront étudiés par la suife. On sait qu'ilâ È'ont jamais de vertèbres; que la plupart n'orit pas de nerfs/ au moins de cordons nerveux, isolés, distincts, quoique la plu* J)art manifestent de la sensibilité ; chez eux il n'y a point d'organes particuliers destinés aux sensations externes , ni à la circulation ou à la respiration , surtout pas de membres articulés ; on sait enfin que plusieurs paraissent privés d'une cavité digestive, d'auires dés organes de la génération, un très-petit nombre de la faculté de se mouvoir, au moins en totalité.
690. Les zoOphytes étant, pour la plupart, des animaux très^ mous, présentent, comme nous l'avons dit, beaucoup de variàtiotis dans leurs formes ; il en est même qui ont la faculté dé S'allonger et de se contracter tellement, qu'ils occupent à volonté dix fois moins d'espace daiis certains instants que dans d'autres. Tous habitent nécessairement des lieux humides, et ils ont besoin d'être plongés dans des liquides pour manifeste!** l'action de la vie. On ne peut présenter aucunes considérations générales sur les fonctions vitales des zoophytes ; leurs modes de nutrition, de reproduction, de ihouvements et de sensations offrent trop de variations dans les divers groupes où ils ont été distribués j et qui cependant sont tellement distincte qu'oïl pourrait , avec autant de raison , les considérer plutôt comme formant autant de classes d'animaux que comme des ordres' bien déterminés.
691. Cependant, pour la commodité de l'étude, on peut partager cette branche de la zoologie en six grandes coupes qui proviennent de deux embranchements. A l'un se rapportent les espèces libres, isolées, oii dont le corps paraît appartenir à un individu unique; dans l'autre embranchement se trouvent rangées toutes les espèces qui vivent toujours réunies en grand nombre, ou dont là masse parait formée pa^ une très-
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grande quantité d'individus qui se construisent une demeure commune, et qu'on dit agglomérés. Le tableau synoptique qui suit donne l'idée de celte classification.