On I
beaucoup q dans l'eau .-
cave en dessous, et peut se rouler en boule, dont les anteûoes sont coudto ou brisées; 8° les cloporte», auxquels ils ressemblent par les mœurs, qui ne peuvent pas se rouler en boule, ti dont rabdomen se lermioe par des appendices qui servent de filières; les phytodei, qui n'ont pas les antennES coudées, dont le corps Unit par des anneaux plus plats, plus larges, qui Berrent souvent & nager, et qui leur forment ainsi une sorte de queue.
813. Tous les autres ont des pattes à chacun des anneaux du corps, et quelquefois même on leur en compte plusieurs cen- Uines, ce qui les fait nommer mille-pied» ou Myriapodes (PI . IV, fig. 8). Ils n'ont pas de corselet distinct, et leur Ifttc n'est munie que de deux antennes. Parmi ceux-ci, on appelle scolopendrei (PI. IV, 1^. SI) les espèces qui ont les antennes pointues, allongées , et une seule paire de pattes à chaque segment du corps. Il en est une qui a près de trois cents pattes; plusieurs sont brillantes, et comme phosphoriques pendant la nuit. On a appelé lilkobies les espèces dont les anneaux sont allemativement plus longs et plus courls, et tcutigéTe» celles dont les anneaux SMl dilatés en dessus , placés en recouvrement les uns sur les autres, et dont les antennes sont excessivement longues. Les îhIm, qui composent un autre genre, ont les antennes un peu fins grosses à l'extrémité, et deux paires de pattes à chaque Utneau.Cesinsectesressemblcnt à de petits serpents. Rien n'est ■tusadmirablequeTordreavec lequel se meut ce grand nombre ^ pieds, qui cependant ne produisent qu'une allure lente et ^jgpanle. Les espèces d'iules qui ont le corps ovale, et qui se ^(ûieo boule comme les armadilles, forment un genre à
j, gDUS le nom de glomérideg; et celles qui ont le corps an— r*Vj g( nomment poiydesmes. On a appelé polyxène» de ï'r'gspèces qui vivent réunies en grand nombre sur les ï* - ^l le corps est mou, à articles presque égaux, garni itf^^MicX, ainsi qu'à l'extrémité, de pinceaux de poils, et yct^igteones sont courtes et en fil.
SEPTIÈME ORDRE , iusectes diptères.
814. Les Diptères sont, ainsi que nous Tavons dit fîiiS , tous les insectes qui n*ont que deux ailes, comme les mouches. On voit souvent, au-dassous de Torigine de ces membres, des iiJets courts, terminés par un globule ou par une lame de corne» qui participent de tous les mouvements de Taile, et qu oo croit propres à servir de balanciers^ ce qui leur eu a fait donner ce nom, ou celui de librameni, qui est analogue (PI. IV, fig. 7. La fig. 2â représente cette partie très-grossie). Ces balanciers sont souvent recouverts d^une sorte d*aile bâtarde qui est une écaille concave , qu'on nomme euilleron. Les diptères parfaits n'ont jamais de véritables mâchoires, aussi prennent-ils constamment leur nourriture sous forme liquide. Leurs antennes présentent beaucoup de variétés pour la forme, ainsi que par le nombre et la composition des articles. Nous avons déjà indiqué, en parlant des métamorphoses (796), quelle est la forme de ieur nymphe, qui reste le pïus souvent immobile (PL IV, fig. i5}; là larve de ces insectes est quelquefois sans pattes et sans yeux. La plupart vivent dans les eaux croupissantes, ou au milieu des matières animales et végétales corrompues, sur lesquelles les mères viennent déposer les œufs, qui plus rarement éclosent dans l'intérieur de leur abdomen; plusieurs même se développent dans le corps des animaux. Leurs transformations sont complètes, mais varient suivant les familles, et même dans certains genres. Sous letat parfait, ils vivent tous dans Vair, et ils forment un ordre trè&-naturel.
815. Les insectes à deux ailes ont été distribués en quatre familles principales, d'après la forme de la bouche. Les uns n'ont là aucune partie saillante, et l'on voit seulement un petit trou à l'endroit où la bouche devrait exister; dans les autres, ia bouche est bien visible, car elle est prolongée en un suçoir corné qui fait toujours saillie, comme dans le cousin ; ou ce suçoir est caché, avec une trompe charnue, dans un creux particulier du front qui le reçoit, comme on le voit dans Jes mouches ; ou bien on remarque un museau prolongé avec des palpes saillants, comme dans les insectes appelés tipules. On
812. On réunit ici , parmi les espèces terrestres, car il en est beaucoup qui ont des branchies et qui vivent constamment dans l'eau : 1« les armadilles, dont le corps est toujours concave en dessous, et peut se rouler en boule, dont les antennes sont coudées ou brisées; 2* les cloportes, auxquels ils ressemblent par les moeurs, qui ne peuvent pas se rouler en boule, et dont l'abdomen se termine par des appendices qui servent de filières; lesphysodes, qui n'ont pas les antennes coudées, dont le corps finit par des anneaux plus plats, plus larges, qui servent souvent à nager, et qui leur forment ainsi une sorte de queue.
813. Tous les autres ont des pattes à chacun des anneaux du corps, et quelquefois même on leur en compte plusieurs centaines, ce qui les fait nommer mille-pieds ou Myriapodes (PL IV, fig. 8). Ils n*ont pas de corselet distinct, et leur tête n'est munie que de deux antennes. Parmi ceux-ci, on appelle scolopendres (PI. rv, fig. 21) les espèces qui ont les antennes pointues, allongées , et une seule paire de pattes à chaque segment du corps. Il en est une qui a près de trois cents pattes; plusieurs sont brillantes, et comme phosphoriques pendant la nuit. On a appelé lithohies les espèces dont les anneaux sont alternativement plus longs et plus courts, et scutigères celles dont les anneaux sont dilatés en dessus , placés en recouvrement les uns sur les autres , et dont les antennes sont excessivement longues. Les iules y qui composent un autre genre, ont les antennes un peu plus grosses à l'extrémité, et deux paires de pattes à chaque anneau. Ces insectes ressemblent à de petits serpents. Rien n'est plus admirable que l'ordre avec lequel se meut ce grand nombre de pieds, qui cependant ne produisent qu'une allure lente et rampante. Les espèces d'iules qui ont le corps ovale, et qui se roulent en boule comme les armadilles, forment un genre à part , sous le nom de glomérides; et celles qui ont le corps anguleux se nomment polydesmes. On a appelé polyœènes de petites espèces qui vivent réunies en grand nombre sur les pierres, dont le corps est mou, à articles presque égaux, garni latéralement, ainsi qu'à l'extrémité, de pinceaux de poils, et dont les antennes sont courtes et en fil.
SEPTIÈME ORDRE , insectes diptères.
814. Les Diptères sont, ainsi que nous l'avons dit (798), tous les insectes qui n'ont que deux ailes, comme les mouches. On voit souvent, au-dessous de l'origine de ces membres, des filets courts, terminés par un globule ou par une lame de corne, qui participent de tous les mouvements de l'aile, et qu'on croit propres à servir de balanciers^ ce qui leur en a fait donner ce nom, ou celui de librament, qui est analogue (PI. IV, fig. 7. La fig. 22 représente cette partie très-grossie). Ces balanciers sont souvent recouverts d'une sorte d'aile bâtarde qui est une écaille concave, qu'on nomme cuilleron. Les diptères parfaits n'ont jamais de véritables mâchoires, aussi prennent-ils constamment leur nourriture sous forme liquide. Leurs antennes présentent beaucoup de variétés pour la forme, ainsi que par le nombre et la composition des articles. Nous avons déjà indiqué, en parlant des métamorphoses (796), quelle est la forme de leur nymphe, qui reste le plus souvent immobile (PI. IV, fig.i^); la larve de ces insectes est quelquefois sans pattes et sans yeux. La plupart vivent dans les eaux croupissantes, ou au milieu des matières animales et végétales corrompues, sur lesquelles les mères viennent déposer les œufs, qui plus rarement éclosent dans l'intérieur de leur abdomen; plusieurs même se développent dans le corps des animaux. Leurs transformations sont complètes, mais varient suivant les familles, et même dans certains genres. Sous l'état parfait, ils vivent tous dans l'air, et ils forment un ordre très-naturel.
815. Les insectes à deux ailes ont été distribués en quatre familles principales, d'après la forme de la bouche. Les uns n'ont là aucune partie saillante, et l'on voit seulement un petit trou à l'endroit où la bouche devrait exister; dans les autres, la bouche est bien visible, car elle est prolongée en un suçoir corné qui fait toujours saillie, comme dans le cousin; ou ce suçoir est caché, avec une trompe charnue, dans un creux particulier du front qui le reçoit, comme on le voit dans les mouches; ou bien on remarque un museau prolongé avec des palpes saillants, comme dans les insectes appelés tipules. On
9é DES INSBGTES DIPTÈRES.
a désigné ces quatre divisions sous les noms d'astomes , scléroêtomes , sarcostomeê et hydromyes.
8i6. Les œstres ou Astomes (PI. IV, fig. i), dont la bouche , remplacée par des tubercules, n*est pas bien distincte, et qui ne mangent pas sous leur dernière forme, appartiennent à la première division; ce sont de grosses espèces de mouches, très* importantes à connaître, parce que leurs larves vivent dans rintérieur du corps des animaux, et produisent des accidents souvent fâcheux. Il y a une espèce, par exemple, qui dépose ses oeufs dans la cavité des narines des cerfs : il en natt une petite laurvequi, s'insinuant dans les parties les plus profondes, y cause de vives douleurs, une inflammation et des ulcères. Une autre pond ses œufs ou ses petits vivants sur la marge de Vanus des chevaux, des mulets et des ânes. Leurs larves ont la peau hérissée de pointes dirigées en arrière, formant des verticilles autour de chaque anneau, à Taide desquelles elles se cramponnent et remontent dans la cavité des intestins. On en trouve quelquefois plusieurs centaines dans Testomac d'un cheval. Lorsque ces larves sont assex développées pour se métamorphoser, elles se retournent et se laissent entraîner avec les excréments. C'est dans ces matières qui tombent sur la terre, où elles s'enfoncent, qu'elles se changent en insectes parfaits.
817. D'autres espèces qu'on a nommées cutérébres produisent quelquefois, à ce qu'il paraît, des ulcères sous la peau de l'homme, mais surtout sous celle des bœufs; elles y déterminent une sorte de cautère ou de fonticule, où certains oiseaux, appelés piqHC'bœufs et anis , vont chercher ces insectes pour s'en nourrir, et soulagent ainsi les animaux qui en sont attaqués. Une espèce d'œstre force, presque toutes les années, les Lapons à émigrer vers certaines époques, avec leurs troupeaux de rennes, qu'ils conduisent dans des régions plus froides, sur des montagnes très-élevées. Les moutons de nos pays sont aussi attaqués par une espèce qui vient pondre ses œufs dans leurs narines. Les larves qui en proviennent pénètrent très-avant dans les antractuosités du nez, des sinus frontaux, sphénoïdaux et maxillaires ; ils y produisent une sécrétion de mucosité trèsabondante, et des éternuements qui deviennent quelquefois mortels pour ces animaux.
DBS INSEGTBS DIPTÈRBS. 95
818. La famille des Sclêrostombs, ou Haustelléê , réunit tous les insectes à suçoir corné, saillant, souvent coudé ou articulé sur sa longueur, qui reste apparent, même dans l'état de repos. Les espèces réunies parce caractère sucent presque toutes, sous Tétat parfeit , le sang ou le« humeurs des animaux et des végétaux; mais sous celui de larves, leur manière de vivre est souvent tout à fait différente, de sorte que ces larves, et quelquefois leurs nymphes, n*ont aucune analogie avec les insectes qu'ils produisent. Cette famille comprend un grand nombre de genres» qu'on peut ranger très-bien d'après la forme des antennes. Les uns, comme les êlomoœeê , les rhingies, les myopes et les hippoboêqHeê , ont les antennes munies , sur leur dernier article, d'un poil isolé, latéral ou terminal (PI. IV, fig. 15); tandis que parmi les taons ^ les asiles, les conops, les empis^ les èombyles, les ctmsinsy quelques-uns n'ont pas de poil isolé aux antennes, et d'autres en ont beaucoup (PI. IV). Nous ne parlerons que de quelques-uns de ces genres.
849. Les cousins sont malheureusement trop connus, surtout dans les climats chauds et humides, car on a beaucoup de peine à se garantir de leurs piqûres. Les mosquites et les maringoins^ qui sont si incommodes dans les pays chauds, paraissent appartenir à ce genre. On attribue le sifflement ou piaulement si désagréable que produisent ces insectes à là rapidité excessive qu'ils ont la faculté d'imprimer à leurs ailes, et qui cesse en effet dès que le cousin se trouve arrêté ou posé et immobile. Leurs larves vivent dans les eaux croupissantes, ainsi que leurs nymphes; celles-ci se meuvent très-bien, ce qui est une exception dans cet ordre. C'est principalement le soir, et dans les lieux sombres et humides, que les cousins voltigent, et font entendre leur ennuyeux bourdonnement : ils sont attirés par la lumière. On a dit que les mâles ne piquaient pas, mais cela n'est pas certain pour toutes les espèces. La trompe de la femelle est formée de plusieurs soies rapprochées, dont deux seulement ont des dentelures dirigées en arrière. On a cru aussi observer que, quand les cousins ne sont pas dérangés du lieu où ils piquent, il ne s'y élève point de tumeur, et que l'inflammation, produite par cette piqûre, dépend de la présence des soies rompues qui sont restées dans la plaie. On ne connaît pas
encore de remède efficace contre cette inflammation. On a observé que les cousins attaquent certaines personnes de préférence à d*autres.
820. Les asiles sont aux insectes ce que les oiseaux rapaces sont aux autres oiseaux; ils font principalement la chasse aux petits papillons, aux mouches et aux autres insectes mous des différents ordres; ils les saisissent au vol, à l'aide de leurs longues pattes, qui font TofTice de serres, et les emportent pour les sucer à leur aise. Leurs larves vivent dans la terre ou dans le sable, à la surface duquel elles tendent des embûches aux insectes. On reconnaît les asiles à leurs antennes très-courtes, en fil de soie, et à leur suçoir vertical ou dirigé obliquement en avant. Les empis, qui ont le suçoir dirigé en arrière, sont de petite taille et ont à peu près les mômes mœurs.
821. Les taons ont la tête plus large que le corselet , et les antennes en croissant, articulées à l'extrémité (PL IV, fig. 24); ils sucent principalement le sang des animaux; leur trompe, quoique saillante, lai^e et cornée , est munie de palpes articulés et comme garnie de six lancettes ; leurs yeux sont ordinairement très-gros , et brillent des couleurs métalliques les plus belles pendant qu'ils vivent; ils piquent plus fort, et harcèlent davantage les chevaux et les bœufs dans les temps d'orage. Très-souvent ils les font saigner et les mettent dans une sorte de fureur; plusieurs espèces ne craignent pas de s'attaquer à l'homme.
822. On a donné le nom d'hippobosque à des diptères qui vivent sur le cheval, et par suite à plusieurs insectes voisins, qui se nourrissent sur la peaux des animaux. On les a nommés aussi improprement mouches-araignées , poux-ailés. Ce sont des insectes très-aplatis qui ressemblent en eflet à des poux. Ils s'accrochent facilement sur les poils les plus lisses, à l'aide des crochets contournés et d'un appendice velu qui terminent leurs pattes (PI. IV , fig. 25). On en voit une espèce sur les mou. tons^ ce sont les mélophages; celles-ci ne prennent jamais d'ailes ; d'autres vivent sur les hirondelles, elles ont des ailes très-allongées , qui ne peuvent servir au vol. Ou les a appelés orniihomyes , d'autres se trouvent sur les chiroptères, ce sont les nyctéribie. L'espèce qui se nourrit sur le cheval se trouve
ordinairement entre les cuisses de cet animal; elle pond une petite masse arrondie en forme d'œuf , qui est une \eritable nymphe, dont il sort un insecte ailé , ce qui a fait désigner ces insectes sous le nom de pupipares, comme pondant des nymphes. Les siomoxes sont des mouches qui piquent très-fort, et qui s^attachcnt surtout aux jambes des chevaux et des hommes, dont elles sucent le sang dans les temps de pluie. Leur nom provient de la forme de leur bouche; on les confond avec les mouches domestiques, auxquelles elles ressemblent beaucoup , mais dont la trompe est molle et obtuse, aussi ne peuvent-elles pas piquer la peau. Les conops , les myopes y les bombylesei les rhifigies se trouvent sur les fleurs, dont ils sucent les nectaires.
823. Les familles des diptères à bouche charnue, dits aussi êarcostomes ou proboscidés, renferment une innombrable quantité d'insectes, de mœurs très- variées, qu'on a rangés dans deux grandes divisions; savoir : les simplicicomes ou Aplocères, qui n'ont pas de poil isolé aux antennes, et les laieralisèteson Ghétoloxes, qui en ont un, simple ou plumeux. Chacune de ces divisions se partage ensuite en plusieurs genres : les principaux sont, dans la première section, les rhagionsj les bibions^ les anthrax , les straliomyes, Jes midas, les némo' tèleSy les céries; et dans la seconde, les genres mouche, syrphe, échinomyey iélanocère y cénogasire^ cosmie , etc. Tous, sous l'état parfait, se nourrissent des liquides qu'ils trouvent à la surface des corps, mais leurs larves se développent dans des circonstances fort diverses.
824. On ne connaît pas bien encore les mœurs, les habitudes et les métamorphoses des diptères simplicicomes. On sait cependant que les rhagions^ qui ont le ventre très-pointu et sans poil, proviennent de larves carnassières qui se pratiquent des trous dans le sable , que les stratiomyes ou mouches armées , dont l'abdomen est plat et ovale, et les antennes réunies en Y à la base, ont des larves allongées, aplaties, en fuseau, formées de douze articulations; qu'elles vivent dans l'eau, à la surface de laquelle elles viennent étaler une sorte de bouquet de poils ou d'aigrette comme huilée qui termine leur corps, et dont le centre présente une ouverture pour la respiration, etc.