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portent. A Tépoque de racouplement, ces insectes présentent un manège assez curieux à suivre. La vrillette, cramponnée solidement par les pattes, communique à son corps un mouvement de va et vient très-rapide ; elle fait frapper avec force sa tête contre le bois : si aucun individu de son espèce ne vient à cet appel, elle va plus loin recommencer le môme manège. Oii à nommé à cause de cela cet insecte sonicéphale,
926. C'est un insecte très-nuisible que le ruine-bois, autrement dit îymexylon; on le trouve dans les chantiers des bois de construction, et souvent dans les forêts sur les plus gros troncs des arbres qu'on a nouvellement abattus. La femelle introduit une très-longue tarière dans les fentes que la sécheresse produit sur la tranche du bois. Elle y dépose àes larves qui vivent trois ou quatre ans dans l'intérieur des troncs qu'elles rongent et réduisent en poussière. Ces insectes attaquent principalement les chênes et les sapins. Us font beaucoup de tort aux bois de construction et surtout aux mâts des navires.
927. Les coléoptères à cinq articles aux tarses, qui ont les élytres mous, le corselet plat et les antennes filiformes', souvent dentelées, ont été nommées Apalytres où moUipennes, et c'est parmi eux que sont rangés des insectes ([m ne se nourrissent que de proie vivante. L'histoire et les métamor^phoses de plusieui-s des genres sont ignorées. Tels sont les vers luisants, les maîachies, les téléphores, les oinalises, les driles et beaucoup d*autres genres moins connus. Oh a reconnu que la plupart des larves sont carnassières et qu'elles sont même déposées par leur mère près d'autres larves dans le corps desquelles elles s'introduisent pour les dévorer , où dans des nymphes, et môme chez quelques mollusques gastéropodes', telles sont les driles, dont les larves ont été nommées çochleoctones.
928. Lampyre est le véritable nom du genre des vers tutgants : il est facile de les reconnaître à la forme de leur corselet, qui avance comme un bouclier au-dessus de la tête. Lœ femelles de plusieurs espèces n'ont point d'ailes; voilà probablement pourquoi on les a appelées des vers. Elles ont du côté au ventre, ainsi que certains mâles, deux ou trois anneaux transparents, au-dessous desquels on voit, pendant Ja nuit', une lumière pâle, verdâtre où blancliàtre, qui briÙe d*un éclat
que rinsecte peut à volonté augmenter et diàimùer. On les trouve dans les lieux humides : les mâles volent très-bien, on les prend le soir dans les maisons de camj;)agne, où ils sont at-< tirés par la lumière ; ils se nourrissent, à ce qu'on croîV, dln-sectes sous leurs deux états.
9i9. Les téléphofes ressemblent un peu aux lampyres, mais leurs antennes né sont polùt dentelées. On a vu quelquefois les larves dé ces insectes, emportées par quelque ouragan ou pair dies trombes de terre, tomber de Vairsur la neige; leur nom, <j[Ui sfgnifie apporté dé loin; indique cette particularité. Ces insectes sont fort communs au preihiér ^rin'tenips; ils se nourrissent de petits animaux, surtout de ïnouches. Quelques espèces ont la faculté de faire sortir des appendices "cbàrnùs et mous des bords du corselet et de la poitrine ; où les nomme malàchies.
950. Les coléoptères HétèAomërés, ou "ceux qui n'ont que quatre articles aux tarses de derrière, et cinq à ceux de devant, ont été partagés en six familles; tantôt ils ont les élytres mous, flexibles, comme 1^ épispasliques (931); tantôt leurs élytres sont durs', et alors le\îrs antennes sont 6u en forme de fil, soîl avec les élytres larges , comme les ornéphiles (9S4) ', soit avec des élytres rétrécis , comme lés sténopteres (933) ; enfin il en est dont les articles des antennes sont semblables à des grains de chapelet. Ces derniers fuient la lumière, et vivent des plantes qui se corrompent. Parmi ceux-là il en est qui ont les élytres soudés, comme \es'phôto'phyge$ (b56); les autres ont de vraies ailes et des antennes en masse, tantôt allongée, comme les lygophile8{9l5&)\ tantôt arrondie, comme les myceïo&iw (957).
93Ï. La ïamille des vésicànts ou Épisp astiques comprend des insectes i[\à ont beaucoup "de rapports avec les derniers de Tordre précédent par la mollesse où la flexibilité de léùi-s élytres'; mais le nombre des articles aux tarses pôstéheurs est moindre. On connaît très-peu les mœurs de leurs larves. Sous l'état parfait, CCS insectes sont herbivores. Le corps de ïa plupart dcte espèces produit des inflammations vives, lorsqu'on l'applique sur la pieau ; on à reconnu que la matière vésicànte pouvait être isolée ^ar àes moyens chimiques, et on l'a nommée la caniharidirie. On rapporte ici les genres dasyle, latrie, ridioxe^ méloè, caniKàride^ cérocome, mylaln'ey etc.
i48 DES INSECTES COLÉOPTÈRES.
932. Les cantharides jouissent surtout, et à un très-haut degré, de la singulière propriété de faire lever Tépiderme de la peau de Tbomme et des animaux, quand elles restent quelque temps en contact sur cet organe : elles y produisent l'effet d'une brûlure ; il s'amasse alors sous l'épiderme une humeur qui le soulève comme une petite vessie. On trouve, au mois de juin, ces insectes sur le frêne, les jasmins, les lilas; ils vivent en familles, et se décèlent par leur odeur nauséabonde très-désagréable; ils font beaucoup de toit aux arbres, qu'ils dépouillent de leurs feuilles. On ignore où vivent leurs larves : on croit qu'elles se développent sous terre. Les meloës, qu'on nomme aussi proscarabées, sont beaucoup plus gros : ils se traînent sur la terre; ils n'ont pas d'ailes, et ils laissent sortir une humeur jaunâtre de leurs articulations, lorsqu'on vient à les toucher. Les my labres sont des insectes des pays chauds; quelques espèces sont communes dans le midi de la France : elles ont les antennes en masse, et paraissent être les cantharides des anciens. On les emploie encore à la Chine comme un puissant vésicatoire ; leurs élytres sont d'un jaune rougeàtre, avec des bandes noires ondulées.
933. La forme singulière des élytres, rétrécis en arrière, fait reconnaître aisément les coléoptères angustipennes ou Sténo- PTÈRES. On connaît peu les mœurs des larves. Les uns oot la suture des élytres séparée; telles sont les sitarides à antennes filiformes, qu'on trouve en automne dans les murs d'argile, où l'on croit qu'elles ont vécu en parasites dans les nids des abeilles maçonnes ; et les œdemères , qui ont reçu ce nom de la grosseur excessive des cuisses de derrière, et dont les antennes sont en soie. Les autres genres ont la suture des élytres contiguê. Les uns n'ont pas d'écusson, comme les anaspes à antennes en masse, et les rhipiphores à antennes en éventail; les autres offrent un écusson très-distinct, comme les mordélles qui ont les antennes en scie, et les nécy dates qui les ont en fil.
93^4. Le nom de sylvicoles ou d'ORNÉpmLES indique seulement que les insectes réunis dans cette famille aiment les bois. Ils n'ont pas de caractères bien tranchés, cependant on ne peut les rapporter à aucune des autres familles de l'ordre. Toutes les espèces se trouvent dans le tronc des arbres. Tels sont les
hélopSy les $erropalpes et les cistèleSy dont le corselet û*est pas arrondi : tels sont encore les calopes, les pyrochres et les hories, dont le caractère est opposé.
935. Les ténébricoles ou Ltgophiles ont les antennes grenues, en masse allongée, les élytres durs, non soudés, et des ailes. C'est dans cette famille qu'on a placé les upides, les téné-' Irions (Pi. I, fig. 3), les opatres, lespédines, lessarrotries. Les ténébrions sont ainsi nommés parce qu'ils fuient la lumière ; on trouve très-communément Tune des espèces de ce genre chez les boulangers. Sa larve (fig. 4) se nourrit de farine; elle est jaune, allongée et couverte d'une peau très-dure. Les rossignols en sont très-friands, aussi l'emploie-t-on comme appât dans les pièges qu'on tend à ces oiseaux.
936. La famille des lucifuges ou Photophyges réunit toutes les espèces de coléoptères hétéromérés qui ont les élytres durs, soudés et sans ailes. La plupart sont exotiques. Ils se rencontrent principalement dans les pays de sables ; ils se nourrissent des débris de végétaux et d'animaux, et ne sortent guère que le soir. Les uns ont les pattes de devant renflées, comme les érodies^ les scaures; d'autres ont le corps anguleux, comme les eurychores, les akides, les sépidies; enfin il en est qui ont le corps lisse, comme les blaps, les piméliesy etc. Ces deux derniers genres se trouvent principalement en France. Les blaps sont de gros coléoptères de couleur noire, qui marchent très-lentement et qu'on trouve sous les plantes pourries et dans les maisons, principalement dans les caves. Ils répandent, lorsqu'on les saisit, une odeur fort désagréable.
937. La dernière famille de cet ordre, celle des fongivores ou Mycétobies, comprend de petits coléoptères à élytres durs, non soudés, à antennes grenues dont la masse est arrondie. On les a observés, ainsi que leurs larves, dans les champignons. On les rapporte à beaucoup de genres, que le nombre des articles de la masse des antennes fait aisément distinguer. Les agathidies en ont trois; les tétr atomes et les cossyphes^ quatre; les anûo^ome^, cinq; les cnodalons, six; les boléto^ phages et les hypophlées, sept; enfin les diapères, huit.
938. Tous les insectes à quatre articles aux tarses, ou les TfiTRAHÉRÉs, se nourrisscut de substances végétales; on a établi
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parmi eux plusieurs familles ^rès-na^urelles, telles que les r%tfiocfm(^59j, dloQt les antennes sont toujours portées sur un prolongement de ia tôte, appejé |pec; \es xylpphage9 (945), dont les antennes ont la forme d'une soie de cochon , et dont
les larves vivent toutes dans \es J)ois; ^es i^J^ytophages (947), qui ont \es antennes cylindriques en forme de Àl > ^\ qui se nourrissent de feuilles sous leurs deux états. l\ y a en outre ^eux petites fi^inilles qu'on a distinguées d'après la forme arrondie ou aplatie des insectes parfaits : ce sont ^es omaloïdes (943) et les cylindroïdes (944).
959. On avait d'abordj nommé charansons tous |es ^nsectes qui portent leurs antennes sur une sorte d^e bec; mais depuis on les a divisés en plusieurs autres genres, principalement 4*après la forme des antennes e^ du ^ec. pe |à leur nom de irosiricornes ou de Rhinocères. Us proviennent de larves molles qui Se nourrissent de semences des végétaux ou de feuilles. On les a divisés en deux sections : r les genres qui ont \es antennes en masse; 2* ceux qui les ont en fil. Les insectes de la première section ont tantôt les antennes droites, comme les hnthribes, les àttélabes, les brachycèreSt fes oxystomes; tanôt brisëeîs, conime lès charansons ( PI. I , fig. 6 ) , les ramphes^ es irynchênés. Les genres qui n'ont pas les antennes en masse sont les becmares, les brentes et les bruches,
940. Le charanson du blé est aussi nommé calandre; il n'est malheureusement que trop connu dans certains pays ; sa couleur est brune et son corselet allongé; il détruit quelcfuefois des magasins jihmensés' de blë, dont il' ne laisse que le son. C'est la larve qiii produit tout ce dégât; elle mange ^a farine saiis attaqlièr |'écorcé, et se métamorphosé (]|ans le grain sans qu*'ïl y paraisse àû dehors. Oh à calculé qu'une paire de ces insectes peut, dans 1 espace de cinq mois, avoir donné naissance à èix mille qùarantfe-ciriq petits.
^4ll Lé petit ver |)lahc et sans pattes, qu^on trouve dans les nofeettesV est la' larve d'un chàrànsoh gfis qui a une trompe grêle, presque aussi' longue que son corps. Quand le frùi^ es| tidmbé, la larve, 'qui à acquis tout son développement, fait uh trou à la noisette, et en sort' pour subir sa métamorphose souà la terre, où elle s'enfonce. C'est une espèce d* un genre nommé
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balanine. On observe souvent sur une plante qui se trouve principalement dans les lieux aquatiques, et qu'on appelle là scrôphu^airê, une petite larve toujouï^ humide et gluanle, qui est collée sous les feuilles qu'elle ronge. Lorsqu'elle est sur le point de se métamorphoser, .cette matière gluante forme autour de son corps une sorte de petite vessie, au travers de laquelle on distingue'là nymphe de Tinsecte, qu'on prendrait au premier aspect pour la graine de la plante , et qui devient ixn'cione, Shedes plus belles espèces de cette famille, on pourrait même ire àè tous les coléoptères, est un charânson qu'on trouve aux îhdes et au î*érou. Ses élytres sont d'un beau vert céladon doré mat, avéc'des lignes obliques d'or rougeâtre si brillantes, qii'on a monté cet insecte en bague comme une pierre précieuse. C'est probablement à cause de la richesse de sa parure qu'on l'a désigné sous le nom de royal.
'19^. 'Lés 'ftrucKé* rongent 'les semences, comme leur nom l'indique. Mais C'est Surtout sous l'état de larves qu'elles attaquent ïès graines de 'la plupart des légumineuses. Ainsi la bruclie dés pois et des lentilles provient d'un œuf déposé par là mère dans là gousse ou le légume qiii contient la semence encore mollè.' Là, larve ùe larde pas à éclôî^e; à peine née, elle s'introduit par un trou imperceptible dans Tintérieur des cotylèa6ng; 'en 'se dévelOppatit, elle lés détruit prësqù'èn entier, ët\ èe qu'il '^ a de sing\iliér, c'est que beaucoup de ces graines conservent éntôré la propriété de germer. Au printemps, ou vers là fin' de! rtiiSrëri lôréque ces larves ont acquis toute leur croissâiitiè , éltes se changeilt en' nymphes après avoir cependant pris la 'précaution* de se pfàtllqûeY ùné issue pour sortir dîè là senleiice, lôrsK^u'èlles auront subi leur métamorphosé. Cette issue est 'disposée' dé 'ùianiîèrè"qu'elle forme comme une sorte de jtorte à un seul bàttàilt, l'insecte ayant creusé eii' dedans un sillon presque' cîrcdlkire qui ne' tient que par un seul poirii faisant l'office de charnière, de sorte que l'insecte parfait n'a qti'à ëouléver cette traj'j^e qui retombe d'elle-même' et fèrine rouVértùï'e;'mais cette écaille est si mince, qu'au moindre frotteriient'ellë se réduit en poussière, et laisse'à découvert le ravage fait jJàt'tepéVii àriimàl. Pour reconnaître ôt séparer, 'dans les cuisines', celleb des lentilles qui renferment ceè larves ôtif
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ces bruches, il suffit de jeter ces graines dans Teau froide avant de Tes faire cuire. Celles qui surnagent, parce qu'elles sont plus légères, sont facilement extraites, et, quand on les observe, on reconnaît qu'elles sont réellement attaquées.
943. Les planiformes ou Omàloïdes sont de petits coléoptères à corps déprimé ou excessivement aplati , à antennes en massue , qui se nourrissent de substances végétales, et qui recherchent en général les lieux humides. Les uns ont le corps allongé comme les lyctes et les colydies,- on les trouve sous les écorces humides. Les autres ont le corps arrondi ou ovale, tantôt avec le corselet plat, comme les Irogosites et les cucujeê; tantôt avec le corselet convexe, comme les hétérocères, les ips et les mycétaphages,
944. Les coléoptères rangés dans la famille des cylindrifor^ mes ou CvLiNDROiDES , à cause de la forme de leur corps, ont aussi les antennes en forme de masse. On les trouve dans les boiseries et dans les troncs d'arbres qu'ils perforent. Les uns , comme les clairons et les corynètes ou nécrohieSf ont le corselet rétréci en arrière ; les autres ne l'ont pas rétréci, mais trèsvoùté, comme les apates, les bostriches, les scolytes. Ces derniers font beaucoup de tort aux arbres, sous les écorces desquels on aperçoit les ravages qu'ils ont faits, quand ils avaient la forme de larves. C'est à leur présence qu'on doit attribuer ces vermiculations que les bûches nous présentent souvent lorsqu'elles sont dépouillées de leurs écorces. Les deux premiers genres semblent s'éloigner un peu des autres par leurs mœurs carnassières. L'une des espèces du genre clairon est appelée apivore, parce que sous sa première forme elle se nourrit de larves d'abeilles au milieu de la ruche. L'insecte parfait est de couleur bleue avec de grandes bandes rouges sur les élytres. On le trouve sur les fleurs, principalement sur celles des ombellifères.
945. On a partagé les Xylophages ou lignivores, qui composent la nombreuse famille des coléoptères à quatre articles à tous les tarses, et à antennes fort longues plus grêles à l'extrémité , d'après la figure des élytres : on a placé dans quelques genres voisins des leptures , comme ceux des rhagies et des molorques, les espèces dont les élytres sont plus étroits à la
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pointe. Les autres xylophages ont les élytres à peu près d'égale largeur; on a nommé capricornes, priones etlamies ceux dont le corselet est armé d'une ou plusieurs épines , tandis qu'on a appelé saperdes et callidies ceux dont le corselet est lisse. Tous ces insectes vivent dans le bois, sous la forme de larves; alors leur corps est allongé , presque à quatre faces, garni de mamelons, et un peu plus gros du côté de la tête, qui est armée de fortes mandibules. Plusieurs attaquent les branches même vivantes , mais le plus ordinairement ils se nourrissent sous les écorces, et se pratiquent de longues galeries, dans lesquelles ils grimpent à la manière des ramoneurs.
946. Presque tous ces insectes sont ornés de belles couleurs, et meuvent avec facilité leurs longues antennes, aussi a-t-on proposé de les désigner sous le nom de longicornes. Ils font entendre, lorsqu'on les saisit ou qu'ils sont captifs, un son monotone , qui en petit présente quelques rapports avec le brayement de l'àne; ils le produisent en faisant frotter leur corselet contre la poitrine. Il y aune espèce de capricorne de couleur de cuivre bronzé qui vit dans les saules, et qui porte une odeur analogue à celle de la rose. D'autres petits insectes d'un beau rouge satiné , qui sont si communs au printemps dans les bûchers , sont du genre des callidies , nom qui signifie belle forme.
947. La famille des herbivores ou des Phytophages est une des plus nombreuses parmi les coléoptères ; cependant elle est bien naturelle, car tous ces insectes ont le corps bombé, des antennes en forme de fil, à articles arrondis, et l' avant-dernière pièce de leur tarse est comme partagée en deux lobes. On a divisé cette famille en beaucoup de genres. Les uns ont les antennes en fil , et tantôt leur corselet est rebordé, soit aplati , comme dans les îupères, les allises , les galéruques; soit convexe , comme dans les clytres^ les gribouris; tantôt le corselet est sans rebords, comme dans les hispes, les criocéres, les donacies, les alurnes. Les autres n'ont pas les antennes en fil, mais grossissant insensiblement, comme les chrysomèles, les hélodes, les cassides ; ou en massue allongée , aplatie, comme les érotyles. Nous ne traiterons que de quelques-uns de ces genres.