Les donacies vivent sur les plantes aquatiques , comme
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les nymphéas, les potamogétons, et principalement sur les roseaux, comme leur nom Tindique. Leur couleur est ordinairement métallique, leur corps allongé et leurs antennes dirigées en avant. On a beaucoup de peine à les enlever ou à leur faire quitter les roseaux, dont l'écorce est cependant fort lisse.
949. Les moc^rc* sont de petits coléoptères dont le corps est lissé et comme verni , le corselet étroit, et les antennes à articHes courts". ïls font entendre, lorsqu'on les saisit, un petit murmure fort singulier, produit par le frottement de leur corselet. On trouve une très-jolie espèce de ce genre sur les lis ; elle est en dessus d'une belle couleur rouge de cire à cacheter ; sa larve a la singulière habitude de se couvrir de ses excréments, comme pour dégoûter les oiseaux; elle en est toujours enveloppée : aussi à-t-oh désigné celte espèce sous le nom latin de merdigera.
950.' Les chrysoméïés sont presque rondes; elles marchent lenlénient.' Quelques espèces, lorsqu'elles se croient en danger, exsudent une humeur colorée par toutes leurs articulations: es plus jolies se trouve sur les blés; elle est d'une belle couleur verte dorée, avec des lignes bleues en longueur, ce qui fa fait nommer lé grand verlu-bïeu. On trouve souvent dans les bois ,' sur les* feuilles des jeunes peupliers , des chrysomèles à èôrselèt bleu métallique, dont les élylres sont d'un rouge trèsbrillant. Elles proviennent de larves qui vivent en société sur les mêmes arbres, et qui, lorsqu'on les touche, font sortir, de huit à neuf tubercules qu'on voit sur leur dos, des gouttelettes d'une couleur limpide et três-odôrante. Aussitôt qu'elles croient le danger passé, elles résorbent cette humeur, et on peut leur faire répéter ce maiiégè plus de dix fois de suite.
951'. Le liotn ùècasside, qui signifie casque, convient assez biéïï auk ihsectës auxquels oh Ta donné, car leur corselet et leurs élytrès s'avancent au delà du corps; l'insecte qu'ils re-^ fcôuvrènly vit d'autant niieux à l'abri dii dàrigér, qii'drdiriaireiïietit* îa 'couleur de ceé parties est atialogilè'à celle des tiges sur lesquelles on fé rencontre. Lés larves dé 'ces insectes, dont on observé às^ez ^ouVent une espèéè sur îé chardon , ont le ventre termiriépar uûe sôrtd de fourôhé, éUr laquelle elles accumulent leurs exèi'émients. tant qu'elle^ sont occupées à paître tranquillement, elles traînent après elles ces ordures; mais au
moindre danger, elles relèvent la fourche et se cachent sous ce tbitlipi^ôfetetéur,' mais qiii peut clégôûDer les ôiseaux.'tanyniphé Ôèls câèfeidcs' s'accroche et resté ainsi immobile sûr lès tiges des Véèétàûk qui oiit' servi à' son développement; comme, à celte êpbqu'é' de 'son' existence, elle est privée de tout moyen defféféïigeV*là*"nâlùi*e lui a donné le rtiasqtie ou l'apparence d'une '^fèAtie ^de'plaùte'épiheuSe, rude, terminée' par deux cornes èèdhés et 'pôiiltués, (^ue lés oiseaux doivent craindre d*avaler. ' 952. Ile quatrième et dernier Sous-ordre' des insectes coléoptères cbrtiprend, sous le homde tridaclyles'ôù delRiMÈRÉs, les èspèèeè' qui tl'brit que trois articles à tous' les tarses. €omme les 'getarès' (^li'ôii'yïàpporie sont en petit ïiombfe; ôiï ne les à point divisés éh 'familles: Lefe uns ont' les' antterines plus rongùeè que Ife corselet,' tatilôt eii massue comtne lés dàsycérese^! les euiinùtpliéh, tantôt prësctUô én'fîl, coriime les eadomy qu'es. Ces îriséctés^e^houveiït dâlâsies lieux'hùmides, sous lés écôrfces et dàtîs les t^âmpigûons. Lés autres diit les antenûeô plus dourteà que lé coîsèTétvqui est taiitôt accolé aux él^lreé, côrtinie dans lesicyninéà, et qui tantôt en est distingué par une sorte d'éctàfltruré', comme dans lés coccinetles:"Cè^ detix derniers genres feôht les plus connus dans cette famille', et ils ont entre eui lés pltfsgràùd's' rapports.' ' ' ' * " " ' '
953. Les coccinelles (PI. I, fig. 7, 7') sont de petits insectes qui ont la forme de la moitié d'une petite boule. Leur corps est lisse et brillant, et leurs belles couleurs les font surtout remarquer des enfants. On les appelle vulgairement vaches ou bêles à Dieu. La plupart, lorsqu'on les saisit, ou quand on leur fait quitter le plan sur lequel elles marchaient, retirent les membres vers la partie moyenne du corps et en appliquent tellement les articulations les unes contre les autres, qu'elles paraissent absolument privées de pattes. Quand on touche les coccinelles, elles font sortir aussitôt de leur corselet une gouttelette d'une humeur jaunâtre, amère et très-fétide. Ce moyen de défense n'empêche pas qu'elles ne soient souvent la proie des hirondelles. Elles sont carnassières sous les deux états de larves et d'insectes parfaits. Elles se nourrissent principalement de pucerons. Les larves sont hérissées d'épines ou de tubercules, et leur extrémité postérieure se termine par une sorte de mamelon
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visqueux que Tanimal emploie comme une septième patte pour s*accrocher, se suspendre ou s*arc-bouter, quand il se sert des pattes antérieures pour porter à la bouche les pucerons qu*il dévore. Ces larves se transforment ordinairement à Tair libre et dans une sorte de coque qui ressemble à une fleur desséchée. On les observe souvent ainsi sur les corps solides auxquels elles sont fixées. L'insecte parfait qui en provient est mou d'abord et ses élytres sont incolores ; mais ceux-ci ne tardent pas à prendre de la consistance et ime couleur vive et brillante, à cause du poli et des taches arrondies et symétriques dont ils sont ornés. Ce genre comprend un grand nombre d'espèces qu'on distingue principalement par les couleurs, ainsi que par l'arrangement, la forme et le nombre des taches. Les naturalistes ont employé ces considérations pour diviser les coccinelles en tribus et pour les désigner par des noms triviaux, commodes et caractéristiques. D'ailleurs l'existence des coccinelles paraît liée à l'économie générale de la nature, car leur race est appelée à délivrer les plantes d'une énorme quantité de pucerons qui sucent leur sève et parmi lesquels il est rare de ne pas trouver en même temps et les larves de ces coléoptères occupées à les détruire, et l'insecte lui-même dans son état de perfection.