‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 124 sur 158 · ORGANISATION COMPARÉE · texte numérisé non relu

ORGANISATION COMPARÉE

est cbassé dans des canaux particuliers, après avoir été exposé directement au contact de Tair, et le plus souvent mouillés ou baignés par l'eau qui en contient. Il en est à peu près de même des mollusques; mais leur cœur est Torgane qui met en jeu cette circulation, il n'est jamais composé de plusieurs cavités adossées les unes contre les autres. Quand les ventricules existent, ils sont toujours distincts et séparés. Dans les animaux que nous allons étudier, le cœur est toujours unique ; ou bien, quand cet organe est formé de plusieurs cavités, elles sont réunies, rapprochées et appliquées les unes contre les autres, et logées dans une poche particulière qu'on nomme péricarde , qui le laisse libre dans ses mouvements.

962. La respiration et les divers organes qui en dépendent sont principalement modifiés par ceux de la circulation et réciproquement. Dans les animaux chez lesquels on n*a point encore reconnu les appareils de cette dernière fonction, on croit tantôt, comme dans les zoophytes, que les humeurs produites par les aliments viennent se mettre en contact, à la superficie du corps, avec les fluides environnants, ainsi que cela a lieu dans les plantes; tantôt, comme dans les insectes, on voit que Tair entre à Textérieur par les trous ou stigmates qui servent d'embouchure aux troncs des vaisseaux aériens ou des trachées, lesquelles se ramifient dans toutes les parties du corps. Quand l'animal a des vaisseaux, une portion ou la totalité du sang qui circule est apportée dans les branchies (640), organes particuliers en forme de lames ou de feuillets, où cette humeur est exposée à l'action des fluides environnants; c'est le cas du plus grand nombre des mollusques, des crustacés et des poissons. Les autres animaux à vertèbres ont à l'intérieur, sous les côtes et dans la poitrine, des poumons ou des organes creux composés de cellules, sur les parois desquelles les vaisseaux se ramifient et paraissent absorber une partie de l'air qui y pénètre à l'intérieur, en même temps qu'ils abandonnent quelques-uns des éléments du liquide, c'est-à-dire du sang qu'ils contiennent.

963. Il n'y a point d'animal invertébré qui fasse entendre une véritable voix. Ce qu'on nomme le chant de la cigale, du grillon et de beaucoup d'autres insectes, n'esî, comme nous

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