‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 125 sur 158 · DES ANIMAUX A VERTÈBRES · texte numérisé non relu

DES ANIMAUX A VERTÈBRES

l'avons vu (790), que le résultat du frottement rapide de lames élastiques et vibrantes placées à la superficie du corps. Il faut, pour que la voix se produise, au moins d'une manière évidente , que Tair soit chassé des poumons par une ouverture unique, à l'entrée de laquelle se trouvent placés intérieurement des organes qui puissent vibrer. Aussi les poissons même sontils muets, et la voix n'est produite que par quelques reptiles, les oiseaux et les mammifères.

964. Toutes les fonctions des animaux pourraient être considérées comme ùes sécrétions (641*) ; mais en restreignant l'idée que présente ce mot à celle d'une humeur séparée du corps , on en trouve des exemples dans tous les animaux ; ainsi plusieurs zoopbytes, comme les actinies, laissent transsuder une humeur muqueuse de la surface de leur corps. Quelques insectes exhalent à volonté des odeurs désagréables; ils laissent suinter des humeurs acres ; ils éjaculent des acides. Il suinte du corps de plusieurs annelides , et entre autres de celui de l'arénicole, une matière muqueuse et colorante jaune. La seiche, la pourpre et plusieurs autres mollusques, lâchent à volonté des humeurs colorées. Les animaux vertébrés sécrètent aussi plusieurs fluides analogues; mais tous spécialement, et eux seuls, ont des reins ou des organes destinés à séparer de leur sang une partie d'une humeur souvent plus fluide, et ordinairement moins colorée; c'est Vurine.

965. Nous avons trouvé parmi les zoopbytes des espèces qui ne se propagent que par boutures ; parmi les insectes , il est des individus qui n'ont point de sexe , et qui sont par là condamnés à la stérilité ; enfin, parmi les mollusques, il y a des hermaphrodites, dont quelques-uns, comme les huîtres, peuvent se féconder de la môme manière que les plantes, dont les fleurs renferment en même temps des étamines et des pistils; il y a aussi des androgynes, comme des limaces, qui sont à la fois mâles et femelles, et qui ont cependant besoin, pour propager leur race , d'une double réunion. Chez les animaux à vertèbres qui n'ont point été altérés, mutilés ou domptés par l'homme, on ne connaît que des individus mâles ou femelles.

066. Il résulte de l'examen auquel nous venons de nous livrer, que les animaux à vertèbres ont les plus grands rapports

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entre eux par leur organisation, tandis que ceux (]|its invertébrés lie présentent point de caractères communs. Chez lés premiers, il n*y a jamais plus de quatre membres; les' os sont intérieurs et recouverts par des cbaifs ou dés muscles : chez les seconds,' les membres, quand ils existent, sont au moins au rioinbre de six; ils fi*bnt jamais d*os proprement dits,* niais des' étuis,' des gaines, des tests, des croûtes, des coquilles toujours au dehors. Les vertébrés ont une échiné qui loge la moelle nerveuse dans leur dos : les invertébrés h^ôriî point cet étui; leur moelle nerveuse n*est pas située d'u côté du dos, mais soùs leurs intestins. Le goût, Todorat, là vue, Touïe; ont presque consianiment le'ùrsiége sur la tèté des preîhiérs : il est ïnipo^ éible dé técorinaître la présence de ces quatre sens à la fois sur là tête' des seconds. Chez les uns, il n'y à jamais que deux mâchoires jouant verticalement : leur nombre est indéterminé chez les autres ; et quand ils en sont pourvus, elles sont ôrdihaîremént mobiles en travers. Tous lés animaux' vertébrés ont fles'organês circulatoires ; les cavités de leur cœur lie sont jamais isolées : beaucoup dMnvertélJrés n'ont point d'organes propres â la circulation , et quand leur coeur forme plusieurs cavités, elles sont toujours se parées. ' '

967. Nous venons dé voir que les animaux à vertèbres ont entre eux là plus grande analogie par leur organisation ; cependant, c'est encore dans les variétés de ces mêmes brgàneS qu'on a trouvé les caractères les plus importants pour les diviser en quatre classes bien distinctes. Tous, par exemple, ont le sang'roùgè, et respirent; mais chez les uns ce sang,' ou cette hiimeur, est toujours élevé à une température constante, quand ils jouissent librement de toutes" leurs 'fonctions;' 'ausèi 'les nomm(3-t-on dés animaux à sang chaud : les autres, au contraire , ont toujours léiirs'humeiirs, etpar conséquent là totalité dé leur corps, élevées à des degrés inconstants d'\ine chaleur à peu près semblable à celle du milieu dans' lequel ils viVeni librement et jouissent de toutes leùi^'ïaciilVés ; oti' léS a désïgtiès assez improprement', à causé dé cela, sous le nom à' animaux à sdvg froid, car i*l eût mieux valii les caractériser par leur teinpérâture variable. * ' • .

'9618. lès modes de iespii^àtion et de circulation sont les

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mêmes dans les animaux à température constante ; leur sang, avant d'être chassé dans le corps par le gros tronc des artères qu'on nomme aorte y passe complètement et nécessairement en totalité dans les poumbis. 11 re^ieiif de là dans une loge particulière du cœur ou dans une autre cavité ventriculaire. Leur circulation est donc absolument double; car la totalité de leur sang est chassée du cœur dans le poumon et revient ensuite dans le cœur : c'est la circulation pulmonaire. Ce sang est "ensuite chasse dé nouveau dû coîûr par |ës artères' dans le reste du 'corps pour revenir par lès veines :' c'est la circulationgënéraiè.' Ces animaux sott toujours forcés de respirer pour faire ehtref Fair dans leurs poumons et pour l'en expulser al~ iernatîVemènt -tels sont les mammifères et les oîseaiix.

969. Il paraît que c'est à là combinaison de Tâiravec le sang daiis l'orgàrie puïmonairè , ëf aux modifications que ce sang subit ensuite, que Ton peut, éii grande partie, attribuer la chaleur de cette humeur. Car lorsque la totalité àè ce skrig ne passe'pas''dàns'Iespô'ùmbns,''où quand lés animaux ne respirent pas l'àirlui-ihêrhe , mais sèûleiiièîii là petite (Quantité* dé ce fluide qui peut se trouver côinbihée avec Veau daiis ïaqùelie ils viveri't, là température dfè leurcbfps resté génè'râlèinent âun degré variable dé chaleur ou dé froid, et à peu près semtlàblb âi celuiMu milieu dans lequel ils habitent. Leur cdeùr n'est souvent côtfiposé que 'd'une càvitè ôii d*un ventricule unique, et quand il y éri'aplusieurs," ces cavités cômmunicîuent entre 'ellesl

970. b*eè'fdbnc principalement par leur température que les animaux vertébrés difféi'érit entré eux. iCèux quî bidt le sang froid, bu plutôt dont k température' est variable, peuvent se rapporter à deux grandes classes d'aprèsla manière dont 8*0jère leur respiration .'Là première comprend lësi^éptîles qui, avec 'des poumons et des ôrgàiies celluleux et vasculàires dans lesquels l'air pénètre, tfdnt cependant qu'une circulation partielle.' On à' placé dans la seconde classe les poissons , qui ont des branchies dans lesquelles pénètre et se distribue la totalité du'san^, mais qui sont obligés de vivre cbnstamment darià

eau(l).

(î) Voyez» pour le résumé do co ehapUre, le tableau inséré au paragraphe ft7t, page 25.

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