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DES OISEAUX GALLINACÉS

1166/ Les tivamous du Brésil semblent faire le passage des gallinacés aux péristères. Leurs ailes sont courtes et leur queue à peine apparente; leur bec est long, grêle, mousse à l'extrémité qui est un peu voûtée (PI. III, fig. 17). Leurs tarses sont courts; ils perchent sur les arbres. On dit qu'ils se nourrissent de fruits et d'insectes.

1167. La famille des Alectrides ou des oiseaux de basse-cour comprend sept à huit genres, qu'on peut diviser assez commodément en ceux qui ont le cou ou la tête couverts de plumes, et en ceux chez lesquels il y a des places nues dans ces mêmes parties. Les paons et les outardes forment la première division ; les faisans, les tétras, les dindons, les pintades et quelques autres constituent la seconde.

1168. Les paons sont des oiseaux de l'ancien continent : ils sont originaires de l'Asie et du nord de l'Inde; ils ont sur la tête des plumes redressées en forme d'aigrette. Le mâle du paon ordinaire n'a qu'un seul ergot : c'est le plus beau de tous les oiseaux connus. Sa démarche ost majestueuse : les plumes de son croupion, différentes de celles de sa queue, sont excessivement allongées, terminées chacune par une tache en croissant bleue, dorée et verte, formant un œil. Il peut les relever et les étaler à volonté ; c'est ce qu'on appelle faire la roue. Les paons aiment à grimper sur les toits , perchent sur le haut des arbres : leur cri monotone, et surtout celui des mâles, se fait entendre au moindre bruit et de très-loin, surtout la nuit ; il est perçant, éclatant ; il est extrêmement désagréable. Les femelles ne prennent que tiès-rarement des couleurs aussi brillantes que les mâles : à trois ans, ceux-ci ont atteint toute leur beauté. On connaît une variété dont les plumes sont blanches ; elle est ti*ès-rare en France et très-commune en Allemagne. Les autres espèces, telles que le spicifére et Véperonnier, dont on a des individus conservés dans nos musées, n'ont point encore été nourries en domesticité.

1169. Les outardes n'ont point d'aigrettes, mais souvent le derrière de leur tête est garni de deux faisceaux de plumes. Elles sont très-haut montées sur les jambes, ce qui les fait un peu ressembler aux échassiers. Ce sont les plus gros oiseaux de l'Europe. On en connaît deux espèces, la glrande et la petite ou

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eanepetière. Toutes deux se nourrissent d'insectes et d'herbes. Elles pondent au printemps, et quelquefois en France; ce sont des oiseaux de passage : leur chair est très-estimée.

1170. On croit que le premier faisan a été apporté de la Cal* diide par les Argonautes, qui lui ont donné le nom du fleuve du Phase, sur les bords duquel ils Tavaient trouvé. Ce genre comprend beaucoup d*espèces, qui toutes sont originaires d* Afrique ou d'Asie. On les reconnaît à leur queue étagée ou à pennes inégales en longueur, et aux caroncules qui bordent leurs yeux. Les mâles ont un plumage beaucoup plus briUaat que celui des femelles. C'est à ce genre qu'appartiennent le coq et la poule.

1171. Les poules ( PI. III, fig. 14), comme tous les autres animaux que l'homme tient en captivité, présentent un grand nombre de variétés. On croit qu*elles sont originaires des Indes, de rindostan , de Java. On les retrouve maintenant sur tout le globe. Leur mâle, ou le coq, a un chant particulier très- Mnore, qu'il fait ent^dre à de grandes distances, surtout pen^ dant la nuit et au commencement du jour. Un seul sufiSt à vingt poules. Il ne prend aucun soin des petits. La poule ne couve qu'une fois par an dix-huit à vingt-cinq œufs, qu'elle pond, jour par jour, dans un lieu retiré. Après chaque ponte, elle codache ou fait entendre un chant analogue à celui du coq : elle ne couve ses œufs que lorsqu'elle en a pondu un assez grand nombre. Elle reste dessus pendant vingt et un jours. Aussitôt que les petits sont sortis de la coque, elle les mène avec elle, leur apprend à chercher la nourriture et à s'en saisir. Elle rend alors un son particulier qu'on nomme gloussement. Dans le danger, elle rappelle ses petits, elle les cache sous ses ailes et les protège avec le plus grand courage contre les ennemis même les plus forts. Les poulets piaulent et ne peuvent faire des petits qu'à six mois. Les mâles, dans le jeune âge, sont semblables aux poules. On les châtre pour les faire engraisser; ils prennent alors le nom de chapons. Les poules auxquelles on enlève les ovaires sont nommées des poulardes.

1172. Le faisan, proprement dit, est aussi un très-bel oiseau, dont on connaît plusieurs variétés. Le mâle est d'une couleur rouge brun; sa gorge est bleue; il a des caroncules écariates.

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Au printemps, il porte deux pinceaux de plumes dorées sur les oreilles. Celui de la Chine, qu'on nomme faisan doré, a les plumes du cou et de la lôte d'une couleur jaune d'or, la poi* triue rouge , et les pennes des ailes bleues. Le faisan blanc oU argenté, qui est du même pays, a une crête écarlate et Tabdomen noir. Les autres plumes chez le mâle sont d'un beatt blanc, a\ec des lignes longitudinales noires. On les élève eu domesticité : ils font rarement des* petits en France. On rapporte aussi à ce genre Yargus ou faisan de Junon, originaire de l'Asie, dont les mâles ont les plumes les plus longues des ailes et de la queue marquées de belles taches arrondies eil forme d'yeux, d'une teinte brune nuancée et dégradée de Id manière la plus délicate.

4173. Les tétras ont les plumes de la queue à peu près égales; ils n'ont point de caroncules, mais seulement une place nue aux environs de l'œil. On nomme lagopèdes lés espèces qui ont les pieds velus, comme les coqs de bruyère du Nord et les gelinottes; ils vivent tous dans les pays couverts de neige. On appelle perdrix les espèces dont les mâles oui les pattes nues et armées d'un éperon ou d'un ergot; tandid qu'on donne le nom de cailles à celles qui n'ont point cette arme. Elles ont la même manière de vivre ; leur chair est trêsestimée.

1174. Le dindon nous est venu d'Amérique et très-probablement du Mexique, quoiqu'il porte le nom de cog d^Inde^ parce que les Portugais appelaient autrefois le Brésil, les Indes occidentales. Cet oiseau est redevenu sauvage dans l'Amérique sep* tentrionale, oii Ton présume qu'il a été importé. On n'a longtemps connu que cette espèce dans ce genre; on la distingue aux caroncules qui garnissent sa tête et son cou, qui sont presque nus. Le mâle a un bouquet de crins sur la poitrine, et un ergot ou éperon mousse sur le tarse. Dans le temps des amours, il reste en extase des heures entières, la queue étalée en roue, les caroncules pendantes, violettes, la gorge écarlate, les ailes traînantes, faisant éprouver à toute l'habitude de son corps un trémoussement singulier. Sa couleur, ainsi que celle de la femelle, est le plus ordinairement noire; mais il y en a de blancs et de gris. La femelle pond au printemps'

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UDe quinzaine d*œufs, à peu près comme la poule; ils sout à fond blanc, tachetés de jaune et de rougeàtre. Les hoccos^ les pauxis du Brésil, ou oiseaux-pierres, qui portent sur le front, à la base du bec, un tubercule osseux, arrondi, couvert d'une peau lisse colorée en bleu violâtre, sont, ainsi que les guans, des gallinacés qui ressemblent beaucoup au dindon; mais ces derniers ont sur la tète une huppe qu'ils peuvent redresser à volonté. Ils vivent aussi dans l'Amérique méridionale.

il75. Le^ pintades sont originaires d'Afrique, principalement du royaume d'Alger. Les Romains les désignaient sous le nom de poules de Numidie, ou méléagrides : elles ont le cou presque nu , et une proéminence osseuse en forme de casque sur la tête. L'espèce la plus ordinaire, et qu'on élève en domesticité, est bleuâtre, à taches arrondies, blanches, disposées en quinconce. Ses mœurs sont analogues à celles du dindon. ^

1176. Quatre genres d'oiseaux étrangers, composés chacun de deux ou trois espèces au plus, forment l'ordre des gallinacés Bràchtptères, nommés ainsi parce que leurs ailes sont trèscourtes, et leur corps très-pesant, ce qui les empêche de voler. Il est facile de les distinguer en examinant le nombre de leurs doigts. Les drontes en ont quatre , les touyoux et les casoars trois, et les autruches deux.

1177. Vautr%u:heesi le plus gros de tous les oiseaux connus : elle atteint près de deux mètres et demi de hauteur, et pèse jusqu'à quatre myriagrammes; ses jambes sonttrès-élevées; le pied n'est composé que de deux doigts (PI. III, fig. 19); elle court très-vite; les plumes de sa queue et de ses ailes sont molles, flexibles, pendantes : on en fait des panaches; sa tête est petite, presque chauve, aplatie, à oreilles très-ouvertes; son bec est très -plat, aussi l'oiseau avale- t-il ses aliments sans les mâcher. Les femelles pondent leurs œufs sur le sable; on dit qu'elles ne les couvent pas, et que la chaleur de l'atmosphère suffit pour les faire éclore. Cependant la mère les soigne et môme entretient leur chaleur pendant les nuits si elles sont froides, d'après le témoignage d'Adanson. Chaque œuf pèse environ deux kilogrammes ; mais la coque seule est du poids

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de 375 grammes ; un seul estbeaucoup plus que suffisant pour le repas d'un homme. On scie la coque de ces œufs, qui est trèsdure, pour s*en servir comme d'un vase. Les nègres élèvent les autruches en domesticité dans quelques contrées de l'Afrique, et des enfants montent sur leur dos pour faire des courses très-rapides.

1178. Les casoars ont quelques rapports avec l'autruche par leur taille élevée et la brièveté de leurs ailes; mais ils ont trois doigts, point de queue, et les pennes de leurs ailes sans barbules, ainsi que toutes celles du dos. On en connaît deux espèces : l'une d'Asie, c'est Vémeu , dont la tête est recouverte d'une sorte de casque (PI. III, flg. 13); l'autre de la Nouvelle- Hollande. Elles se nourrissent de matières végétales. Leurs œufs sont plus allongés et moins gros que ceux des autruches. Leur coquille est de couleur verte à la superficie , et d'un trèsbeau blanc d'ivoire au dessous. On profite de cette disposition pour y tracer divers dessins en camée.

1179. Le touyou est un oiseau de l'Amérique méridionale, que l'on croit maintenant être la même espèce que le jabiru (1185). On dit qu'il marche sur trois doigts et sur une callosité qui tient lieu de pouce. Il est presque aussi gros que l'autruche ; sa couleur est grise en dessus et blanche sous le ventre. Il pond, dit-on, plus de cinquante œufs, qui pèsent chacun un kilogramme. Les plumes de ses ailes servent de panache; il n'a point de queue. On ne connaît aussi que très-peu le dronte. Il parait qu'autrefois il était assez commun aux îles de France et de Bourbon. On ne l'y rencontre phis présentement; on le reconnaîtrait facilement à son bec allongé, fendu jusqu'au delà des yeux, étranglé au milieu, avec deux rides transversales (PI. III, fig. 15), et aux quatre doigts distincts et séparés sur lesquels il marche. On a également quelques raisons de douter de l'existence de cet oiseau, qui pourrait être un casoar mal décrit.

1180. Les ÉGHASSiERS (PI. IV), qu'on nomme aussi oiseaux de rivage , ont été ainsi désignés, parce qu'ils sont montés très-haut sur jambes, et qu'ils vivent ordinairement sur le bord des eaux. Leur organisation est parfaitement en rapport avec leurs habitudes. La plupart ont la queue très-courte, les

ut INBS OISEAUX éCHASSIERS.

doigtt allongés, ainsi que les tarses : leurs plumes ûé âescefi-* dent point jusqu'au bas du genou. Ils peuvent se tenir des heures entières sur une seule patte, et marcher à gué sur les rivages. Dans le vol, leur cou très-long contrebalance le poids des pattes. Tous se nourrissent de vers , de mollusques ou de la chair des autres animaux aquatiques : ils font leurs nids sur la terre j et les petits peuvent marcher en sortant de l'œuf, comme ceux des gallinacés, chez les espèces qui ne vivent point par paires.

ii8i. Quoique tous les échassiers prennent à peu près les mêmes nourritures, les uns se trouvent forcés de ne manger que des animaux très-mous , parce que leur bec trop faible ou Ux)p long ne pourrait briser les coquilles dont la plupart des animaux aquatiques sont enveloppés; d'autres, au contraire, ont des mâchoires courtes et robustes, avec lesquelles ils peuvent briser les tests les plus durs. On s'est servi de celte difiFérence pour ranger les oiseaux de rivage dans quatre familles faciles à distinguer.

1488. Les espèces qui ont le bec large, obtus, légèrement courbé et non cylindrique ou en pointe, ont reçu le nom de latirosires (1184). On a appelé iérétirostres (1188) les échassiers dont le bec est faible , allongé et arrondi à la base comme à la pointe. Les deux autres familles comprennent les espèces qui ont le bec droit, pointu: ceux qui l'ont très-long, avec les bords tranchants, sont dits cuUrirostres (il8b), et les autres, qui ont le bec plus court et comme comprimé , sont nommés pressiroslres (1187).

1184. Sous le nom de Lâtirostres, qui signifie becs larges ^ on a rapproché trois genres d'oiseaux étrangers à notre climat, et dont le bec a une conformation très-remarquable. On les nomme flammant, spatule et savacou. Les flammant$^ appelés aussi phénicoptéres, parce que leurs ailes sont ordinairement de couleur rouge , se font reconnaître par la forme singulière de leur bec , qui est à peu près semblable à celui des canards , mais coudé au milieu comme un soc de charrue, d'oti est emprunté le nom vulgaire qu'on lui a donné , bécharu (PI. rV, fig. 2). On ne les trouve que dans les pays chauds; ils cherchent leur nourriture dans la vase, en y promenant leur bec comme

le sèe d'une efaarrue, la niâchoire inférieure en dessus : ils kmi leur nid sur un petit tertre élevé , et y pondent deux œufs quMIè couvent en se plaçant sur le nid à califourchon. Les flammantd paraissent faire la transition des oiseaux échassiers avec \eê palmipèdes ; car leurs trois doigts antérieurs sont réunis pal* des membranes jusqu'aux ongles. Ils ont le cou des cygnes et lé bec dentelé sur les bords. Les spatules ou palettes ont reçu eë nom de la forme de leur bec allongé, aplati, dilaté et arroâât à Textrémité, en forme de spatule d'apothicaire (PI. IV, iig. 3)« Ce sont des oiseaux des pays chauds, ainsi que les savacoui^ dont le bec court et large ressemble un peu à la partie é^Â^ sée d'une cuiller ( PI. IV, ûg. 4 ). lisse nourrissent, dit-on, ai petits poissons et de crabes. On les trouve à la Guyaflé, â Cayenne.

1185. Parmi les échassiers Cultrirostres, ceux qui ne pett^ vent pas rapprocher la partie moyenne du bec lorsqu'il eét fermé, sont nommés bec-ouverl (PI. IV, fig. 6). On en conaait deux espèces : elles vivent dans les parties les plus chaudeè deè deux continents, et elles se nourrissent de poissons. La demoiselle de Aiimidie ou l'oiseau bateleur, ainsi nommé par l'haM* tude qu'ont le mâle et la femelle de faire des mouvenents M-» zarres qui représentent une sorte de danse ou de valse; VoiéedU royal ou la grue couronnée , si remarquable par la huppe dé plumes torses simulant une aigrette dont leur tête est ornée ; \^ marabou, dont la démarche est si bizarre, dont le jabot peii-^ dant se remplit d'air comme une sorte de vessie , et dôàt lëd plumes, surtout celles du croupion, fournissent un si beau duvét^ appartiennent à cette famille. Les espèces qui ont le bec tiË peu courbé en dessus à la pointe (PI. IV, fig. 15) sont appelée jabirus; elles sont ordinairement chauves sur le front et à la base du bec. Les hérons, les tantales et les grues, qui ont le bec long, fort, droit et pointu ( Pl.IV, fig. 10), sont encore rangés dans cette famille.

1186. Les hérons {i} se distinguent des deux autres genréd» parce que l'ongle de leur doigt du milieu est dentelé en dedans (PI. IV, fig. 14). On ignore encore la raison de cette conforfiilH

(I) Le héron an long bw «mmanobé d'an léng cou. LiFOUt.

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tion. Ils se nourrissent de grenouilles et de poissons : leur chair n'est point agréable à manger. Les principales espèces de France sont le 6u/or, le bihoreau , le héron ordinaire, Y aigrette d*Âsie, qui a été observée dans le midi de la France; son occiput est garni de deux longues plumes qu'on recherche beaucoup comme ornement. Une autre espèce d'Amérique porte sur le dos des plumes à barbules très-làchesque les plumassiei s désignent en France sous le nom d'esprit. Le& cigognes ressemblent beaucoup aux hérons; mais leur ongle du milieu n'est pas dentelé. L'espèce la plus commune est blanche , avec le bec et les pattes rouges : son cou est très-long. Elle vit dans les lieux marécageux du nord de l'Europe, où elle se nourrit de crapauds, de grenouilles, de serpents et autres reptiles; en automne, elle émigré vers l'Egypte et la Barbarie. Enfin, les grues (PL IV, iig. 1) et les tantales ne diffèrent des oiseaux des deux genres précédents que parce que leur tôle est presque chauve. On distingue les tantales d'avec les cigognes et les grues parce que le bec est plus arrondi et plus arqué vers la pointe.

1187. Quatre genres peu nombreux en espèces composent la famile des échassiers Pressirostres : ce sont d'abord les foulques et les jacanas, qui ont la base du bec dénuée de plumes , et ensuite les râles et les huîtriers, qui sont dans le cas contraire. Les jacanas et \e&kamichis, qu'on en rapproche, sont des oiseaux d'Amérique et des Indes, dont le bec est garni à sa base de caroncules charnues .PL VI, fig. 8) ; ils ont les ailes armées d'épines ou d'éperons avec lesquels ils se battent; l'ongle de leur pouce est excessivement allongé (PL IV, fig. 16) : on les nomme vulgairement chirurgiens. Les fwilques, qu'on appelle aussi poules d'eau, n'ont point de caroncules; leur bec (PL IV, fig. 9) se prolonge sur le front en une sorte de plaque, et un peu plus mince au milieu. On en voit plusieurs espèces en France : elles vivent dans les lieux aquatiques; les trois doigts antérieurs sont lobés ( PL IV, fig. 13 et 14), et elles s'en servent pour grimper sur les tiges des roseaux. Leur plumage est noir, et leur bec blanchâtre ou rougeâtre. On estime beaucoup leur chair, quoiqu'elles aient à peu près la même manière de vivre que les hérons. On regarde comme appartenant à un genre voisin les porphyrions ou poules-sultanes. Vhuitrier se ye-

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