‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 18 sur 158 · DIVISION DES CORPS DE LA NATURE · texte numérisé non relu

DIVISION DES CORPS DE LA NATURE

après qu'on a séparé les éléments nombreux qui les constituent, on ne peut les reformer tels qu'ils ont été.

17. Puisqu'il y a des propriétés si différentes dont jouissent les corps de la nature, on a reconnu par cela même qu'il y avait un grand avantage à les considérer isolément et à les diviser en deux grandes séries. En effet, les êtres qui sont rangés dans ces deux sections principales semblent obéir dans chacune à^des lois particulières, et être soumis à des gouvernements différents qui les régissent. Ce sont deux sortes d'empires ; voilà pourquoi on est convenu de les considérer comme formant deux règnes dans la nature.

18. On a nommé l'une de ces séries le Règne organique ou ORGANISÉ parce qu'il comprend tou^ les corps qui se soustraient» jusqu'à un certain point, aux lois générales de la natm^e; mais ceux-ci ne peuvent les modifier ou les combattre qu'au moyen des facultés (229) dont ils sont doués et à l'aide de certains appareils, ou par l'entremise d'un ou plusieurs instruments qui servent à faire, à opérer, à produire, et que l'on appelle des organes dans le langage anatomique (229). Les êtres ainsi construits, ou doués de ces organes en exercice, sont véritablement actifs, ils ont été nommés organisés quand ils vivent ou lorsqu'ils sont aptes à s'acquitter de leurs fonctions, ou simplement corps organiques lorsque leur ensemble ou leurs parties conservent encore les traces de leur organisation primiive, ou quand ils proviennent d'un corps organisé, comme l'amidon, les huiles, la corne, les résines, la graisse, etc.

19. Par opposition de caractères» l'autre série des corps de la nature est appelée le Règne anorganique (74), pour indiquer que ces corps n'ont aucun organe ou instrument destiné à modifier les lois générales ou les agents de la nature (21) , et qu'ils leur obéissent, en restant dans une sorte d'inertie qui les fait seulement pei-sister dans l'état où ils sont, à moins qu'ils ne soient sollicités par des forces qui leur sont étrangères ; c'est aussi ce qui les a fait nommer corps inertes ou véritablement passifs.

20.* Voici, en résumé, les grandes différences qui nous sont offertes par les corps : les uns doivent leur origine à la génération , les autres à une sorte d'attraction ; les uns se développent

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par intus-susception, les autres croissent ou augmentent par agrégation ; les uns cessent d'exister par une véritable mort, les autres n'ont pas de fin déterminée ; les uns sont des individus d'une forme constante, invariable et d'une composition compliquée, qui ne peuvent être régénérés quand ils ont été analysés ou séparés dans leurs principes, les autres sont des masses d& figures variables et d'une composition très-simple, qui le plus souvent peuvent être réintégrés et reproduits, quand leurs éléments se trouvent de nouveau convenablement rapprochés.

Avant de nous livrer à l'étude de ces derniers corps, nou& croyons nécessaire de faire connaître les circonstances priiH cipales auxquelles on peut attribuer leur manière d'être sur ^ terre.

U UHS GÉNÉRALES. — ATTRACTION-

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