‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 30 sur 158 · AGENTS DE LA NATURE. — LUMIÈRE · texte numérisé non relu

AGENTS DE LA NATURE. — LUMIÈRE

sortes d'état à différents degrés de température. Le mercure n'est solide qu'à 39 degrés sous zéro du thermomètre centigrade; l'eau à zéro ; le soufre ne se fond qu'à 170 degrés. L'eau se volatilise ou se change en vapeurs quand elle bout à 100 degrés, le soufre à 200 , et le mercure à 3S0. Comme les liquides, lorsqu'ils prennent l'apparence de vapeurs, forment des sortes de bulles ou de petites vessies qui viennent crever à la surface, on désigne ce phénomène apparent sous le nom d'ébullition. Il est plusieurs corps dans la nature qui , à la température et sous la pression de l'atmosphère dans laquelle nous vivons, restent continuellement pénétrés d'une quantité suffisante de calorique pour conserver la forme de gaz. Ils ne peuvent même prendre l'état solide qu'autant qu'ils s'unissent ou se combinent avec d'autres substances, et constamment alors, ils laissent dégager la matière de la chaleur.

54. En s'introduisant dans les corps, le calorique écarte leurs molécules ; il diminue ainsi leur attraction cohésive ou celle qui dépend de la forme de leurs particules intégrantes ; mais il paraît agir dans beaucoup de circonstances sur l'affinité réciproque de leurs éléments ou principes constituants. C'est à cette propriété que l'on attribue la décomposition d'un grand nombre de matières par l'action d'un feu plus ou moins violent, tel que celui du chalumeau (82). Quand on dispose l'appareil où s'opère la séparation de manièn; à en recueillir tous les produits, on obtient alors la connaissance de la composition de certains corps; c'est ce que l'on nomme V analyse par le feu. Le calorique est en outre constamment employé comme moyen physique et préparatoire d'une action chimique ou de combinaison, pour faciliter la fusion des solides qu'il ramollit, liquéfie, vaporise ou gazéifie; et par les moyens que l'on a de soustraire les corps à son influence, en même temps qu'on les soumet à une forte pression , on peut étudier leur nature en changeant leur état en sens inverse; c'est ainsi , par exemple, qu'on ramène les gaz à l'état de vapeurs ou de liquides, et ces dernière à la forme, à la consistance des solides avec toutes leurs propriétés.

55. Là lumière. — De môme que c'est par la sensation de la chaleur que nous avons acquis des idées sur le calorique, c'est

Page 1