‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 34 sur 158 · AGENTS DE LA NATURE. -. ÉLEOTBOX · texte numérisé non relu

AGENTS DE LA NATURE. -. ÉLEOTBOX

trer l'existence de deux fluides analogues par leurs eflets, mais différents, et tendant à se croiser, dans leur manière d'agir. Si Tun d'eux, par exemple, émane d'un corps mobile, et libre jusqu'à un certain point, qu'on puisse rapprocher d'un autre corps mobile chargé du même fluide , du moment où ces corps pourront agir l'un sur l'autre , ils s'éloigneront presqae aussitôt et se repousseront réciproquement, tandis que si l'un de ces corps est chargé d'un fluide opposé, ces deux corps se trouveront irrésistiblement attirés ou entraînés l'un vers l'autre; c'est ce qui a fait désigner ces fluides sous des noms différents; tantôt de positif, quand le fluide attire ; et de négatif, quand il repousse; tantôt boréal, quand le fluide se dirige vers le nord ; et austral , quand il porte la portion mobile du corps où il réside, vers le pôle sud ou méridional de la terre.

65. L'électricité. — Les plus anciens observateurs avaient reconnu que l'ambre jaune ou le succin (216), sorte de résine fossile, dont on faisait alors, comme aujourd'hui , des ornements et des bijoux, jouissait, après avoir été frotté immédiatement, de la singulière propriété d'attirer d'abord fortement les corps légers , et de les repousser ensuite vivement peu après qu'ils avaient été en contact. Comme cette matière était appelée électron par les Grecs, on a emprunté de ce nom celui d'^lectricité, sous lequel on a désigné cette propriété; beaucoup d'autres corps, comme les résines, le verre, plusieurs pierres précieuses frottées avec de la laine, jouissent de la même propriété. C'est un effet dont on a recherché la cause et on a reconnu que cette cause résidait dans une sorte de fluide impondéré, dont on pouvait rendre la présence perceptible à plusieurs de nos sens, on l'a nommée fluide électrique ou élec-tron.

66. On a recueilli ce fluide à l'aide de divers instruments ; en particulier en faisant frotter une grande surface de verre sur deux coussins de cuir saupoudrés d'une matière sèche provenant d'un amalgame ou d'une autre préparation métallique pulvérisée ; c'est ce que l'on nomme une machine électrique. A mesure que ce fluide s'accumule sur le verre ou qu'il s'y trouve en excès, il s'échappe, étant soutiré par des pointes dont est armé un cylindre creux de métal poli, placé à quel-

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