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que distance » et isolé à Taide de supports en verre. On ai^peUi ce cylindre unTconducteur, Les principaux phénomènes qui st manifestent lorsqu'on fait agir ou frotter la machine, sont les suivants : D*abord, si Ton approche du conducteur des corps légers, par exemple de petites boules de moelle de sureau, su& petidues à Textiémité d*un léger fil de soie, ces corps sont mi£ en mouvement, successivement attirés et repoussés; c'est ce qu*on nomme attraction et répulsion électrique. Ensuite, eu présentant à ce cylindre quelque surface nue de la peau , ou f éprouve la perception d'une sorte d'eflluve que Ton compare au contact d'un corps léger, comme d'une toile d'araignée; mais si l'accumulation du fluide est plus considérable, alors il s'échappe avec bruit, sous forme de points lumineux, d'étincelles pétillantes d'une teinte bleuâtre, portant une odeur iaible, analogue à celle de l'ail. Recueilli en plus grande quantité, accumulé et soutiré tout à coup, ce fluide détermine tous les phénomènes de h foudre; il détruit, il déchire, il brûle, il met en fusion, il volatilise les métaux ; il consume, il tue las animaux instantanément; il renverse, il brise tout ce qui s'oppose à son passage.
67. Avant d'arriver à la connaissance de ces faits, qui ont été le résultat d'un grand nombre de recherches, à l'aide desrquelles on a reconnu que le fluide électrique était tout à fait différent de la lumière et du calorique, il a fallu étudier les particularités qu'il présente, quand il commence à manifester sa présence : nous allons rapporter les principales.
68. Il est des corps à la surface desquels le simple frottement manifeste la preuve de la présence du fluide électrique; mais ces corps ne le conduisent pas facilement. À cause de cette particularité , ces substances électriques par elles-mêmes sont appelées idi<hëleûtnques. Telles sont le verre, les pierres dures, le soufre, les résines. Les matières animales et végétales bien sèches, comme les poils, la laine, la soie, le bois, l'air très* sec, et d'autres substances ne développent pas le fluide électrique par le frottement, mais elles le reçoivent par commuoieation, par contact; si elles le conduisent très-facilemeot, elles Tabandonnent de même : on les dit dans ce cas anéleciriquei» Telles sont l'eau et toutes les matières qui en contiennent, sous
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quelque forme qu'elle se présente ; par conséquent les animaux et les végétaux vivants : tels sont encore le charbon, les métaux. Il est un moyen très-simple de reconnaître la présence d6 l'électricité et sa na^ture (PL I, /î^f. 14) : on place en équilibre sur un pivot central une aiguille métallique ( A, B) terminée par deux petites boules. On isole la tige qui la supporte sur un disque de résine (D), puis avec un bâton de cire à cacheter (C) ou de résine frottée légèrement, on touche Tune des boulies, et l'autre avec le bout du doigt, en approchant un corps de laine tie ses boules on voit si celle-ci est repoussée ou attirée, ce qu'on nomme électro-négatif ou positif.
69, Dans quelques corps la compression suffit pour déterminer le développement de la matière électrique. C'est ce qu'on a reconnu dans une feuille ou lame de spath d'Islande, que l'on presse fortement entre les doigts. Cette propriété se manifeste encore sensiblement entre deux disques, l'un de liégè, et l'autre de gomme élastique, comprimés, puis séparés; d'autres corps, comme la topaze, la tourmaline, le zinc oxydé, cristallisé, et quelques autres minéraux élevés à une température analogue à celle qui met l'eau en ébullition, développent le fluide électrique. Presque toutes les actions chimiques, celles qui ont lieu quand les particules des corps se combinent en s'unissant, ou lorsqu'elles se séparent dans les décompositions, manifestent la présence de l'électricité. Le contact de deux niétaux de nature différente, quand de l'eau se trome interposée, produit encore, et probablement aussi par un effet chimique, un développement manifeste de cet agent. C'est ce qu'on a reconnu de nos jours dans l'action galvanique. Quand on prend deux disques de métal, l'un de zinc, l'autre de cuivre, avec une rondelle de drap imprégnée d'eau saline , on obtient un petit appareil, à l'aide duquel les phénomènes électriques s'opèrent d'une manière continue; le pôle cuivre correspond à l'électricité résineuse ou négative, tandis que le pôle zinc produit une sorte de fluide analogue à celui qu'on désigne sous le nom de vitré ou de positif. Cette sorte d'électricité ou d'action électro-dynamique, produite par l'appareil que nous venons d'indiquer, et par d'autres procédés physico-chimiques, a été rendue beaucoup plus évidente par la superposition d'une série