‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 54 sur 158 · CORPS INERTES. — MÉTAUX. CUIVRE · texte numérisé non relu

CORPS INERTES. — MÉTAUX. CUIVRE

vent il est combiné avec le soufre , et c'est la mine la plus ordinaire qu'on nomme pyrite de cuivre; c'est le principal minerai exploité en Russie, en Suède, en Angleterre; allié à l'arsenic, on l'appelle alors cuivre gris. On le rencontre aussi oxydé et uni avec plusieurs acides; en particulier avec les carbonates, tels que la pierre dite bleu-de-montagne, et la terre colorée que Ton nomme vert-de-montagne ou cendres vertes; la mala-chite,\e cuivre phosphaté, chlorate, dit sable vert du Pérou, Farséniate, etc. Ce métal exige beaucoup d'opérations pour être amené à son état de pureté. On met le feu aux masses des morceaux de la mine, quand elles contiennent du soufre; puis on les grille deux ou trois autres fois pour les diviser; après quoi , en chauffant le minerai plusieurs fois consécutives avec du charbon, on obtient un oxyde noir et terreux de cuivre, qu'on allie avec trois parties de plomb : on en fait une pâte qu'on dispose en pains pour les placer de champ dans des fourneaux, sur des plaques de fonte, qu'on fait rougir lentement. Le plomb se vitrifie et enlève les autres métaux; il reste une sorte de mie ou d'épongé métallique que l'on fond , qu'on rafiQne et qui se débite en petites plaques arrondies, refroidies rapidement dans l'eau , auxquelles on donne le nom de rosettes.

147. Le cuivre est souvent employé dans les arts. On en fait de la monnaie, des médailles , des ust^siles, des chaudières, des alambics, des tuyaux de conduitcT, des instruments à vent, des timbres. Il est très-tenace; un fil d'une ligne de diamètre soutient, sans se rompre, 27-4 livres ou i37 kilogrammes. On l'aplatit sous le laminoir pour en obtenir des lames avec lesquelles on garnit en dehors les vaisseaux; ce qu'on appelle les doubler. On rétame à la surface; il sert alors pour faire des casseroles, des bassines, etc. On le réduit, en le frappant, en feuilles trèslégères, par les procédés du batteur d'or. Lorsqu'il est pur, on le nomme cuivre rouge ou de rosette ; il entre dans beaucoup d'alliages; uni avec le zinc, on l'appelle cuivre jaune, laiton , similor, chrysocale , pinchheck , or de Manheim , tombac. On fait avec ces alliages, les épingles; l'oripeau ou clinquant, quand il est aplati en feuilles très- minces; les cordes sonores ou fils de laiton, les galons faux, les rouages des machines d'horlogerie, etc. ; allié à l'étain dans des proportions diverses

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