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etdétenninées, et avec plus ou moins de zinc, il forme Fatrain ou le bronze, dont on fait des canons, des statues, des cloches, ainsi que des timbres, des cymbales, des tamtams, et même des miroirs de réflexion plans, concaves ou convexes, pour les instruments d*optique. On nomme potin un bronze impur, dans lequel il entre du plomb et un peu de fer ; il se polit facilement, mais il est très-dur et cassant; il sert à former les boîtes des moyeux des roues de voitures de luxe, à faire des robinets. Les oxydes de cuivre , tels que les cendres bleues , Tarsénite, l'oxyde, verdetgris^ servent beaucoup en peinture en détrempe pour les papiers, et dans Tart du teinturier, ainsi que ses combinaisons avec plusieurs acides ou les sels de cuivre, comme le vitriol bleu» ou le sulfate de cuivre.
148. Le plomb est un métal d'un gris bleuâtre et livide assez éclatant, mais se ternissant facilement à Tair, si mou que Tongle peut le rayer, d'une odeur spéciale, peu sonore, très-flexible, mais peu tenace , facile à allonger sous le laminoir ou à la filière, et d'être réduit par le marteau en feuilles très-minces, se fondant à une chaleur modérée, colorant en gris les corps blancs sur lesquels on le frotte. On ne le trouve que fort rarement dans la nature sous la forme métallique. Le plus souvent il est combiné avec le soufre, c'est le sulfure de plomb qu'on nomme galène ou alquifoux (lâO) , ce minerai est commun en France; on le rencontre aussi uni à l'arsenic, et à plusieurs acides. Il est facile de le réduire , en le faisant fortement chauffer avec des matières qui contiennent du charbon. Les alchimistes désignaient autrefois le plomb sous le nom de saturne.
149. On emploie beaucoup le plomb dans les arts dont les produits ne doivent pas servir pour la préparation des aliments. Ses alliages, avec d'autres métaux, sont propres à divers usages; uni au zinc, et avec un peu d'arsenic, il sert à faire des balles de fusil, et avec un peu d'antimoine ou d'arsenic, pour faire la grenaille, dite de plomb à giboyer ; allié à l'étain , il donne la soudure. Uni à l'antimoine (142) il donne, comme nous l'avons dit, les caractères d'imprimerie; huit parties de bismuth, trois d'étain et cinq de plomb, forment un alliage triple, très-précieux dans les arts, et connu sous le nom de Darcet, qui l'a fait connaître ; il se fond à la chaleur de Teau bouil-
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laate, et sert à tirer des empreiotes sur le pl&tre et «tr bois, par le clichage. On étend le plomb en lames, afin d'en ooaYiir les édifices. On en fabrique des tuyaux, des réservoirs. On fait en peinture un grand usage de ses oxydes, tels que la eéruse, le mauieot, le minium ^ la Htharge, etc. On les unit au verre qu'ils rendent plus fusible, et auquel ils donnent plus de dureté, de pesanteur et de transparence; c'est ce qu'on nomme le cristal factice ou fiint gla$ê. Le jaune minéral, qui est d'une belle couleur jaune dorée et qui est employée en peinture, est un oxychlorure de plomb. Le jaune, dit de Cologne, est un chromate qui sert dans la peinture à l'huile. En médecine on fait usage de l'acétate de plomb, dit sucre de Saturne , qui est de l'oxyde dissous dans le fort vinaigre. La matière qu'on nomme improprement mine de plomb, et dont on se sert en crayons , ne contient pas du tout de plomb ; c'est du fer carburé , ou uni à une petite quantité de charbon.
130. Tous les autres métaux de la même section étant peu importants, nous allons en traiter d'une manière trèft-som* maire. Il est difficile d'obtenir du nickel. On le trouve dans la nature sous l'état d'oxyde combiné avec le fer et l'arsenic. Les chimi^es qui l'ont observé lui ont trouvé une couleur blanche grise, analogue à celle du fer. Il jouit, comme ce dernier, de la propriété magnétique. On a constaté sa présence dans les aérolithes. On nomme ainsi des masses pierreuses ou métal* liques qui tombait de l'atmosphère, à la suite de quelques phénomènes lumineux et bruyants; c'est ce qui les a fait aussi nommer pierres météoriques. L'analyse y a trouvé le plus souf* vent du fer à Tétat métallique, allié avec du nickel, du chrome; leur surface est assez souvent comme vitrifiée par l'efi'et d'une forte chaleur. L'alliage que l'on désigne sous le nom de maillechort est composé de cuivre, de zinc et de nickel. Ce métd s'unit également à l'acier, on a constaté sa présence dans quelques lames tranchantes de damas. Le tellure est encore moins connu; il a été trouvé allié à l'or et à l'argent provenant des mines de la Transylvanie. Il est blanc bleuâtre, cassant et lamelleux. Le titane se trouve à l'état d'oxyde rouge, uni au fer, à la silice, et à d'autres métaux dans le schorl rouge de Hongrie. Vurane, Iteérium, \t tungstène [miexxs, tungstein.
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pierre pesante qu'on a nommée schélin du nom de ^béele), le eolomhium et le molybdène ne sont d'aucune utilité encore, et sont à. peine connus des minéralogistes et des chimistes. Le chrome intéresse davantage parce qu'il fournit à Tart de rémailleur de très-belles couleurs. On l'a découvert d'abord dans un minéral, le chromate de plomb, qu'on désignait sous le nom de plomb rouge de Sibérie» On ne le connaît guère que sous l'état d'oxyde qui donne de très-belles teintes veites, prin^ cipaiement celle de l'émeraude factice, et surtout des nuances de vert- olive foncé, lorsqu'il s'unit par Faction. d'un trèsgrand feu à la couverte des porcelaines* Le cbromate de plomb artiûaiel donne une belle couleur jaune-jonquille, employée avec avantage dans la teinture et dans la peinture à rbuile. En France, on obtient l'oxyde de chrome, en exposant à un feu violent et dans un appareil convenable le fer chromate avec du nitrate de potasse. Il se forme du chromate de potasse, qu'on décompose avec différents sels, dont les radicaux ont plus d'afûnité avec la potasse,
151. Les métaux les plus oxydables, ceux qui décomposent l'eau à toutes les températures, et surtout à l'aide d'une trèsforte chaleur, pour lui enlever une partie de son oxygène, sont les quatre qui suivent : le zinc, l'étain, le fer et le manganèse. Le fiino est d'un blanc bleuâtre. On peut le laminer; mais i l'aide d'une forte chaleur, de 3â0 à 360 degrés. Quand il a été d'abord coulé en plaques, son tissu semble être le produit de la réunion de lames qui se divisent et deviennent très-friables quand on fait chauffer leur masse. Chauffé sans le contact de l'air il s'élève en vapeurs et peut être distillé. Mais dans l'at-* mosphère il brûle avec une flamme blanche très-brillante, et se réduit en vapeurs et en flocons blancs comme lanugineux, au moment où il se fond. C'est ce que l'on avait nommé la laine philoiophique ou pompholiœ. On le trouve dans la nature sous l'état d'oxyde, combiné avec l'acide carbonique, la sihce, et on le nomme alors calaminé, carbonate ou silicate, ou pierre ealaminaire; combiné avec le soufre, c'est ce qu'on appelle blende; et enfin uni avec quelques acides. 11 se volatilise aussi dans les cheminées des fourneaux où l'on traite des gangues qui le oontiennent, et il forme un oxyde connu sous