CORPS INERTES. — THRRES. MAGNÉSIE. M
y est sous forme de sel, ou unie intimement à un aeide. Quand on l'obtient pure, c'est une poudre blanche, onctueuss» happant à la langue, faisant avec Teau une pâte ductile, et donnant une odeur particulière, insoluble dans Teau, presque infusible au feu, excepté par l'action du chalumeau à gaz de Brook. L'alumine forme la base de quelques pierres précieuses (199), telles que le corindon, le saphir, le rubis ; le plus ordi^^ nairement on la trouve mélangée avec la silice. C'est ce qui existe dans les glaises, les argiles (207) ; elle devient ainsi la base des ciments, des mortiers , et de presque toutes les pote- ' ries , des pipes, des carreaux , des briques, des tuiles; car elle se serre et se durcit par l'action du feu , où elle semble se cuire, en éprouvant ce qu'on appelle le retrait. Elle est dissoute par beaucoup d'acides ; c'est ainsi qu'elle est combinée dans l'alun, et que précipitée des eaux, à l'aide des alcalis en excès, elle s*uait avec les matières colorantes qu'elle fixe en teinture; et qu'elle donne ainsi les laques à la peinture (189)*
169. La magnésie semble lier, par ses propriétés, les terres avec les alcalis* On ne la trouve pas pure naturellement; les chimistes ont aussi reconnu que c'était Toxyde d'un méta| qu'ils ont nommé magnésium (78) ; le plus souvent on l'extrait des sels dans lesquels elle est combinée, et qui , pour la plupart, sont solubles dans l'eau. On la précipite de ces dissolutions, en offrant à, l'acide une base pour laquelle il a plus d'affînité. Le nouveau sel formé, étant lui-même soluble, la magnésie se prèr cipite; on la lave , on la fait sécher, et alors c'est de la magnée sie carbonatée qui se présente sous la forme d'une poudre trèsblanche, très-légère, douce au toucher, semblable à de l'ami* don, inodore, d'une saveur fade, verdissant cependant quelques couleurs bleues végétales. Elle forme avec les acides des sels amers (188); on ne l'emploie guère qu'en médecine, comme matière absorbante et pour neutraliser les acides, ou pour dé-r truire les aigreurs d'estomac i les sels qu'elle forme sont pour la plupart purgatifs (188).
170. Les autres terres qui ont été également regardées comme des oxydes de métaux, sont le zireonium, Yyttriumy le gluey^ nttim; elle n'ont été étudiées que par les chimistes qui les ont obtenues en décomposant ou en analysant quelques pierres^