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On a aussi rapproché de cette famille des champignons

d*autres plantes parasites qui vivent ordinairement sur le» troncs d'arbres, et qu'on a nommées à cause de cela Htpoït- LONS. Les uns ressemblent k des racines, et on les appelle rhi^ zomorphes ; d'autres offrent des parties arrondies très-dures, et prennent le nom de sphéries, de verrucaires; leurs graines sont renfermées dans une sorte de mucilage.

438. Les Algues (ô) de Jussieu comprennent aussi les Lichetys, ou les espèces coriaces et crustacées à fructification distincte , que nous examinerons à part. Les algues proprement dites hyârophytes ou thallassiophytes n'ont pas de fructification connue : elles vivent dans les lieux humides, le plus souvent sous l'eau douce ou salée; elles attirent l'humidité, et s'imbibent facilement de l'eau dans laquelle on les plonge. Plusieurs se reproduisent par la division naturelle ou accidentelle de leurs parties ; d'autres paraissent avoir des globules séminifères semblables à ceux des champignons. C'est parmi les algues qu'oa range le&nostochSy que quelques auteurs regardent comme une sorte de polypier terrestre; les rivulaires, les charaignes, le^ eonferves^ les batrachospermes ^ les vaucheries, qui vivent dans les eaux douces ; les ulves , les varecs , goémons ou /ucuiy et les céramions qui ne se développent que dans les eaux salées de la mer ou des lacs (563).

439. Les Lichens ne vivent pas dans l'eau : leurs formes varient beaucoup; leur caractère essentiel consiste dans les boucliers ou les sortes d'écussons qui portent les organes de la reproduction. On les a distingués en lépreux, qui forment une croûte très-adhérente et peu épaisse ; en foliacés , et en /î^omenteux ou flstuleux, suivant qu'ils ressemblent à des feuilles, à des lames minces, ou à des tiges plus ou moins hérissées dei poils et de filaments (564).

440. Les Hépatiques croissent dans les lieux très-humides; elles ont des espèces de racines, quelques-unes ont des tiges grêles garnies de petites feuilles; mais la plupart forment des plaques membraneuses vertes, analogues à des feuilles; les or<ganes de la reproduction varient : chez les unes, on remarque une capsule qui offre des valves longitudinales, et dans laquelle on ojpâi^irvQ â^ Alimenta contournés en spirale : d'autres n'ont

MÉTHODB NATDRELLB.

pas cette disposition. Les marchantiei, \mi(mg$fiinawiêi, les riccies appartiennent à cette famille.

441. Les Mousses (c) sont de petites plantes vertes à feuilles éparses ou imbriquées, qui se trouvent ordinairement réunies par groupes sur la terre , les pierres et d'autres végétaux , principalement sur les troncs des arbres , dans les lieux humides et à Tombre. Hedwig a reconnu leurs organes de génération : on savait déjà qu'elles portaient une capsule pourvue d'un oper^ cule ou d'une urne et d'une coiffe; mais il a observé qu'il y ea avait d'hermaphrodites, de monoïques et de dioïques, et que la situation des fleurs variait beaucoup. On a semé des mousses, en répandant sur des éponges humides la poussière qui se trouve dans les capsules. La plupart sont vivaces : elles donnent des drageons : desséchées, elle peuvent reverdir, et revivre lorsqu'on les humecte. Cette famille renferme un grand nombre de genres, comme l^phasques, les sphaignes ^ les hypnes, les mnies, les bryes, les polytrichs , lesrfontinale$, etc. (505).

442. Sous le nom de MONOGOTYLËDONES ou d'UNILO^ 9Ë£S, sont comprises toutes les plantes dont les semences, confiées à la terre, se développent avec un seul lobe ou cotylédon, lequel renferme et absorbe les sucs destinés à alimenter la plaatule dans son premier âge, et avant que la radicule puisse pomper les liquides nécessaires à la nutrition. Tantôt l'em-* t)ryon est placé dans l'axe du périsperme charnu, comme dantf les liliacées; tantôt, ainsi qu'on l'observe dans les graminées, il se développe sur le côté d'un périsperme farineux. D'après de nouvelles observations, on a reconnu que les plantes de la famille des fougères, que Linné rangeait dans la dernière classe ou cryptogamie, donnaient des graines qui levaient avec un cotylédon latéral,- petit et en forme de rein ou de haricot, de sorte qu'il se trouve ici un léger changement dans la méthode de M. de Jussieu, et un ordre de plus dans la classe des moncH cotylédones.

443. On peut donc, d'après cette nouvelle découverte, fkire deux grandes sections des plantes monocotylédones : les unee ont des étamines bien distinctes ; dans les autres, si ces organes existent, ils sont cachés et recouverts par des membranes. On a fait un ordre à part de celle-ci, et on y a rangé la famille des

Fougères (444) et quelques autres plantes qui en sont voisines (PI. VI, fig. 24 d), telles que les prêles, les lycopodes, les charax. Parmi les unilobées à étamines distinctes, Fauteur de la Méthode naturelle, considérant que la plupart des fleurs sont hermaphrodites, et que celles qui n*ont qu*un sexe ne sont ainsi diclines que par avortement, a considéré la manière dont les étamines s'insèrent par rapport au pistil. Au reste, toutes ces plantes ont des fleurs incomplètes avec un seul périgone ou périanthe, qu'on a nommé tantôt calice, tantôt corolle : elles sont rangées dans trois ordres : iMes hypogynes (445) , dont les étamines sont attachées sur le réceptacle et audessous du pistil; 2" les périgynes (450), qui n'ont les étamines attachées ni dessus » ni sous les organes femelles, mais autour, sur le périgone; 3* enfin, les épigynes (456), dont les étamines sont portées par le pistil.

444. Les Fougères, qu'on peut regarder comme des monocotylédones cryptogames,- sont pour la plupart herbacées dans nos climats ; mais dans les pays chauds beaucoup d'espèces sont arborescentes. Leurs tiges restent souvent sous la terre : leurs feuilles se développent ordinairement en se déroulant et en formant une crosse; rarement elles sont simples, presque toujours divisées à la manière des plumes. Les organes sexuels, qu'on nomme conceptacles, sont placés sous la face inférieure et sur les nervures de la feuille. On découvre, au-dessous des petites membranes qui les recouvrent, des points pulvérulents qu'on regarde comme des étamines, et de petites coques ou capsules de formes diverses, remplies de séminules dont on a vu sortir l'embryon, accompagné d'un très-petit lobe latéral. C'est à cette famille qu'on rapporte les adianthes, dont les graines sont situées par lignes interrompues, sous le bord replié des feuilles; les piérides, dans lesquelles ces lignes sont continues; les scolopendrieSy qui offrent en dessous des lignes saillantes parallèles, disposées par paires et à angles droits avec la nervure principale; les doradilles ou asplénies, chez lesquelles le centre de la feuille est occupé par la fructification ; les osmondes, dont les feuilles fructifères semblent se changer en grappe, etc. On a rapproché aussi de cette famille les lycopodes , dont les graines sont pUcées à l'aisselle des feuilles, et qui semblent

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tenir le milieu entre les mousses et les fougères; les rhiza^ spermes, comme la pilulaire; les prêles à tiges articulées, creuses, garnies de feuilles verticillées et à fructifications en épi, dont les racines sont vivaces, etc , etc. (566).

445. Quatre familles appartiennent à l'ordre des plantes monocotylédonesà étamines distinctes, et attachées au-dessous du pistil, nommé à cause de cela, monohypogynie. Ce sont: 1** les graminées (446), à chaume ou tige articulée, à gaîne des feuilles fendue en long, à glume ou calice à deux valves; 2** les cypéracées (447), à tiges presque lisses, à feuilles non fendues à la base, et à glume à une seule valve; 3° les typhacées (448), semblables aux cypéracées par la tige et par les fleurs toujours monoïques, qui ont un calice de trois pièces, et dont les mâles sont toujours placés au-dessus des femelles disposées en chaton; 4® les aroïdes (449), qui ont aussi les fleurs en chaton, le plus souvent protégées par un spathe coloré, et dont les fruits sont des baies.

446. Les Gramiihées, dont nous avons déjà indiqué les principaux caractères en exposant le système analytique de Lamarck (403) , sont des herbes dont les fleurs sont disposées en épi ou en panicule, le plus souvent hermaphrodites, à étamines au nombre de trois, et dont la graine est un cariopse. Le nombre des styles, des étamines, des fleurs de chaque épillet, a servi à distinguer les divers genres qui composent cette famille. Nous nommerons seulement ici , avec les six principaux précédemment décrits (404 et paragraphes suivants) , la flouve, le vulpin ou queue de renard , la phléole, le phalaris ou alpiste, le panic , dont une espèce donne le mil ou millet, Vagrostis, le vétiver, la canne à sucre ou canamelle, la hougue ou sorgho, la canche, le roseau, le fétuque, \epaiurin, la brize, le brome, le coïx ou larme de Job, etc., etc. (567).

447. La famille des Souchets, Cypéroïdes ou GvrËRACÉES, a beaucoup de rapports avec celle des graminées, parla graine et par la conformation générale des fleurs et de la tige ; cependant celle-ci est souvent sans nœuds et non cylindrique, et les feuilles n'ont pas leur gaîne fendue; en outre, le plus ord inaiment, Tovaireest surmonté d'un stigmate fendu en trois parties,' le fruit est un acbaine arrondi ou triangulaire. La plupart vé^

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gètent dans les terrains bumides, et font de mauvais pàtunn ges. On range ici les car ex ou laiches, dont les fleurs, disposées par épis d*un seul sexe, sont portées quelquefois par des plantes différentes , ainsi que la linaigrette , les êcirpeê et les iomheiê (570).

448. Les Massettes, Typhoïdes ouTyphacAes, sont pour la plupart des plantes aquatiques, dont les fleurs sont disposées eo épis ou en chatons d'un même sexe ; leurs tiges ne sont jamais fistuleuses, mais semblables à celles des joncs. On n'a encore rapporté que deux genresà cette famille; celui des typhei ou masses d'eau, et celui des rubaniers du genre Sparganium, ou rubans d'eau, dont les graines sont réunies en boule (570).

449. Les Aroïdes (571) sont très-différentes de toutes les plantes de cette classe, d'abord par la distribution ramifiée des nervures des feuilles ; puis, par la disposition de leurs fleurs sessiles autour d'un chaton situé à l'extrémité de la tige, ou sur une hampe, qui provient de la racine, laquelle est la plus souvent tuberculeuse ; pour l'ordinaire, elles sont entourées d'une sorte de corolle ou d'un spathe coloré, qu'on nomme êpédic€. On range dans cette famille les gouets ou arums , et les oaliai (â3), on en a aussi rapproché leszosléres.

450. Les monocotylédones à étamines distinctes, situées autour du pistil, qui forment l'ordre de la monopérigynie , offrent des fleurs à sexes réunis ou séparés, toujours incomplètes, mais quelquefbis accompagnées d'un spathe; il leur succède des capsules ou des baies. Ces plantes constituent un ordre très-nombreux en genres. On les a distribuées en cinq familles , qui môme ne sont pas encore fort distinctes, d'après les rapports très-naturels qui semblent lier tous ces groupes les uns aux autres. La première comprend, sous le nom de pal^ miers (451), les plantes dont le stipe (PI. I, flg. 10) porte des baies à une loge, ou des drupes dans lesquelles sont renfermées des graines dont le périsperme est très-volumineux , et devient dur comme de la corne. La seconde renferme les asiparagéeê (452), qui ont des tiges branchues , des fleurs hermaphrodites et des baies à trois loges. La troisième comprend les joncéeê (453), dont les fleurs, ordinairement à six étamines, sont enveloppées dans des sortes de glumes réunies eu épis , en panicules

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OU en corymbes , et produisent des capsules à treis éliras. La quatrième famille comprend , sous le nom de liliaeéeê (454), toutes les plantes qui ont quelques rapports avec les lis par leQ six divisions du périgone, les six étamines, le style uniqua souvent à trois stigmates, la capsule à trois valves : elle M divise en plusieurs familles secondaires, comme les aipkoééleêf les narcisses^ etc. Les iridéei (45S) composent lacinquièBM grande famille; elles sont faciles à reconnaître par leurs fleurs à trois étamines, et par la forme de leurs feuilles qui sont te plus souvent engainantes, ou engagées les unes dans lesautre8#

451. La famille des Palmiers est composée de grands arbrei et d'arbrisseaux, dont les fleurs, de sexes différents,, sont quelquefois portées par deux plantes. Leurs feuilles sont plaoéot au sommet de la tige qui tient lieu du plateau qu'on retrouve ft la base des bulbes ; elles varient par la forme. Cette tige edt surtout remarquable parce qu'elle forme, le plus souvent, ub tronc arrondi de même grosseur et sans brancbes depuis le bat jusqu'au sommet , coiironné par les feuilles et les fleura qui deviennent des fruits , dont beaucoup sont nourrissants et fort utiles. Les étamines , presque toujours au nombre de six, sont réunies à leur base. Qn divise communéipent pour l'étude cette famille en deux sections, suivant que les feuilles sont ailéeô « ou qu'elles sont disposées en éventail. On les distingue plul naturellement encore en hermaphrodites, polygames, monoïques et diolques. On y rapporte les roiang$ , le eham(»rop$, Xib réca^ les coco$, le ia§ouyle 4aUier, le lontar^ le îatanier^ at0# (572).

453. Les AsFARA6tiR9 ou Asparagoides ont tiré leur nom i^ l'asperge, qui a été regardée comme le chef de cette tribu. Uk plupart des plantes qui constituent cette famille portent d^ baies : les fleurs n'ont qu'un périgone. Leur racine n'est j^pait bulbeuse : la plupart sont herbacées; quelques-unes sont dei sous-arbrisseau^ grimpants. Ou a distingué les espèces en h^r^ maphrodites, comme les genres draeœne , oiperge , parUeilê^ eonvaUari(^ ou muguet; et en dioïques, dont on a fait mèmd une petite famille som \^ ppm de SmilacS^, où l'oi) i^ge ]# fragçn. , le smilaœ^ le tamme ou tami^ier (573),

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