Les Joncs» Jonoa^e^on Joi{ç&b9, qnt qualQues rapports
avec les scirpes, de Tordre précédent, et les lis, qui composent la famille suivante ; et si les genres de ces trois groupes étaient disposés par ordre naturel dans un jardin, il faudrait en faire trois groupes limitrophes , œmme trois départements se touchent dans une carte géographique. Ce sont des herbes à feuilles engainantes, au moins vers la racine ; leurs fleurs sont le plus souvent hermaphrodites, à six divisions au périgone. L'ovaire est libre, surmonté de trois stigmates, et forme une capsule qui s'ouvre par trois valves. Les genres de cette famille ont été distribués en quatre sections : V ceux qui ont le calice en forme de glume , comme les joncs , les acores et les aphyllantes; 2*ceux chez lesquels les divisions intérieures du calice ressemblent à une corolle, comme la comméline, V éphémère; 3» ceux qui ont un calice dont toutes les pièces ressemblent à des pétales, qui ont ordinairement trois ovaires, et qu'on a aussi désignés sous le nom de Golchicacées , comme les tofiel* dies, les varairei, vératres ou hellébores, les colchiques; 4* enfin, les genres qui, ayant aussi plusieurs ovaires, toujours au delà de trois, dont chacun se change en une capsule, ont été nouvellement désignés sous le nom d'ALisuACÉs ou nayades , comme les potamogétons, les fiuteaux ou plantains d'eau , les sagittaires ou flèches d'eau , les hutomes ou joncsfleuris , etc. (374).
454. La famille des Liliacées est remarquable par la beauté des fleurs toujours divisées en six parties , et garnies de six étamines. L'ovaire est simple et forme une capsule à trois valves et à trois loges, dont chacune renferme deux piles de graines, souvent aplaties. On a subdivisé cette famille en plusieurs autres; telles sont : 1® les Lilucées proprement dites, qui ont l'ovaire libre et trois stigmates, comme la tulipe, làfritih taire, la glorieuse ou. méthonique, le lis, etc. ; 2® les Asphodé- LÉKS, qui avec l'ovaire hbre n'ont qu'un stigmate» comme les asphodèles, les hémérocalles , les jacinthes , les anthéries, le fhormium^ les scilles, les ornithogales, les aulx, tels que le poireau, Véchalotte, ]SLrocambole,\sL civette ou cive, la, ciboule, la ciboulette et toutes les espèces d'ognons, etc. ; S» les Nàrcis- 8ÉE8, dont l'ovaire est adhérent, comme Y amaryllis , le pancrace ^ les narcùiseSf la perce-neige ou galanthine^ la iubé
reuse f ainsi que Vananas^ Yagave, ValoèSy l'yucea^ etc. (575).
455. Les Iridébs ont été aussi nommées triaires, parce que les organes de leur fructification sont disposés par trois, comme trois étamines; trois stigmates; capsule à trois loges, à trois valves ; périgone à trois divisions externes et à trois internes. Elles ont une racine, sorte de rhizome charnu ; une tige ordinairement comprimée , à laquelle les feuilles sont souvent parallèles par leur plan. C'est là qu'on range les iris , les ixias , la iigridie, les glaïeuls, \e safran ou crocus etc. (576).
456. Les monocotylédones épigynes, ou de Tordre appelé manoépigynie^ ne comprennent que quatre petites familles faciles à distinguer les unes des autres parle nombre des étamines et la forme du fruit. Ainsi, certains genres n'ont qu'une seule étamine, et tantôt une capsule uniloculaire, comme les orchidées (457) ; tantôt trois loges, comme les drymyrrhizées (458). Les autres genres ont plus de deux étamines ; tantôt six, avec un fruit à trois loges, comme \e& scitaminées (459), tantôt neuf étamines ou plus , et un fruit à beaucoup de loges» comme les hydroeharidées (460).
457. La famille des ÛRCHnoËES est composée de plantes herbacées , à fleurs disposées en épi ou en grappe , garnies chacune d'une bractée, ordinairement de formes irrégulières et anomales. Elles sont gynandres , c'est-à-dire que les anthères sessiles sont supportées par le pistil , qui est quelquefois percé d'un stigmate sur le côté, ou à la base du style ; leur capsule est à trois valves, et contient des graines excessivement menues. On rapporte à cette famille les orchis , les sérapies , les opkris , la vanille , etc. (577).
458. Les Balisiers ou Drtmtrrhizées ont reçu ce dernier nom de l'odeur agréable que répandent la plupart de leurs racines. Ce sont des herbes à feuilles engainantes, dont les fleurs ont un périgone le plus souvent irrégulier, quoique composé de six pièces , mais inégales : tels sont la canne d'Inde ou le balisier, le marantha dont l'une des espèces fournit l'arrow-root , le gingembre ou amomum, lezédoaire, le galanga^ le curcuma (579).
459. Deux petits genres de plantes se rapportent à la famille des Bananiers ou SaTÀMii«ÉES et à celle des MiSACiss, Ils ont
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beaucoup de ressemblance avec ceux de la famille précédente, dont ils diffèrent cependant par le nombre des étamines, et par le fruit, comme nous venons de l'indiquer. Le bananier ou le figuier d*Adam , et la strelitzia , le ravellana , sont encore les seules plantes connues de cette tribu (578).
460. Les Htdrocharid£e8 ou les Morrènes sont, comme les nayades, des plantes aquatiques qui fleurissent à la surface de Teau, et chez lesquelles les oi^anes de la fructification sont or* dinairemeut portés sur une hampe ou sur un pédoncule isolé. La plupart se perpétuent par drageons : tantôt elles ont une capsule à six loges, comme les hydrocharis, les siratiotes; tantôt la capsule est à une seule loge, comme dans la vallisnô^ rie. C'est à tort qu'on ayait rapproché de cette famille deux genres de plantes dicotylédones qu'on croyait devoir réunir aux papavéracées, le nénuphar et le nélombo (i) (S80).
461. M. deJussieu, pour donner plus de facilités dans l'étude des plantes qui germent avec deux cotylédons, a établi des sous-classes d'après la considération des fleurs , qui sont tantôt unisexuelles, tantôt hermaphrodites, avec ou sans corolle d'un seul ou de plusieurs pétales ; chacune de ces sous-classes se partage ensuite en ordres, s'il est nécessaire, d'après la considération de l'insertion des étamines , comme pour les monocotylédones (443). Cette disposition des étamines, ou ce qui revient au même, de la corolle monopétale qui supporte ces organes, et qu'on dit alors staminifère, offre trois modes d'insertion : !• celle dite hypogynique : dans ce cas l'ovaire est libre, et les étamines, ou la corolle, sont insérées au pourtour même de sa base ; â» l'insertion périgynique dans laquelle léS étamines, ou la corolle, sont attachées au calice, à une certaine distance de la base de l'ovaire; S*» l'épigynique , dans laquelle l'ovaire est inférieur, et les étamines ou la corolle insérées sur son sommet.
462. Le tableau suivant donne une idée exacte de la mé-? thode naturelle de Jussieu , dont nous aUons continuer l'exposition.
(1) M. DecandolU, Bulletin du usiênett^ tome 3, p. 73, fig. 8, n» S7, opinion
Sue n'a pas adoptée M. À. Richard {DicU elats. d'hist, natur,^ tome 12, article ympMoêéêê.