Les Crassulacées ont moins de pétales; leur nombre
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ainsi que celui des étamines et des ovaires, correspond aux di-* visions du calice ; quelquefois cependant il est double. On place ici la tillasa^ les crassulesy les cotylédons , la rhodiole , les se'dons ou orpins , les joubarbes •
526. Les Saxifrages, ou Sàxtfràgéss, n'ont pas toutes les feuilles charnues : ce sont des herbes et des arbrisseaux dont le principal caractère consiste dans deux cornes produites sur Tovaire par le dessèchement et le racornissement des styles. Les unes ont une corolle dont les pétales sont tout à fait séparés, comme les saxifrages , les tiarelleSt les heuchéres; d'autres ont la corolle poly pétale , comme les hydrangea, les hortensia, les tanrouges , etc. On a aussi rapproché de cette famille la dorine^ la moscatelle , qui n'ont pas de corolle.
527. Les Cierges, Càctiers, Nopàlêcs ou Cactoïdes, ont les formes les plus singulières, les plus variées et leurs tiges charnues, succulentes* Cette famille ne comprend qu'un seul genre dont les espèces, dépourvues de feuilles, sont ordinairement munies de faisceaux d'épines, dont les fleurs sont solitaires et les fruits pulpeux. On a divisé les càctiers en plusieurs sousgenres ou tribus ; les uns Ont leurs tiges courtes, renflées : on les a nommés mamillaires, sphéro-, mélo-, échinoHîactiérsî d'autres sont appelés cierges quand leur tige est droite et se soutient seule, ou serpentins quand leur tige est volubile ott traînante. On a appelé phyllanthes les espèces dont les tigeS sont comprimées, semblables à des feuilles, comme les nopals. On a rapproché des càctiers, sous le nom de ribésiées ou de gros^ sulariées (620), le genre groseillier, qui n'a que cinq étamines, cinq pétales, un calice à cinq divisions.
528. La famille des Salicaires, Sàlicàriées ou Calycanthèmes, comprend des herbes et des sous-arbrisseaux à fleurs hermaphrodites, à calices persistants, d'une seule pièce, qui portent les pétales dans l'intervalle de leurs lobes, ainsi que les étamines, dont le nombre est égal ou double; leur fruit est une capsule non adhérente au calice. Tels sont làsalicaire^ le glauœ, la henné OU Làwsonia, la suffrénie, la péplide , la cornifle ou cératophylle.
529. Les OifAôRAiRES ou ÉPiLOBiENNES sout des herbes qui ont beaucoup de rapport avec les plantes de la précédente fa-
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mille ; mais leur ovaire est adhérent. Les unes en ont plusieurs, comme le volant d'eau ou miriophyllum ; d'autres n'en oât qu'un seul , comme la circée , la macre , Visnarde , Y onagre ou œnothére, Yépilobej la Jussiée; on a aussi regardé comme ayant quelques affinités avec cette famille, d'une part» la callitriche^ le&petses, et d'une autre, la Futehia,
530. La famille des Myrtes, ou Myrtoîdes, est composée d'arbres et d'arbrisseaux la plupart étrangers, mais dont on cultive plusieurs espèces dans nos jardins, à cause du parfum agréable que répandent leurs fleurs. Tous ont les feuilles et les rameaux opposés; ces feuilles sont simples, sans stipules, quelquefois vésiculeuses; leur calice est d'une seule pièce, collé à l'ovaire; il porte les pétules et les étamines qui sont nombreuses : tels sont les angolants, les eucalyptes^ les mélaleucas^ les métrosidéros , les leptospermes , les syringas, les myrtes , les jamboisiers , les girofliers ^ \es grenadiers (621).
531 . Le petit groupe des Mélàstomébs semble tenir le milieu entre les cierges, dont ces plantes diffèrent par leurs pétales au nombre de quatre ou de cinq, et les salicariées, dont elles se distinguent par leur ovaire adhérent. On n'a encore inscrit ici que les genres mélastome et osbekie.
532. Les Rosacées sont ainsi nommées à cause de l'analogie que la plupart des genres présentent avec les rosiers : ce sont des plantes ligneuses ou herbacées, à calice persistant et à limbe toujours divisé en lobes, dont le nombre est le môme ou de la moitié de celui des pétales. On voit le plus souvent cinq pétales adhérents au calice, ainsi que les étamines, lesquelles sont ordinairement au delà de vingt. Cette famille nombreuse a été divisée en six sections, savoir : 1« les pqmacées, dont l'ovaire est simple^ adhérent, à plusieurs styles, et dont le fruit est une pomme à plusieurs loges, couronnée par le calice : tels sont les genres pommier, poirier, coignassier^ néflier, alisier^ sorbier ou cormier ; 2° les rosiers, dont le fruit est un péricarpe formé par le calice renflé et resserré à son orifice, par lequel pénètrent un grand nombre de styles correspondants à chaque semence : tel est le genre rosier ; 3° les agrimoniées ou sanguisorbées à ovaires en petit nombre, cachés par le calice, à fleurs souvent sans pétales et unisexuelles : tels sont la pimprenelle.
la, sanguisorbe , Vaigremoine, Valchimille, \e percepier ; Â* les dryadées ou fragariées à ovaires nombreux, portés à nu par un réceptacle commun : tels sont la tormentille, la potentille, le fraisier, la benoitey la dryade, la ronce; 5" les ulmaires ou reines des prés, dont les ovaires sont libres aussi, mais en petit nombre, et forment de petites capsules, comme les spirées; 6* enfin les drupacées ou amygdalées, dont le fruit est un drupe (330), comme le chrysobalane , les cerisiers ou pruniers^ les abricotiers^ les amandiers ou les pêchers (622).
533. Les plantes de la famille des Légumineuses, dont une des principales sections avait été depuis longtemps désignée sous le nom de Papilionacées par Toumefort, ont reçu ces deux dénominations par rapport à la disposition de leurs fruits et de leurs fleurs (360); la plupart de ces espèces correspondent aux diadelphiques de Linné (380). Comme nous avons déjà indiqué, dans les deux paragraphes ci-dessus, la disposition de ces plantes, nous ne ferons connaître ici que leurs subdivisions : l'» les genres qui ont la fleur presque régulière, les étamines distinctes, les gousses ou légumes à cloisons transversales ou à loges contenant chacune une graine, sont les mimoses qui n'ont pas de pétales, et, de plus, les gledifsia, les casses, les sckotia; 2^ les genres qui, ayant à peu près les mômes fleurs, n*ont qu'une seule loge dans la gousse, tels que le ben ou moringa, le eampêche, le bonduc, le courbaril, la Bauhinie; 3° les vraies légumineuses à corolle irrégulière , à légume uniloculaire, à étamines distinctes, comme le cercis ou gaînier, Vanagyris ou bois puant, le sophora; 4* les genres qui, avec le caractère de la division précédente , ont les étamines diadelphes ou monadelphes, tels que les ajoncs, les genêts, les cytises, les crotallaires , les lupins, les bugranes, les arachides^ les vulnéraires, les psoralea, les trèfles, les luzernes, les fénu grecs, leslotiers, les do ligues, les haricots, les ro&tniers, les astragales, les baguenaudiers , les réglisses^ les mdigotiers ; 5® les vraies légumineuses, dont les pétioles communs sont terminés par une vrille, comme les gesses, les pot>, les orobes, les vesces, les lentilles, les chiches, autrement dits garvanches ou cicéroles; 6* les genres dont les gousses ou légumes offrent des articulations bien distinctes dans chacune
desquelles on trouve une semence, comme la êcorpiatde, Yor-' nilhopus^ Yhippocrépide, la coronillCj le sainfoin^ etc., etc. (623), Maintenant on partage cette famille en trois groupes principaux ou sous-familles : 1^ les papi/ionace'ej à corolles de quatre ou cinq pétales inégaux et à étamines diadelphes; â^» les cassiées à dix étamines libres et à corolle de cinq pétales à peu près réguliers, et S** les mimosées sans pétales, à étamines nombreuses et toujours séparées et distinctes, le plus ordinairement à fleurs en capitules.
534. Les Térébiiythàcëbs sont des arbres aromatiques, résineux, qui fournissent, par l'incision de leurs troncs ou de leurs branches, des gommes-résines ou des baumes : la plupart des espèces sont étrangères; leurs feuilles sont alternes, sans stipules, ordinairement ternées ou ailées; leurs fruits varient beaucoup. Les unes ont Tovaire simple, libre, et leur fruit ne contient qu'une semence unique, comme Vanacardey qui fou^ nit la noix d'acajou, le manguier, le sumac; d'autres ont un fniit à piusieure loges, comme la camélée, le baumier ou amyris, les térébinthes ou pistachiers ^ le tolufère; enfln il en est dont l'ovaire est adhérent, comme le noyer y qui est en même temps monoïque et porte un drupe (624).
535. La famille des Frangulàcées, qu'on a aussi nommée Nerpruns ou Rhamnoïdes, comprend des arbrisseaux à feuilles simples, garnies de stipules; à fleurs petites, complètes pour l'ordinaire ; à étamines en môme nombre que les pétales ; à ovaire libre, entouré par le centre du calice, qui se change en une baie ou en une capsule. Les genres qui ont une capsule et les étamines alternes avec les pétales, sont le nez-coupé ou siaphylée, le fusain , là polycardie , le célastre. Ceux qui ont aussi les étamines alternes, mais dont le fruit est une baie ou un drupe, sont la mygende , la cassine^ie houx, Yapaîachine. Les genres dont les étamines sont opposées aux pétales ont tantôt un drupe, comme les nerpruns, les alaternes, les bourdaines ou bour gênes, les jujubiers, les paliures; tantôt un fruit à trois coques, comme la coUéiie, le céanothe, la philica. Enfin, on a rapproché de cette famille Yaucuba, la plectronia, etc. (625).