Il en est à peu près? de même des organes reproductifs
Et DE LEURS FONCTIONS. 7
Le mode de génération de plusieurs animaux est absolumeofi Ignoré. Quelques-uns , n'ayant pas de sexes, ou élant pour la plupart fixés sur les corps solides, comme les végétaux le sont par leur racines, peuvent se reproduire par les mêmes modes que les plantes. Cette propagation s'opère ainsi par marcottes» par bourgeons ou par boutures, au moyen de la séparation, naturelle ou accidentelle, de quelques parties de leur corps sur lesquelles se' développent ultérieurement les organes qui man- (fuaient d'abord. Chez tous les autres animaux îl y â des organesspécialement destinés àla génération. Lesuiïs sont propres à préparer les germes, à faciliter leur vivification, et à les conserver pendant quelque temps avant leur séparation du corps de la mère; les autres sont appelés à sécréter une humeur pro^ lifique et vivifiante, et à la transmettre. Ces organes distinguent les mâles d'avec les femelles; ils caractérisent tes sexes ^ et sont dits sexuels.
644. Dans la plupart des animaux les sexes sont distincts ei séparés sur deux individus différents de la même espèce, qu'on nomme alors unisexuels; mais dans quelques classes les individus sont tout à la fois mâles et femelles. Dans ce cas, tantôt ces êtres ont besoin de se rapprocher et d'opérer une doublé fécondation mutuelle; il faut qu'ils puissent aller récrproquefiient à leur Rencontre: alors on les dît androgynes; tantôt lés individus jouissent également desdeXix sexes, mais privés pour la plupart des organes dd mouvement ïiécessaires pour se rechercher, ils se guffisetit àeuimêmes, ainsi que le plus grand nombre des végétaux, afin de reproduire leur race, et, comme eux, ils sont appelés hermaphrodites,
645. Les individus qui ont lés sexes séparés diffèrent encore entre eux : tantôt parce que leurs germes, non encore développés, se séparent de la mère, le plus ordinairemèirt, sous la formé d'œufSf c'est-à-dire entourés d'une coque plus ou moins Solide dans laquelle l'embfyon est contenu avec une certaine quantité de hourriture préparée pour servir à son développement primitif, et jusqu'à ce qu'il ait acquis assez de consistance pour subvenir à ses besoins; ces animaux sont dits alors ovipares : tantôt parce que la femelle, fécondée d'avance, conserve ses germes à fintérieur, et les nourrit dans un organe appelé une matrice,
spécialement destiné à cet usage. Ils ne sortent de son corps et ne s'en séparent qu'avec la forme qu'ils doivent conserver. Ces animaux sont dans ce cas appelés vivipares.
646. Les ovipares, ou les animaux qui pondent des œufs, présentent encore une double modification. Les uns ne les abandonnent que lorsqu'ils ont été vivifiés dans leur intérieur, et alors la coque en est le plus ordinairement solide, calcaire ou cornée, et leur fécondation s'opère le plus ordinairement dans L'air atmosphérique; les autres, et les poissons, les grenouilles, quelques insectes et beaucoup de mollusques sont dans ce cas, abandonnent leurs œufs avant qu'ils soient fécondés; ces œufs ne sont animés, vivifiés qu'à l'extérieur, et ordinairement cette opération a lieu dans l'eau. On observe aussi parmi les ovipares deux autres circonstances remarquables : dans l'une , les œufs ne sont pas réellement pondus, ils éclosent dans le corps de leur mère, qui conserve ainsi ses germes animés jusqu'à ce qu'ils aient acquis la solidité nécessaire pour être déposés dans les lieux convenables à leur développement. Ces espèces, qui se rencontrent dans des classes très-différentes, sont dites faussement vivipares, ou mieux ovovivipares» L'autre circonstance notable dans le développement des ovipares, c'est qu'il y en a un très-grand nombre qui, en sortant de l'œuf, n'ont en aucune manière la forme, la structure, ni les mœurs qu'avaient leurs parents à l'époque où ceux-ci les ont engendrés. Ils se montrent alors sous des apparences tout à fait différentes, et ils subissent, dans le cours de leur existence limitée, plusieurs transformations ou métamorphoses successives. Tels sont en particulier les grenouilles et autres genres voisins (1048), et presque toute la classe des insectes (792).
647. Ce qui caractérise encore les animaux d'une manière plus manifeste que la cavité digestive, c'est l'existence de la faculté locomotrice ou des organes de la motilité (232) produite chez eux par la fibre motrice, contractile, qu'on nomme aussi charnue ou musculaire. Ce tissu est formé de filaments excessivement ténus, réunis par faisceaux distincts, ayant chacun leur office particulier à remplir, susceptibles de se raccourcir et de mouvoir ainsi les parties solides sur lesquelles ces paquets de filaments sont fixés. Ces fibres sont distribuées dans les di-
verses parties du corps , et elles produisent tous les mouvements intérieurs et extérieurs. Quand elles sont réunies en faisceau , dont Tensemble coopère aune même action, ce faisceau se nomme un muscle. Il y a dans un animal autant de muscles différents qu'il y a de mouvements simples, possibles; et le plus ordinairement, pour rétablir les parties dans Tétat où elles étaient avant d*être mues, il existe d'autres faisceaux de fibres destinées à produire Teffet contraire, et qu'on appelle à cause de cela muscles antagonistes.
648. L'élément de la fibre motrice, considéré chimiquement, parait résider dans une matièi^ appelée fibrine (662), qui ne se dissout pas dans l'eau bouillante, que l'on retrouve fluide dans le sang, que l'on peut liquéfier dans les solutions fortement alcalines, et en précipiter par l'action neutralisante des acides, et qui offre plusieurs autres caractères chimiques à l'aide desquels on dénote la présence de la fibre motrice dans beaucoup d'organes différents. L'action de l'électricité voltaïque démontre aussi la présence de ce principe du mouvement, par les contractions subites qu'elle détermine sur les parties vivantes et sensibles, môme quelque temps après leur mort apparente, lors même qu'elles ont été séparées du corps, quand il entre de la fibrinedans leur texture.
649. Les autres organes destinés aux mouvements sont tout à fait passifs; tantôt ils sont disposés au dehors sous l'apparence de membranes, de téguments plus ou moins solides; tantôt sous forme de croûtes ou de gaines, dans l'intérieur desquelles les muscles se trouvent placés. La solidité de ces parties, leur structure, leur élasticité, leurs articulations, leurs mouvements, sont coordonnés avec la manière de vivre des animaux; ces croûtes, ces tests, ces écailles, ces coquilles, ces étuis sont de nature calcaire ou cornée, et semblent subordonnés, pour leur consistance, aux efforts qu'ils ont à soutenir, les animaux les plus mous, comme on le conçoit, ne pouvant bien exercer leurs mouvements que dans des fiu\des liquides.
650. Dans les animaux qui paraissent le mieux oi^anisés sous le rapport du nombre et de la variété des mouvements qu'ils peuvent exécuter, et qui par cela même jouissent d'un
iÔ DES ANIMAUX EN GÉNÉRAL ,
plus grand nombre de facultés, les parties solides artîcûléeà qui protégettt et modifient les formes de leurs corps, en môme temps qu'elles en déterminent la mobilité, sont presque en to^ talité situées au dedans. Elles font l'office de leviers articulés, et sont nommées des os, dont l'ensemble porte Je nom de squelette. Tous ces os aboutissent à une tige centrale, sorte de colonne creuse et mobile appelée échine, dont les pièces, plus Cni ïïioins solides et nombreuses, le plus ordinairement destinée» à se mouvoir les unes sur les autres, portent le nom de vertèbres. Chez tous ceux qu'on dit à cause de cela vertébrés (672), la tige moyenne se termine d'uù côté par la tête. Cette partie élargie renferme dans sa cavité intérieure qu'on nomme le crâne la plus grande masse de la matière animale qui donne la sensibilité : c'est le cerveau ou Yencéphale (652). En outre , la tête loge le plus ordinairement quatre des organes des sens, et de plus elle réunit tous les instruments propres à la préhension, à la division des ahments, et qui constituent la bouche; souvent ïnême c'est dans la tête que se trouvent situés les organes qui facilitent ou môme qui produisent l'acte mécanique de la respiration. Enfin le plus souvent cette échine se prolonge en arrière pour former la queue (672).
651. Tous les animaux paraissent jouir de la sensibilité (232); ils perçoivent l'action que les autres corps peuvent exercer sur eux par leurs qualités et par leurs propriétés. Ils soiït sensibles : ils ont la conscience de leur existence, et ils éprouvent le besoin continuel de la conserver, car ils ressentent le plaisir et la douleur, pour 'chercher leur bien-être et fuir le danger. IW ont une volonté qui paraît être transmise dans tous ceux de leurs organes qui leur obéissent avec une rapidité excessive et instantanée , analogue à celle du fluide électrique. Leur admirable organisation est en outre appelée à apprécier les qualités des corps, à l'aide de certains appareils, on d'éprouvettes, con-» struits de manière à recevoir leur action par le contact le plus intime et sous quelques formes que ces corps se présentent; solides, liquides, fluides élastiques ou impondérés. Ces instruments, destinés aux perceptions extérieures qu'on nomme sefi-sations, sont appelés organes des sens. Il n'y en a que cinq dans lés aûimau^t, môme chez les plus parfaits, et chactm d'eux est
ET DE LEURS FONCtlÔNÎ U
âpïTtoprié à la nature des s^ents Ou des ccfrps que l'animal est ai)-
pelé â recueillir, à explorer et à reconnaître. Ainsi pour les fluide^
inipondérés, comme le calorique et la lumière, la perception fê-^
suite du contact passif, éprouvé, ressenti par Fêtre aflitné sui*
quelques-unes de ses parties externes ou internés^ d'uii corps
chaud ou froid ; chez lui les diverses actions de la lumière sctlt
appréciées par des organes spéciaux qui sont les yeuï, au
moyefn du sens de la vue (1213). Pour les matières pondérable^
quelles que soient leur nature, leur solidité, leurs mouve-î
ments, elles sont également reconnues et jugées, tantôt poût
les fluides soit élastiques et les vapeurs, par l'organe de Vodo^
rat (12l2); soit pour les liquides et leur saveur par lé goût
(1214); taiitôt enfin par les solides, directement par le taàt 6û
le toucher (1217), ou indirectement par les divers mouvements
qui leur sont imprimés et transmis Mm le sens de YauU (121S).
Les parties iùtéiiéures, par Tititermède desquefles les émimaux
ont la conscîehce des perceptions intérûes, sont, èomtàie éébéi
qui ahoutisseùt aux organes des sens, des fibres spéciâMé
d'une matière blanche et molle, que Ton désigne sotiâ lé ho&L
ùe moelle nerveuse , d*aù provientleût ou qui reçcrft des fllâ-*
ments plus solides, mais contenant la nièiûe stibstàncé, qti*dil
a appelés des nerfs (665). L'ensemble de cet appareil sénsiflf
porte le nom d&système netveux.
652. Les nerfs vont pour la plupart en diminuant dé èro^ur lorsqu'ils se terminent dans les parties : ils partissent égàlé-^ ment doués de la doublé faculté y tantôt de Rapporter à l'aniMài lès sensations diverses que chacune de ses pàrtieë a pu êprùiïvèt du dehors, en perceTaht tés actions qui lui devieuneht ainsi sensibles; tantôt en transmettant instantanêtiient les ôl^re§ dé sa volonté otf de la volitiofi aux organes qui obéissent alôiS' aux désirs de la conscience de l'animal d'après ses perceptîonsf intimes ou intérieures. Cependant oh a peine à distinguer leë nerfs dans une classe entière d'animaux, qui sont, pour 1^ plupart, des êtres trôs-mous, ou d'une ténUité telle que lëuf organisation à pu les soustraire aux recherches de l'ànatdnliô môme microscopique; on ne peut pas cependant stippos^f qu'ils en soient totalement dépourvus. Gomment imaginer en effet ud être àniâié é{ nôô sentant? eé défaut 6è séilsibitité
semblerait impliquer contradiction dans Texistence d*un animal qui produit ou manifeste des mouvements. De fait, la plupart des animaux ont des nerfs bien distincts. Tantôt ces cordons, ou filets, proviennent d'une tige ou d'un tronc central , situé dans la longueur de l'animal , présentant des renflements ou des ganglions d'espace en espace , mais sans masse plus volumineuse dans la région correspondant à la tôte; tantôt les animaux offrent au contraire dans cette partie, et souvent dans une sorte de boite protectrice qu'on nomme crâncy une portion très-développée de la masse nerveuse qui prend alors le nom de cerveau , d'où les principaux nerfs paraissent tirer leur origine. Les organes des sens (651 , 958) présentent aussi beaucoup de variétés importantes pour leur nombre, leur situation, leur plus ou moins grande perfection, surtout dans les dernières classes d'animaux.
655. Après avoir donné ainsi une idée générale des fonctions que les animaux remplissent à l'aide de leurs organes, nous pourrons faire connaître l'influence que ces diverses facultés exercent les unes sur les autres, suivant leur plus ou moins de développement. Ces circonstances sont tellement importantes dans la vie des animaux qu'elles ont permis de ranger ces êtres dans des classes fort distinctes et très -naturelles, comme nous le ferons connaître dans le chapitre suivant.
654. Comme tous les êtres vivants, les animaux sont formés de matières solides et de liquides, de parties actives ou actuellement agissantes, et d'autres qui sont élaborées ou qui doivent l'être, et qui résistent alors à la décomposition, à la putréfaction. La chimie peut analyser ces matériaux , mais non les reproduire , quand leurs principes constituants ont été une fois Séparés. Étudiée sous le rapport physique ou anatomique , la substance matérielle des animaux peut se partager en principes solides et en fluides. Les solides ont une sorte de texture, aussi lesnomme-t-on des tissus (655) ; ils s'unissent et se compliquent dans la plupart des organes. Les parties fluides , qu'on nomme des humeurs (664), quand elles sont liquides, ont moins d'adhérence entre elles ; leurs molécules s'écoulent, quand elles sont abandonnées à elles-mêmes; elles donnent naissance aux solides ; elles sont proportionnellement en plus grande quantité.
Les éléments chimiques des animaux sont rarement libres, ils entrent dans la composition des tissus et des humeurs, quelquesuns se trouvent isolés; nous indiquerons les principaux (665),
655. Les tissus des animaux ont été distingués entre eux , soit par le mode apparent de leur assemblage , soit par la nature même des éléments qui les composent. Les principaux sont ceux que nous allons indiquer : le celluleux (656), le fibro-gélatineux (657), le membraneux (658), le yasculaire (659), le glanduleux (660), l'osseux , le cartilagineux ou corné (661), le fibrineux ou musculaire (662), enfin le tissu nerveux (663).
656. Le premier tissu, celui qui chez le plus grand nombre des animaux forme pour ainsi dire la trame de tous leurs organes, en les liant les uns aux autres, en les enveloppant et les pénétrant par un entrelacement de fibrilles lâches, molles, tomenteuses, formant des vacuoles, des aréoles spongieuses qui se laissent facilement distendre par toutes les humeurs qui s'y déposent , a été désigné sous le nom de tissu cellulaire ou ce/luleux, de réticulaire ou parenchymateux.
657. Un autre assemblage de fibrilles peu allongeables , mais solides, tenaces et résistantes sur leur longueur, en même temps qu'elles sont flexibles et élastiques en travers , parait uniquement destiné à communiquer le mouvement, à résister aux efforts des puissances extérieures ; on le nomme tissu fibreux , lamineuXy ligamenteux , tendineux^ aponévrotiquey cartilagineux^ ou, d'après sa nature chimique, fibro-gélatineux^ car il se dissout par l'action prolongée de l'eau bouillante , pour former de la colle ou de la gélatine en se coagulant , par le refroidissement, sous forme de gqlée tremblante. La gélatine, qui se trouve en très-grande quantité dans les peaux des animaux , s'unit, par l'opération du tannage (629), au tannin qui rend le cuir imputrescible et indissoluble. La gélatine, privée d'eau , constitue les différentes colles animales peu solubles dans l'eau froide. Dans les arts, on retire cette matière des morceaux de peau et des membranes fibreuses, des ligaments, des tendons, des cartilages, et môme des os privés préalablement du phosphate de chaux. Parmi les différents emplois auxquels on destine les colles , nous citerons celles dites de Flandre, d'Angleterre, qui servent aux menuisiers, aux ébénistes; celle qui est
il DBS ANIMAUX EN GÉNÉRAL,
employée par les chapeliers; celle de peaux de lapin, qu'on destine à la peinture commune en détrempe. Il y a ensuite des colles animales plus blanches qui servent aux papetiers, à la pharmacie, et même dans nos cuisines pour clarifier les vins, le café, et pour faire la base de certaines gelées sucrées et aromatisées. Cette gélatine est la plus pure , on la nomme colle de poisson ou ichthyocolle (998).
658. On désigne sous le nom de membranes ou de tissu memhraneux, une disposition de lames minces , souples, étendues en manière de toile, dont la structure varie ainsi que les usages physiologiques. Les unes sont tégumentaires ou cutanées; elles enveloppent le corps à sa superficie , elles permettent Fab^ sorption, l'exhalation; c'est la peau qui est formée de plusieurs couches, et qui a beaucoup d'annexés, telles que les poils, les plumes , les ongles , les écailles , les croûtes, les cornes , etc. ; d'autres membranes sont dites muqueuses ou foUiculeuses, pai^ ce qu'elles sécrètent dans leurs parois un liquide visqueux qui lubrifie leur face libre, laquelle tapisse intérieurement les cavités qui doivent communiquer avec le dehors de l'animal ; cùfin, il est des membranes qu'on nomme séreuses, parce que leur face intérieure, lisse et polie, laisse exhaler, par tme sorte de perspiration vaporeuse , une humeur très liquide. Elles forment des sacs sans ouvertures, qui sont minces, transparents , et qui facilitent les mouvements réciproques de tous les oi^ânes, à la surface desquels ces membranes adhèrent en dehors, tandis qu'au dedans, où elles sont très-lisses, elles sont contiguës, se réfléchissent sur elles-mêmes, comme la plèvre autour des poumons ; d'autres se voient autour du cerveau , du cœur, des intestins, etc.
659. Le tissu vasculaire forme des tuyaux membraneux continus les uns aux autres, mais ramifiés pour contenir, recevoir, diriger les humeurs nutritives, depuis les organes où elles se préparent jusque dans ceux où elles doivent se rendre pour servir à la nutrition, à la respiration , aux sécrétions. Tels sont les artères, les veines, les vaisseaux lymphatiques, chylifères (637).
660. Tous les oi^anes qui sont destinés à séparer du sang ou à produire des humeurs de sécrétion, soit pour les usages inté-
rieufis, soit pour les transmettre au dehors, tantôt au moyen de canaux excrétoires , tantôt par de simples pertuis poreux, paraissent formés d'un tissu que Ton désigne sous le nom dé glanduleux, lobulaire ou foUiculeux. Ces organes, qu'on nomme glandes j présentent pour là plupart (641 *) des granulations coûglobées et rapprochées les unes des autres.
661. Le tissu osseux , cartilagineux, calcaire, corné, est formé par des parenchymes muqueux ou gélatineux, dans lesquels se déposent, comme dans des moules préparés d'avance, les parties les plus dures , les plus résistantes , qui protègent le corps, ou qui, faisant Toffice de levier, servent à transmettre les mouvements, lesquels, comme nous l'avons dit (647), sont le résultat du raccourcissement ou de la contraction de la fibre musculaire ou des faisceaux de muscles qui s'y attachent.
662. Le tissu fibrineux ou musculaire est composé de filaments plissés en zigzag ou en spirales, d'une nature chimique particulière nommée fibrine (648), sorte de principe immédiat qui se trouvé dans le sang et auquel on attribue sa coagulation , lorsqu'il est sorti des vaisseaux et refroidi. Cette matière ne se dissout pas dans l'eau bouillante, mais dans les acides faibles. Ces fibrilles, le plus ordinairement disposées en faisceaux organisés à l'aide de vaisseaux, de nerfs et de tissus gélatineux, forment les muscles (647, 42ld), et jouissent de la faculté de se raccourcir en se contractant, et de produire ainsi tous les mouvements dont l'existence caractérise les animaux , qui tous ont des muscles OU un système fibrineux.
665. ÈÉlfin, le tissu nerveux est formé de cordons allongés et de filaments entrelacés sdr leur longueur, d'où résultent des tuyaux rapprochés qui ne sont pas vides, et dans l'intérieur desquels on trouve des prolongements de la moelle cérébrale ou sènsitive. Ce tissu, è'étendaiit du centre à la circonférence, comme autant de rayons , transmet les sensations; il porte évidemment en outre dans tous les organes , et surtout dans les muècles , Tordre de la volonté. Ce sont ces nerfs qui animent les diverses parties du corps , en les liant entre elles par une sorte de consentement mutuel et sympathique , pour faire de l'ensemble des organes de l'animal un tout individuel , sentant dans toutes ses parties et transmettant les ordres de la volonté.