‹ Eléments des sciences naturellesChapitre 99 sur 158 · D'APRÈS LKURS FONCTIONS. SI · texte numérisé non relu

D'APRÈS LKURS FONCTIONS. SI

gCOires impaires et verticales, dont une plus développée, formée par des rayons solides qui s'écartent et se rapprochent comme les touches d'un éventail, la termine et sert de rame. Ils respirent Veau en l'avalant pour la faire pénétrer à la surface des branchies cachées, et ils n'ont jamais que ce mode de respiration ; leur cœur se compose d'un seul ventricule et d'une seule oreillette ; la totalité de leur sang est obligée de se distribuer sur les branchies (640) avant de parvenir au reste du corps. Ils n'ont point de paupières, leur oreille n'a pas d'ouvertures à l'extérieur; leurs narines ne communiquent pas avec l'intérieur de leur bouche, et ne servent pas à transmettre à leurs branchies le fluide destiné à la respiration. Le plus souvent ils pondent un très-grand nombre d'œufs qui ne sont fécondés qu'au dehors : chez quelques-uns, cependant, qui sont faussement dits vivipares ou mieux ovovivipares, les germes contenus dans les œufs sont fécondés avant d'avoir été pondus (971). 674. Les Reptiles respirent Tair en nature par des poumons, comme tous les animaux des deux classes suivantes; mais la totalité de leur sang n'est pas forcée de se mettre en rapport avec l'air, de sorte que leur température n'est pas constamment la même, et qu'elle peut même être modifiée beaucoup, suivant l'état de l'atmosphère dans laquelle ils sont plongés. Leur respiration est ainsi arbitraire et s'opère par des mécanismes variés; ils peuvent en suspendre ou en accélérer l'action, et vivre longtemps sous l'eau ou dans un air rare et même vicié. Leurs organes du mouvement varient beaucoup. Il en est qui sont constamment privés de membres ou d'appendices articulés; d'autres n'ont que des pattes de devant ou de derrière, la plupart cependant en ont à la fois deux paires. Tantôt ces pattes forment des nageoires en palettes ou des rames, à Taide de membranes flexibles, étalées entre leurs doigts; tantôt les doigts sont tout à fait distincts, et permettent alors les diff*érenles sortes de progressions , suivant les mœurs de l'animal et ses habitudes, déterminées par son organisation. Cette classe d'animaux présente un très-grand nombre de particularités dépendantes du milieu dans lequel ils vivent, et cela constamment pendant toute la durée de leur existence, ou temporairement dans leurs différents âges ; car ils subissent des transforma-

tions OU des métamorphoses dans^ leur configuration extérieure, selon leurs m<;eurs et leurs habitudes, et dans toute leur organisation. Le mode même de leur fécondation est en rapport ou en subordination avec la nature du milieu dans lequel leurs petits doivent se développer (1042).

675. Les OissAux forment une classe d^animaux très-faciles à distinguer de tous les autres vertébrés, par leur conformation, par leurs enveloppes et par leur organisation , qui présente un haut degré de perfection. Leur squelette est beaucoup plus solide, autrement développé et plus compliqué que dans les classes précédentes : la région du cou et celles des membres thoraciques destinés au vol ou au transport de l'animal dans l'air sont, en général, plus étendues, ainsi que la partie osseuse ej moyenne de leur poitrine, nommée sternum, os sur lequel s'insèrent les muscles destinés à faire mouvoir leurs ailes. Leur peau est recouverte de plumes, sortes de tiges de cornes, garnies de barbes serrées et enchevêtrées, très-légères et très-résistantes , qui protègent leur corps et qui servent, en trouvant un point d'appui sur l'air, soit à leur transport, soit à la directioi;i de leurs mouvements dans l'espace. La forme et la longueur de leurs membres postérieurs, ou de leurs deux pattes, varient suivant les ordres et les familles. Leur bouche, toujours sans dents enchâssées, forme un bec de corne , sans lèvres charnues, dont la forme et la consistance sont appropriés à leur genre de vie et à la nature de leurs aliments; leurs narines et leur glotte s'ouvrent dans la bouche et non dans leur gosier. La totalité de leur sang passe par les poumons où il est chassé par l'un des deux ventricules accolés du cœur, qui est distinct de celui qui pousse ensuite ce sang dans le reste du corps. D'après ce mode de respiration, qui est forcé ou obligé, la température des oiseaux paraît à peu près constamment la même dans une atmosphère plus ou moins chaude. Tous pondent des œufs revêtus d'une coque calcaire, qui ont besoin de recevoir, soit naturellement, soit le plus ordinairement par l'incubation de leurs parents, une chaleur prolongée au moins de 50 degrés du thermomètre de Réaumur (56 degrés centigrades), pour que le germe qu'ils contiennent puisse se développer et éclore (1102).

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