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DÉPENDANCE DU VOLTAGE ET DU COURANT

cavité C cloisonnée par une membrane de ce genre {fig. 14). Les tubes étant étendus horizontalement, remplissons le système d'eau de manière que celle-ci s'élève à la mftmc hauteur dans les réservoirs, et fer-

mons les robinets a et £ : le diaphragme, subissant de part et d'autre des pressions égales, affecte la forme plane.

Après avoir remonté le réservoir A et descendu le

réservoir B d'une certaine hauteur [fit]. 15), on peut, en ouvrant simultanément les robinets a et b, soumettre le diaphragme à une différence de pression, due à la dénivellation des surfaces libres du liquide

dans les deux réservoirs. Sous cette action, la membrane tléctiit vers le réservoir B et, dans le système, se produit un déplacement d'eau dont la vitesse décroit à mesure que se développe la réaction élastique provoquée par l'extension de la membrane. Quand cette réaction fait équilibre à la dilTérence de pression, le courant d'eau cesse.

Les robinets étant ouverts, supposons qu'au Heu de laisser les réservoirs en place à leurs niveaux différents on leur communique des mouvements opposés de va-et-vient entre ces niveaux, de manière k soumettre celte fois le diaphragme à des différences de pression variant périodiquement en grandeur et en sens. On pourra ainsi entretenir dans le système un déplacement alternatif du liquide, grâce à la déformation élastique continuelle de la membrane fléchissant successivement dans les deux sens,

Abstraction faite de l'inertie du liquide, à mesure que la différence des pressions s'exerçant de part et d'autre sur la membrane augmente dans un certain sens, la déformation du diaphragme s'accentue,et l'eau se déplace dans ce sens; son mouvement s'arrête au moment où, la différence de pression étant maxima, la membrane atteint sa flexion limite ; à partir de cet instant, l'eau se meut dans le sens opposé, tandis que la différence de pression diminue, et, lorsque celle-ci s'annule, la membrane reprend transitoirement la forme plane.

De môme, quand une source d'énergie électrique, développant une force êlectromotrice alternative, agit dans un circuit coupé par un condensateur, il s'établit un courant électrique, qui amène périodiquement dans le condonsaleur une certaine quantité d'électricité : le courant et la différence de potentiel aux armatures du

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condensateur ont même sens ou sens opposés suivant que cette dernière augmente ou diminue; l'intensité du courant s'annule quand la différence de potentiel aux armatures acquiert toute son amplitude.

Dans ces conditions, le courant i et la difft^rence de potentiel n aux armalures du condensateur sont donc des grandeurs périodiques de même frt^uence, dont la seconde est en retard de phase sur la première dune

fraction de la période T comprise entre o et ■^' Leur

décalage relatif doit être d'un quart de période lorsque les variations de la différence de potentiel aux arma-

tures du condensateur suivent une loi périodique telle que cette grandeur atteigne toute son amplitude au milieu des intervalles qui séparent les moments on elle s'annule {/ig. 16), C'est entre autres le cas quand il s'agit d'une loi sinusoïdale simple.

Dans l'exemple ci-dessus emprunté à l'Hydraulique, la quantité de liquide contenue, à un instant donné, dans la poche que forme la membrane élastique déformée dépend de la différence des pressions qui s'exercent,

au moment considéré, sur les faces opposées de celle-ci. Pour une même différence des pressions, elle est d'ailleurs d'autant plus considérable que l'élasticité de la substance du diaphragme est plus grande, que la surface du diaphragme est plus étendue, et que celui-ci est plus mince et, par suite, offre une résistance totale moindre à l'exleDsion.

Dans le phénomène électrique, la quantité d'électricité, q coulombs, qui charge le condensateur est constamment proportionnelle à la différence de potentiel, u volts, des armatures. On peut donc écrire

q = Cw,

en désignant par C le termi^ de proportionnalité, appelé capacité du condensateur, qui, tout en dépendant delà nature du diélectrique, est d'autant plus grand que la surface des armatures est plus développée et la couche diélectrique interposée moins épaisse.

On voit que l'unité de capacité, qui a recule nom de farad, est la capacité d'un condensateur capable d'emmagasiner une quantité d'électricité égale à un coulomb lorsque ses armatures sont soumises à une différence de pott^ntiel égale à un volt.

Pour réaliser pratiquement des condensateurs de grande capacité sous un volume réduit, on empile de nombreuses feuilles d'étain avec interposition de papier mince, ordinairement imprégné de paraffine. L'ensemble des feuilles de rang pair d'une part et celui des feuilles de rang impair d'autre part constituent les deux armatures. Celte disposition utilise les deux faces des feuilles métalliques intérieures du paquet.

La capacité des condensateurs à armatures planes

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