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DEPENDANCE DU VOLTAGE ET DU (JODRANT

rapprochées est exprimée, eu farads, en fonction de l'épaisseur, / millimètres, de la couche diélectrique séparant les deux armatures et de la surface, s mètres carrés, de l'ensemble des faces de l'une des armatures opposées à celles de l'autre, par la formule

lorsque le diélectrique est l'air, 11 faut multiplier le coefficient numérique par 2 quand le diélectrique est de la paraffine et pur 5 quand c'est du mica.

En devenant trop grande, la différence des pressions auxquelles le liquide soumet les faces opposées de la membrane élastique peut crever celle-ci, et d'autant pi us aisément que la membrane est plus mince; pareillement, l'application d'une différence de potentiel exagérée aux armatures d'un condensateur peut amener le percement du diélectrique par une étincelle disruptive, et l'épaisseur de l'isolant qui sépare les armatures doit être proportionnée à la différence de potentiel maxima que le condensateur peut avoir k supporter.

L'intensité du courant électrique alternatif qui parcourt le circuit aboutissant aux armatures du condensateur est nécessairement égale, à chaque instant, au taux de variation par rapport au temps de la charge du condensateur. Lorsque, par exemple, la charge du condensateur augmente ou diminue au taux d'un coulomb par seconde, l'intensité instantanée du courant qui afffue vers le condensateur ou reflue de celui-ci est d'un ampère. Puisqu'on a constamment la relation 9 = Cî/, les variations de la charge du condensateur sont égales à celles de la différence de potentiel aux

armatures, multipliées parla capacité et le produit de cette dernière par le taux de variation de la différence de potentiel représente aussi l'intensité momentanée du courant. Une valeur déterminée de celle-ci nécessite par suite un taux de variation de la différence de potentiel aux armatures d'autant plus grand que la capacité du condensateur est moindre, de sorte que, lorsque cette capacité diminue, croissent, pour une mi\me courbe de courant i, les ordonnées de la courbe qui figure les variations de la différence de potentiel «. Il est d'ailleurs évident qu'un abaissement de la fréquence, sans autre modification du courant, entraîne également un accroissement des ordonnées de la courbe de la différence de potentiel; car, pour l'obtention d'une mCme intensité de courant, il faut une variation de la différence de potentiel d'autant plus forte qu'elle s'accomplit en un temps plus long.

Le fait que le courant i est constamment proportionnel au taux de variation de la différence de potentiel u aux armatures du condensateur entraîne comme conséquence que, si cette différence de potentiel varie suivant une loi sinusoïdale simple, il en est de même de l'intensité du courant.

En effet, représentons {/ig. 17) les valeurs successives de 11 pendant la durée, T secondes, d'une période par les projections, sur la direction fixe YOY', d'une droite de longueur égale à l'amplitude de la différence de potentiel aux armatures du condensateur et tournant dans le plan du papier, d'un mouvement uniforme, autour de son extrémité 0. a' et a" étant les projections sur YOY' de l'extrémité libre de la droite dans deux positions OA' et OA" de celle-ci équidistanles et très voisines de sa position actuelle OA, et / le temps

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