DEPENDANCE DU VOLTAGE ET DU COURANT
ducteurs qui relient ces points. Commençons par supposer que ces conducteurs sont non inductifs.
Représentons ci-dessous [fig. 19) les variations du courant et celles de la différence de potentiel aux armatures par les courbes périodiques symétriques i et u, dont la seconde est en retard de phase sur la pre-
mii^re de moins qu'une demi-période. Les valeurs instantanées z, u et w du courant, de la différence de potentiel aux armatures du condensateur et de la différence de potentiel aux points A et B satisfont constamment à l'égalité
R désignant la résistance totale des conducteurs sans self-induction appréciable qui connectent les points A et B au condensateur. Pour obtenir la courbe accusant les variations de y, il faut donc ajouter les ordonnées correspondantes de la courbe u et de la courbe jR en phase aveccelledu courant et déduite de cette dernière en altérant toutes ses ordonnées dans le rapport i à R.
Le diagramme de r ainsi délenuiné coupe nécessairemeat l'axe des temps en unpoiut compris dansTintervalle séparant les moments oîi i et ii passent par zéro pour croître dans le même sens. La courbe v sera, du reste, d'autant plus reculée vers la droite que les ordonnées de u seront plus grandes relativemeol k celles de iR, c'est-à-dip- que le condensateur aura une capacité, les grandeurs périodiques une fréquence et les conducteurs une résistance moindres. En outre, si l'ensemble des ordonnées de la courbe iR ou de ta courbe u est agrandi ou réduit, il en est de même des ordonnées de la courbe v.
On peut donc conclure : i" que lorsqu'un circuit non inductif coupé par un condensateur est le siège d'un courant alternatif, celui-ci y est toujours en avance de phase sur la différence de potentiel agissante; 2* qu'une diminution de la capacité du condensateur, de la fréquence du courant et de la résistance des conducteurs augmente ce décalage ; 3° que la différence de potentiel efficace nécessaÎR- aux extrémités du circuit pour l'obtention d'un courant d'une intensité efficace donnée est accrue par une augmentation de la résistance ainsi que par une réduction de la capacité et de la fréquence.
Faisons l'bypothèse que toutes les grandeurs périodiques en jeu sont simplement sinusoïdales. La différence de potentiel aux armatures du condensateur retarde alors d'un quart de période sur le courant.
D'un point menons en conséquence deux vecteurs OA et OB perpendiculaires entre eux (fig. 20). Adoptant une unité de longueur convenable pour représenter un volt, donnons à OA une longueur égale au produit 1,bR de la résistance eifective, R ohms.