P^ISSA^CE ÉLECTRIQUE
Détermination de la puissance électrique instantanée. — En relevant, par la méthode d'opposition qui vient d'être rappelée, les valeurs simultanées, V volts et i ampères, que présentent, à des intervalles rapprochés de leur période, la différence de potentiel et le courant alternatifs existant entre deux points A et B d'un circuit électrique, l'on peut tracer la courbe figurant les variations cycliques de la puissance instantanée vi watts et en déduire la puissance moyenne fournie à la partie de circuit considérée.
Emploi de l'ampèremètre et du voltmètre. — Dans la pratique courante, il faut des moyens expéditifs pour déterminer la puissance électrique moyenne.
Lorsque les points A et B sont réunis par une résistance inerte dans laquelle le courant est en concordance de phase avec la différence de potentiel agissante, la puissance moyenne, P watts, est liée aux valeurs efficaces, Vej volts et Uff ampères, de v et i par la formule
MESDRfè DE LA PtilSSAIÏCK BLECTRlQDÉ 149
IL s'ensuit que la puissance moyenne est alors numériquement égale, comme dans le cas des courants continus, au produit des indications d'un ampèremètre disposé en série avec la portion AB du circuit et d'un voltmètre dérivé sur les points A et B. Si la résistance effective, R ohms, comprise entre ceux-ci est connue, une lecture de voltmètre ou d'ampèremètre peut suffire,
Méthodes des trois voltmètres et des trois ampèremètres. — Si le courant i est décalé par rapport à la différence de potentiel v, la puissauce moyenne réelle P est différente de la puissance apparente V^ir \,fi, et
p il faudrait connaître le facteur de puissan<;eA = T^^ — p-
pour, déduire la première puissance de la seconde.
Dans ce cas, à défaut de wattmètre renseignant directement la valeur moyenne des produits vi, on peut, pour évaluer la puissance électrique moyenne absorbée par un récepteur, recourir à l'une ou l'autre des deux méthodes de mesure ci-après, suivant qu'il est possible de disposer d'un voilage ou d'un courant supérieur à celui requis par l'appareil essayé.
La première méthode, dite des trois voltmètres et due à MM. Ayrlon et Sumpner, consiste à mettre une résistance non-inductive en série avec l'appareil {/ig. 61), de manière qu'elle soit parcourue par le m^me courant, . et à relever, simultanément à t'aide de trois voltmètres ou, au besoin, successivement au moyen d'un seul instrument, les différences de potentiel efficaces, V,(r,
V'jb et V"cff volts, aux bornes A. B du récepteur, aux extrémités B,C de la résistance auxiliaire et aux points limites A, C de l'ensemble. La puissiiiice cherchée est
égale, en watts, au quotient de la différence entre ie carré du dernier voltage et la somme des carrés des deux autres par le double du nombre d'ohms effectifs de la résistance auxiliaire.
En effet, soit r ce nombre; désignons par v, v\ v" et ï les valeurs instantanées simultanées des trois tensions considérées et du courant traversant le système.
L'énergie électrique est fournie à l'appareil AB avec une puissance variable exprimée, àchaque instant, par le
produit vt. Comme on aconstammcnti— -iilv"^=t'-\-v\ ou v" = !!• + (;'--!- 2vv'. on peut écrire
d'où l'on déduit :
valeur moyenne de [ri] = ~ j valeur moyenne de [v"-]
— valeur moyenne de [»*]
— valeur moyunne do [c''] i