ENTRE LA GRANDE-BRETAGNE ET LA RUSSIE
Le désir mutuel de S. M. Tempereur de toutes les Russies et de S. M. le roi du royaume uni de la Grande-Bretagne et de Tirlande étant, non-seulement de s*entendre entre elles sur les différends qui ont altéré en dernier lieu la bonne intelligence et les rapports d*amilié qui subsistaient entre les deux États, mais encore de prévenir à Tavance , par des explications franches et précises à regard de la navigation de leurs sujets respectifs, le renouvellement de semblables altercations et les troubles qui pourraient en être la suite ; et Tobjet de la commune sollicitude de leursdites Majestés étant de parvenir, le plus tôt que faire se pourra, à un arrangement équitable de ces différends et à une fixation invariable de leurs principes sur les droits de la neutralité , dans leur application à leurs monarchies respectives , afin de resserrer de plus en plus les liens d*amitié et de bonne correspondance dont elles reconnaissent Futilité et les avantages: elles ont nommé et choisi pour leurs plénipotentiaires, etc. Lesquels, après s*étre communiqué leurs pleins pouvoirs et les avoir trouvés en bonne et due forme, sont convenus des points et articles suivants:
Art. L II y aura désormais entre S. M. L de toutes les Russies et S. M. britannique, leurs sujets, États et pays de leurs dominations, bonne et inaltérable amitié et intelligence, et subsisteront, comme par le passé, tous les rapports politiques de commerce, et autres d*une utilité commune, entre les sujets respectifs, sans qu'ils puissent être troublés ni inquiétés en manière quelconque.
Art. il S. M. Tempereur de toutes les Russies et S. M. britannique déclarent vouloir tenir la main à la plus rigoureuse exécution des défenses portées contre le commerce de contrebande de leurs sujets avec les ennemis de Tune ou de Tautre des deux hautes parties contractantes.
Art. III. S. M. I. de toutes les Russies et S. M. britannique ayant résolu de mettre sous une sauvegarde suffisante la liberté du com-