‹ Éléments et théorie de l'architecture; cours professé à l'Ecole nationale et spéciale des beaux-arts (volume 2)Chapitre 28 sur 71 · CHAPITRE XI LES COURS · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI LES COURS

SOMMAIRE. Cours antiques, péristyles. — Cours dans les pays

orientaux.

Moyen-àge, rôle de la cour dans l'habitation. Cours des palais italiens. — Cours à portiques. Cours intérieures des habitations modernes. Cours ouvertes. Cours d'honneur.

Particularités.

Je ne pourrai m'étendre longuement sur les cours, si important que soit ce sujet. Les questions qui se posent à leur occasion, grandeur, emplacement, etc., sont des questions de composition générale, dont les solutions sont aussi variées que possible. Ici, je ne puis vous entretenir que du caractère et de l'étude des cours considérées en elles-mêmes, et comme élément particulier de la composition.

Je n'aurai donc rien à vous dire des cours qui ne servent qu'à éclairer et aérer, sans appeler aucune étude spéciale d'architecture; ainsi, tout ce qu'on appelle cours de service, et même beaucoup de cours principales, échappent à notre étude; non que les difficultés ne soient grandes, mais parce que ce sont des difficultés de composition.

Peut-être faut-il, en abordant ce sujet, reconnaître que toute cour fermée de toutes parts est, surtout dans les climats septen-

trionaux, un expédient fâcheux — bien qu'inévitable, à moins qu'il ne s'agisse de très grandes cours comme celle du Louvre ; fâcheux surtout si les bâtiments sont élevés. Dans ces cours forcément encaissées, l'air se renouvelle mal, le soleil pénétre à peine, l'humidité se prolonge; les pièces contiguës sont mal éclairées et moins saines que celles qui donnent sur des espaces libres. Aussi s'estime-t-on heureux lorsqu'on peut augmenter HHHHMHHHmi« ' e volume d'air des cours I l I J^ ^^ intérieures en les groupant,

ainsi que cela se fait souvent entre voisins, et surtout lorsqu'une cour peut être ouverte d'un côté au moins sur des espaces libres et aérés.

Aussi, voyez, à ce point de vue, la marche de l'architecture dans l'habitation.

Dans l'antiquité, sous les climats de Grèce et d'Italie, avec des maisons peu élevées, l'habitation se groupe autour de cours intérieures, rafraîchies par des fontaines. C'est encore le type delà maison arabe (fig. 1815), où tout, fenêtres et terrasses, prend jour et air sur la cour intérieure. Au Moyenâge, lorsque les rues étaient étroites et fangeuses, au point qu'un roi de France manquait mourir pour avoir ouvert sur la rue une fenêtre de son palais, la cour servait aussi à éclairer les pièces principales, parce que dans ces maisons que nous voyons à Dijon, à Orléans, à Montferrand, les petites cours qui nous paraissent si tristes, si humides, c'était par comparaison le bon air. Avec les palais de la Renaissance, si la cour reste impor-

Fig. 1815. — Maison arabe, à Grenade.

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tante et devient souvent magnifique, elle est surtout consacrée aux circulations, elle s'entoure de portiques, l'habitation se reporte vers les façades extérieures : c'est que la sécurité avait fait des progrès, et que au palais Strozzi par exemple il suffisait que le rez-de-chaussée fût une forteresse pour que les autres étages devinssent assez sûrs; Pédilité était en progrés aussi, et il devenait alors permis de chercher l'air du dehors. Puis, arrivez aux hôtels des xvne et xvuic siècles, vous ne trouvez pour ainsi dire plus de cours intérieures : il y a la cour d'honneur en avant du corps de logis et non plus dans le logis. Après avoir été longtemps la cheville ouvrière de la composition, la cour intérieure est devenue une nécessité qu'on subit lorsqu'on ne peut pas faire autrement.

Dans l'architecture antique, nous connaissons très mal à coup sûr l'habitation, quoique Pompéi nous ait révélé bien des choses. Mais Pompéi était une ville très secondaire, et pour les grandes demeures des riches Romains aussi bien que pour celles des Grecs, nous sommes réduits aux conjectures. Même ce qu'on voit à Pompéi, par exemple, ne livre pas toujours ses secrets en dépit des explications d'ailleurs parfaitement contradictoires des antiquaires. Mais enfin, là où l'on se trouve incontestablement en présence d'architecture d'habitation, de la plus ample à la plus modeste, on voit bien l'importance des cours, on voit que l'architecte a, comme nous disons, composé sur ces cours. Or, ce que nous voyons pour de l'habitation moyenne devait être conforme aux types de la grande habitation. Dans cette architecture, il semble que la cour ait été le plus souvent entourée de portiques, et plutôt de portiques en colonnades. C'est là le vrai sens du mot péristyle dont l'étymologie indique une ceinture de colonnes. Telle était la cour du Tabularium

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(fig. 1816), telle était dans la maison antique, dont le type se retrouve à Pompéi, la cour de l'habitation intérieure, qu'il ne faut pas confondre avec V atrium (V. plus haut, Maison de Pansa, fig. 36, vol. I, p. 126 et 542; vol. II, p. 23). Tels étaient même les forums des Romains, qui en réalité étaient de vastes cours

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Fig. 1816. — Cour du Tabularium, à Rome.

entourées de portiques. Il n'est pas douteux cependant qu'il n'y eût aussi des cours à portiques voûtés et en arcades, et que la forme n'en fût pas toujours le carré ou le rectangle parfait. Mais passons à ce que nous pouvons voir et ne nous attardons pas à ce qui ne peut livrer que des hypothèses.

Au Moyen-âge, l'habitation généralement restreinte et disposée en étages plus nombreux, lors même que la maison n'est occupée que par une famille, donne lieu à des cours assez

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Fig. 1817 et 1818. — Maison a Dijon. Plan et coupe.

réduites, et souvent encaissées, qui sont rarement entourées de galeries sur toutes leurs faces. Le parti presque constant comporte un escalier en tourelle à l'un des angles de la cour, et souvent des galeries jadis ouvertes qui reliaient cet escalier aux appartements lorsqu'il y avait plusieurs corps de logis. L'escalier était alors contigu soit au bâtiment sur rue, soit à un second

bâtiment au fond de la

cour, et dans les maisons de quelque importance un portique permettait d'aller à couvert de l'un de ces bâtiments à l'escalier (fig. 1817 et 1 8 1 8 ). Quant aux grandes habitations ou aux édifices publics, les cours y atteignaient des proportions assez considérables, moins toutelois qu'aux époques suivantes. La cour du château de Pierrefonds (fig. 1819) est une des plus grandes. Mais il faut remarquer que dans ces châteaux, tels que Pierrefonds, le château des Papes à Avignon, celui de Blois et la plupart des châteaux de la Touraine, les bâtiments sont simplement disposés en ceinture autour de l'emplacement plus ou moins régulier qu'offrait pour la défense la configuration d'un rocher ou d'un mamelon : au centre il restait un espace qui devenait la cour. La cour est ainsi un élément pittoresque et commode autour duquel s'élèvent souvent de curieuses et élégantes façades, mais non une composition au sens moderne du mot.

Il ne faudrait pas croire cependant que le Moyen-âge n'ait

Fig. 1819. — Château Je Pierrefonds. Plan.

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Fig. 1821. — Palaisde Granvelle, à Besançon. Vue de la cour.

pas connu et désire la cour monumentale et régulière.

La conception de la cour d'honneur ouverte sur une face est réalisée dans de beaux édifices parmi lesquels je vous citerai l'Hôtel de Clunv à Paris que vous pouvez voir facilement, et le Palais de Justice de Rouen.

C'est déjà à la tin du Moyenâge le parti qui disparaîtra avec les palais italiens pour

:ig. 1820. — Palais de Granvelle, à Besançon. Plan.

reparaître avec le xvne siècle, de l'architecture d'une cour venant concourir à la perspective et à la variété d'une façade mouvementée. Je n'ignore pas que ces classements comportent des

Fi'k. 1822. — Château de Blois. Plan.

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exceptions, par exemple à Besançon la belle cour du Palais de Granvelle (lig. 1820 et 1821) : c'est seulement l'esprit général et le plus ordinaire de chaque grande époque que j'essaie de vous montrer.

- Entendez bien cependant que si je suis obligé de généraliser, il me faudrait trop de développements pour seulement vous citer les cours intéressantes des XIVe et XVe siècles, qui en général étaient restées fidèles à la conception de l'escalier immédiat,

Kig. 182;. — Palais des Ducs de Bourgogne, à Dijon, l'Uni partiel.

soit en tourelle comme à Blois (fig. 1822), soit en rampe droite comme à Dijon (rig. 1823), au Palais des Ducs de Bourgogne.

Avec les palais italiens, grands ou petits, la composition presque invariable est la suivante, tout au moins à l'époque de la Renaissance : un quadrilatère entouré de bâtiments, desservi au centre par une cour entourée de portiques qui forment le lien et la circulation entre les diverses parties de l'édifice. Ces portiques, rattachés au vestibule d'entrée, et s'il y a lieu à des

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Fig. 1824. — Palais Strozzi, à Florence. Plan.

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Fig. 1825. — Palais Strozzi, à Florence. Coupe longitudinale.

vestibules secondaires sur les façades latérales ou postérieures, ouvrent un accès immédiat au grand escalier, à tous les étages, et deviennent ainsi l'artère essentielle de la composition. Dans les conditions les plus amples, lorsque le palais est à lui seul un îlot comme le Palais Strozzi à Florence (fig. 1824 et 1825) ou le Palais Farnèse à Rome (fig. 1826), le monument — ce mot peut être employé ici — se présente par quatre fronts rectilignes sur les

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voies publiques qui L'entourent, avec un imposant aspect de

simplicité et d'unité. C'est une conception magistrale et sérieuse de l'habitation dont nous avons peu d'exemples en France.

Ce parti, penserez- vous, est toujours le même : oui et non. Certainement, comme à toutes les grandes époques d'art, on y trouve cette fidélité — « #

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traditions et ce désintéressement de l'architecte qui ne

se torture pas l'esprit à chercher du nouveau pour le seul amour de la nouveauté.

Mais il n'en est pas moins vrai que sur ce programme constant d'une cour carrée ou rectangulaire avec ses portiques, la variété est infinie, et que l'étude parfois ordinaire ou même médiocre, produit des chefs-d'œuvre entre les mains d'un Bramante, d'un San-Gallo ou d'un Baldassare Peruzzi. La beauté du parti, sa noble

simplicité soutiennent l'artiste plus faible et le préservent des lourdes fautes, et sont pour l'artiste fort l'occasion d'œuvres exquises, de ces types parfaits qui ont fait de la cour italienne une des plus belles manifestations artistiques de l'architecture. Il me faudrait bien des exemples pour vous faire saisir cette variété : je vous ai déjà montré les éléments de quelques-unes de ces cours, avec le palais de la Chancellerie, le palais Farnèse, le couvent de la Pace. Je voudrais vous en faire voir quelques autres exemples très divers.

Eléments cl Théorie Je V Architecture. — IV. 27

Fie. 1826.

Pals

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A Florence, on admire dans son étude et ses détails la cour assez petite du Palais Vieux (fig. 1827 et 1828), si intéressante par sa recherche d'art intime et élégant au centre d'un édifice dont les mœurs du temps faisaient plutôt une forteresse. L'extérieur du

palais est militaire, la grâce

prend sa revanche et nous montre cette double expression de l'architecture florentine lorsque l'abri des murailles lui permet de ne pas craindre le choc brutal de l'émeute toujours imminente. Tel est aussi, quoique avec moins d'opposition, le caractère de la cour du Palais du Podestat, ou Bargcllo, si pittoresque avec son escalier intérieur, fermé par une grille, qui fait sans doute du premier étage le réduit des dernières résistances.

Dans un tout autre caractère est la cour du Palais Pitti (fig. 1829), ouverte d'un côté, et dont l'architecture est visible à distance des terrasses du Jardin Boboli attenant au Palais. Ici, c'est l'architecture puissante des bossages toscans, qui serait sans doute excessive dans une cour fermée, et que justifie cette situation.

Les autres villes de la Toscane, Sienne, Lucques, Pistoia, Arezzo, etc., nous offrent partout des cours analogues à celles de

Fig. 1827. — Cour du Palais Vieux, à Florence. Plan

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Florence. Il n'y a pas de motit qui ait été plus souvent ni plus heureusement traité.

A Rome, il faudrait vous citer tout, et reproduire en entier

Fie. 1828. — Cour du Palais Vieux, à Florence. Vue.

l'ouvrage de Letarouilly : ce recueil de l'architecture romaine de la Renaissance est avant tout un recueil de compositions où l'ingéniosité des cours est la marque distinctive de l'époque. La variété en est prodigieuse, et c'est souvent dans les exemples les plus restreints que vous rencontrerez surtout cette ingéniosité

charmante. Le plan des palais Massimi (fig. 1830), en groupant trois dispositions d'inégale importance sur un terrain difficile, est peut-être plus apte que tout autre à vous faire voir quel parti un habile architecte pouvait tirer de ces difficultés.

0 lu lo J0 iû J0" Fig. 1829. — Cour du Palais Pitti, à Florence.

Une telle permanence dans la composition des édifices ne peut pas être l'effet du hasard ou d'une mode irraisonnée; elle a certainement son motif. Dans ces villes italiennes, à Rome surtout, le terrain était rare : la ville se renouvelait sur place, et si de belles et importantes constructions se sont élevées en allant chercher des quartiers excentriques, ce furent des villas d'agrément et non de l'habitation quotidienne. Il n'y a pas eu dans ces

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villes le phénomène qui s'est constamment produit à Paris et qui se produit de nos jours à Rome même, par le déplacement successif des quartiers à la mode, allant chercher de simples terrains de culture pour en faire la résidence de l'aristocratie, au

Fig. 1850. — Palais Massimi, à Rome. Plan.

Marais, au faubourg Saint-Germain, au faubourg Saint-Honoré. Les plus beaux palais des villes italiennes étaient en bordure de voies étroites, souvent bruyantes, avec des vis-à-vis trop immédiats. Aussi lors même que le souci de la défense ne conduisit plus à faire de ces demeures de véritables forteresses, le goût du

chez soi et de la liberté intime continua à réclamer des cours intérieures agréables, qui devaient être un lieu de séjour en plein air. Avec leurs portiques qui n'étaient pas seulement des communications, ces cours devenaient en quelque sorte des salles aérées, où l'on cherchait l'ombre et la fraîcheur. C'est encore le programme du cavœdium et du péristyle des maisons antiques, celui des cours des maisons arabes, ou des patios des maisons espagnoles, et vous remarquerez que si les habitations urbaines sont presque toujours ainsi composées, les villas n'ont en général pas de cours intérieures : comparez par exemple le Palais Farnèse et la Farnesine.

Rien ne montre mieux

cette volonté de fermer

la cour, de la dérober

ainsi aux indiscrétions, que

la composition du petit

palais Linotte (fig. 183 1

et 1832), à Rome. Bâti sur un très petit terrain dans un quartier

très populeux, ce palais était trop exigu pour permettre une

cour entourée de bâtiments sur les quatre sens. La cour est

Fig. 1832.

Palais Linotte, à Rome.

Façade.

Fig. 1831.

Palais Linotte, à Rome.

Plan.

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donc ouverte sur la façade : mais ouverte à partir du premier

étage seulement. Dans la hauteur d'un rez-de-chaussée très élevé, elle est fermée sur la rue par un grand mur qui continue l'architecture des ailes, et d'ailleurs l'auteur en est Baldassare Peruzzi, l'un des plus grands artistes de l'Italie.

Un exemple très frappant encore de l'élégance et du charme qu'on voulait dans les cours nous est fourni par la Villa du Pape Jules (fig. 1833), à Rome. Désireux de fuir parfois l'étiquette du Vatican, d'avoir un chez soi intime et discret, il se fit faire par les premiers artistes de son temps cette retraite curieuse, où l'ha-

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Rez-de-chaussée.

Ier étage.

Fig. 1833. — Villa du Pape Jules, à Rome.

bitation est relativement modeste — bien qu'il s'y trouve des salles très noblement décorées — et où l'on voit bien que toute la recherche d'élégance et d'ingéniosité s'est concentrée sur ces cours à niveaux différents, avec leurs portiques, leurs grottes, leurs glacières, asile de liberté où un pape pouvait être un homme, à l'abri des indiscrétions dans un refuge élégant et gracieux, soigneusement défendu des regards, sinon des suppositions malveillantes.

Je vous ai montré, en parlant des escaliers, ce que sont les cours des beaux palais de Gênes. Je n'y reviendrai pas. Il me paraît inutile aussi de vous montrer ce que sont de belles cours à Naples, à Païenne, à Catane, à Bologne, et dans presque toutes les villes italiennes. La composition est la même, et je veux éviter les redites.

Je crois intéressant toutefois de vous signaler à Milan et dans la Lombardie en général le bel emploi de l'architecture de briques et de terre cuite, notamment dans la cour du grand hôpital de Milan, et dans celle du Palais de Galeas Visconti, à Pavie (fig. 1834). Il y a là, non pas dans la composition mais dans l'étude et l'emploi des matériaux un caractère particulier et un exemple de la faculté qu'ont toujours eue les architectes véritables de trouver l'originalité légitime dans l'emploi judicieux des matériaux dont ils pouvaient disposer.

Mais si dans ce qui précède, je vous ai surtout parlé de cours italiennes, ce n'est pas qu'on ne trouve ailleurs cette même composition de la cour à portiques. Elle est au contraire et tout naturellement très ordinaire dans les pays méridionaux. Ainsi en Espagne, il y a lieu de vous citer la célèbre cour de l'Alhambra de Grenade bien connue comme chef-d'œuvre de l'architecture mauresque, et dans l'Espagne chrétienne la cour de l'Hôpital

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