‹ Éléments et théorie de l'architecture; cours professé à l'Ecole nationale et spéciale des beaux-arts (volume 2)Chapitre 3 sur 71 · WM · texte numérisé non relu

WM

Monument d'Andréa Griffi de l'église San-Francesco délia Vigna, à Venise

seule un monument commémoratif. De même, au château de Blois, la porte de Louis XII. Cette même intention se retrouve dans un grand nombre d'hôtels de ville, notamment à Compiègne, et la tradition se continue, car on peut la retrouver dans le motif d'entrée du château de Vizille (Isère), oùncette

porte monumentale fait bien un motif à part au milieu de l'architecture très simple, presque rustique du château (fig. 1465).

A Rouen subsiste un monument original, qu'on appelle le monument de la Fierté (et non de la Fierté, comme on le dénomme souvent), élevé en souvenir d'un miracle resté populaire (fig.

1466). Au-dessus d'un passage en arcade s'élève une loge adossée, à laquelle on monte par deux perrons, et où chaque année un prisonnier, portant une châsse vénérée, recevait sa grâce devant le peuple assemblé. Je pourrais citer d'assez nombreux monuments dont l'érection est due à quelque pensée de ce genre, non pas la même assurément, mais toujours la volonté de rappeler à la postérité un événement historique ou légendaire. Ainsi, ce sont encore des monuments commémoratifs : à Rome, la Scala Santa, cet

Fig. 1464. — Porte du Palais des ducs de Lorraine, à Nancy

Page 1