‹ Éléments et théorie de l'architecture; cours professé à l'Ecole nationale et spéciale des beaux-artsChapitre 37 sur 82 · MUSÉE DU LOUVRE · texte numérisé non relu

MUSÉE DU LOUVRE

Salon carré (médiocre)

Sept cheminées (assez bonne)

Lacaze (assez bonne)

Françaises xvii", xvni" (assez bonne).

— xix* siècle (bonne)

Italienne (très bonne)

15" 77 14"- 71 lî" 70 12" 71 17" 45 7" 00

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Mais ces proportions ne sont pas le seul élément d'études, et nous allons en trouver de non moins importantes.

Il nous reste en effet à voir comment se produira, par le plafond vitré, le passage de cette lumière diffuse et égale que nous désirons. Le verre dépoli ne suffit pas pour cela; il y a des questions de distance, de proportion et de position entre ces plafonds et les vitrages de toitures. Pour les étudier, je vous engage à considérer les coupes transversales des principales salles du Musée du Louvre : nous y trouverons tous les éléments nécessaires à cette étude. Le plan (fig. 723) des salles de peintures du Louvre vous servira de repère pour les indications qui vont suivre.

Toutes, sauf une, ont deslanternes de toiture à deux pentes, disposées symétriquement par rapport au plafond vitré.

Celle qui fait exception —

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et qui est malheureusement la plus étendue — est la grande galerie qui longe le quai (fig. 724). Là, soit en vue d'éviter le jour du midi, soit pour laisser à la toiture qui couronne la façade sur le quai, l'unité d'aspect que lui assure l'emploi unique de l'ardoise, l'architecte n'a pratiqué de vitrages de toitures que sur le versant nord, côté des cours. Or, le résultat n'est pas bon, il est même mauvais. La paroi contre le quai reste obscure, et ce

Fig. 724. — Éclairage de la grande galerie du Louvre.

Fig. 715. — Éclairage du Salon carré du Louvre.

n'est guère que le matin, par de belles journées, qu'elle est suffisamment éclairée.

Toutes les autres salles, éclairées symétriquement comme je le disais, sont assez bonnes ou bonnes. Il y a cependant encore entre elles de notables différences d'éclairage, qui correspondent à de notables différences dans la disposition des combles. Je vous les montrerai par des tracés purement schématiques, afin de faire mieux ressortir les éléments de l'étude actuelle. .

Le Salon carré (fig. 725) et h Salle des Sept cheminées (fig. 72e) sont des salles combinées à peu prés de même : carrées toutes deux, éclairées par des plafonds vitrés carrés, elles ont ces pla-

Éltmenti et Théorie de l' Architecture. — IL ij

fonds presque immédiatement contigus aux vitrages de leurs toitures. La distance verticale du plafond au faîtage est de i •" 52 pour la première et de 2 *" 50 pour la seconde. La lumière est abondante, mais vous pouvez constater dans toutes deux qu'elle n'est pas égale. Suivant l'heure, c'est une paroi ou une autre qui est plus vivement éclairée, parce que, en somme, l'action du soleil se produit trop directement ^ /-^'""^i

dans la salle.

La Salle Locale (fig. 727) est meilleure; la distance ver-

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Fig. 726. — Éclairage de la salle dite des Sept cheminées, au Louvre.

Fig. 727. — Éclairage de la salle Lacaze, au Louvre.

ticale du plafond au vitrage de comble est ici de 6 ™ 50. Peutêtre vaudrait-il mieux que les surfaces vitrées de toitures fussent plus importantes en raison de l'étendue du plafond vitré. Les Salles françaises (fig. 728) des xvii^ et xviii* siècles sont bonnes aussi. La distance verticale est de 4 ™ 65.

Je vous citerai comme très bonne la Salle du XIX^ siècle (fig. 729). Le faîtage du très large vitrage de toiture est ici à 6 ™ 30 du plafond vitré. Les vitrages de toiture développent ensemble 16 *" 15, pour une largeur de plafond de 8 ™ 23.

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Enfin, la meilleure salle de toutes, mais qui à la vérité est petite, est la Galerie italienne, qu'on appelle aussi la salle de Sept mètres (fig. 730) (c'est la cote de sa largeur). Entre le plafond vitré et le haut des châssis de toitures, la distance verticale est de 5 "M 5, la largeur du plafond vitré étant seulement de 3 "" 75.

Fig. 728. — Éclairage de la Salle française des xvir et xviii* siècles, au Louvre.

Fig. 729. — Éclairage de la Salle française du xix* siicle, au Louvre.

Les deux vitrages de comble développent ensemble 5 mètres et sont pratiqués dans des pentes beaucoup plus raides que les autres. Ainsi, ces dernières salles ont un élément commun : c'est une distance assez considérable entre le plafond vitré et les vitrages des toitures; la Salle LacaT^, et les Salles françaises des XV W et XVIII'^ siècles, qui sont les moins bonnes, ne différent des autres que par la moindre étendue des vitrages de toiture. Si nous prenons en effet la largeur des plafonds vitrés comme unité, nous trouvons :

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