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ORIGINE DES LEUCOCYTES DANS LE PLASMA

Ch. Robin pensait que les leucocytes, de même que la plupart des autres éléments anatomiques, naissent par genèse dans des conditions très multiples, à l'aide et aux dépens des principes immédiats du plasma sanguin, lymphatique, ou même d'autres humeurs, sérum du pus, etc.. Au moment de leur apparition, ces globules u sont pâles,transparents, larges de 3 à 4 millièmes de millimètre; leur production, leur multiplication par segmentation et scission n'ont en fait pas encore été démontrées ».

M. Ranvier professe une opinion qui est partagée par un certain nombre d'autres anatomistes. Sur les cellules lymphatiques du sang de l'axolott, on peut voir le noyau former des bourgeons qui se pédiculisent ; puis le pédicule, continuant de s'allonger, finit par se rompre. Chacun de ces noyaux ainsi individualisés dirige les mouvements amiboïdesdu protoplasma qui tend à se diviser par une sorte d'étirement. La rupture de la portion étirée intermédiaire amène la production de deux cellules lymphatiques au lieu d'une. Tous ces phénomènes, lors-

(1) Recklingauseii (dans une expérience dont les résultats sont indiqués dans les Archives d'Anat. de M. Schultz, t. II) recueille du saug de grenouille dans des conditions à prévenir le développement des microphytes et des microzaires. 11 peut ainsi conserver le sang dans un creuset quinze jours et un mois sans traces de bactéries et, dans ces conditions, cet auteur aurait observé la transformation directe des globules blancs en globules rouges. Mais M. Ranvier, en se plaçant dans les mêmes conditions, est arrivé à des résultats opposés.

Klebs, Herb, Neumaun auraient trouvé dans le sang des leucémiques des globules ronges nucléés.

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qu'on se place dans des conditions voulues, peuvent être constatés en trois heures.

Bien qu'il s'agisse de faits pathologiques, nous croyons devoir reproduire la description de la division des leucocytes dans le sang leucémique. Le processus est le même qu'à l'état normal. C'est le processus de division directe.

Dans un mémoire publié au mois d'octobre 1881, M. le professeur Renaut (de Lyon) décrit avec une grande précision les caractères anatomiques des globules blancs de la leucocy thémie ; bien plus, il a observé directement leur multiplication par division en se plaçant dans des conditions voulues de milieu et de température.

« J'ai observé, dit-il, que sur un certain nombre de globules (( le noyau est absolument divisé comme dans une cellule qui va « se segmenter, et cela dans les cellules lymphatiques de toute u taille.

« Si l'on considère, en outre, la taille extrêmement variable « des globules du sang leucémique, on est amené naturellement ' i penser que les globules blancs non seulement se multiplient, u mais s^accroissent dans le sang. En effet, les plus petits ont i( un noyau entouré d'une zone protoplasmique très étroite; les « plus gros ont un noyau à peine plus volumineux que les plus « petits et sont environnés d'un énorme corps cellulaire.

« Entre ces deux formes extrêmes, on observe tous les « intermédiaires. Cette sorte d'échelle des grandeurs de glo- < bules blancs ne semble-t-elle pas indiquer des degrés dans le « développement ? En tout cas, il me paraît plus naturel d'ad- « mettre que les globules, multipliés dans le sang circulant « comme l'indique la division de leurs noyaux, continuent à s'y « développer progressivement que de chercher pour les cellules « lymphatiques de diverses tailles une origine différente dans la « rate, les ganglions, la moelle des os, etc.. . Cette dernière con- « ception ne serait soutenable que si l'on trouvait côte à côte « dans le sang des globules blancs de tailles différentes, mais

(( exactement égales pour des groupes divers. Elle n'explique (( nullement comment on trouve dans un même échantilion de « sang tous les intermédiaires entre la taille la plus petite et la « taille la plus grande des globules observés.

Plus loin : « Nous avons pu observer sur des globules « blancs, granuleux et graisseux le pliénomène de la division « rapide. Brusquement un globule brillant presque arrondi et « immobile s'étrangle en son milieu, prend la forme de bissac (c et, en moins d^une demi-minute, se divise (1). »

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