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ÉLÉMENTS FIGURÉS DU SAXG

née, etc.. Enfin, pour la grande naajoriié des liistologistes, les éléments formant les organes lymphatiques, ganglions lymphatiques, thymus, etc., ne sont pas autre chose que des leucocytes. Ils sont là en rapport plus ou moins direct avec les voies lymphatiques et sont entraînés par le courant de la lymphe. Rappelons que les globules du pus sont habituellement regardés comme des leucocytes sortis par diapédèse des vaisseaux, et présentant une altération granulo-graisseuse plus ou moins accentuée. Il n'entre pas dans les limites de notre travail de suivre les leucocytes hors des vaisseaux sanguins, ni de décrire leurs altérations dans les cas pathologiques; nous nous bornerons donc à les étudier particulièrement dans le sang, dans la lymphe et dans les organes lymphatiques, où ils prennent leur origine.

Caractères morphologiques.

Forme. — Les leucocytes circulant offrent généralement une forme sphérique. Ce fait peut être vérifié si l'on observe la circulation chez les ovipares ou dans le mésentère d'un chien vivant. Mais pour peu que la circulation vienne à se ralentir dans les réseaux capillaires, les globules blancs adhèrent aux parois vasculaires et ne tardent pas à se déformer, en émettant des prolongements qui partent de différents points de leur surface. C'est Wharton Jones qui, en 1846, indiqua le premier les mouvements amiboïdes des leucocytes et leurs prolongements. On peut examiner indifféremment les mouvements amiboïdes des leucocytes du sang ou de ceux de la lymphe; les résultats sont les mêmes.

Quelques minutes après qu'une goutte de lymphe a été placée dans le champ du microscope, on voit se détacher du corps

des corpuscules incolores, des prolongements plus ou moins déliés, aplatis et ayant parfois plus d'étendue même que la cellule. Si l'on suit pendant quelques minutes, en se plaçant dans des conditions favorables, les changements de forme des leucocytes, on les voit, véritables protées, offrir des contours extrêmement variés, poussant des prolongements d'un côté, tandis que les premiers rentrent dans le corps de la cellule. Une même cellule peut être ainsi méconnaissable en quelques instants. Outre ces changements de forme, les changements de position ne sont pas rares. Un des prolongements amiboïdes se développant graduellement, entraine dans une direction le reste du globule, en lui imprimant un petit mouvement de locomotion. On trouvera dans tous les liyres classiques d'amples détails sur les mouvements amiboïdes ; nous n'insisterons pas davantage. Ranvicr décrit,, sous le nom d'excroissances sarcodiques de Dujardin, des prolongements qui, une fois sortis du leucocyte, n'y rentrent plus. Ces prolongements clairs, lisses, ont une forme sphérique et seraient caractéristiques de la mort de l'élément. Nous reviendrons, à propos de la physiologie, sur l'importance fonctionnelle de ces mouvements amiboïdes et sur les conditions qui les favorisent.

Couleur. — Les leucocytes ou globules blancs sont, comme l'indique leur nom, généralement incolores. C'est même là un caractère qui les fait distinguer au premier abord, dans une préparation de sang, au milieu des globules rouges. Ils sont plus ou moins granuleux et ont un aspect nacré tout spécial.

Volume. — La dimension des leucocytes varie depuis 5 (x jusqu'à 12 [X ; le plus souvent leur diamètre est de 8 à 9 [x. Sauf les cas pathologiques où les leucocytes du sang offrent parfois des dimensions extraordinaires, 12 à 14 (x, il est fort rare de leur voir atteindre ce volume. On peut admettre que les leucocytes les plus petits, qui ont de 5 à 7(x sont les plus jeunes, et ce qui est en faveur de cette opinion, c'est que leur noyau est unique et très développé, relativement au protoplasma.

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