‹ Eléments métaphysiques de la doctrine de la vertuChapitre 10 sur 56 · P. XXVI · texte numérisé non relu

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même temps un devoir envers l’espece humaine en général;

car, sans cette loi suprême, il n’y a plus de confiance réciproque possible, parlant plus de contrat, partant aussi plus de société. Notre mensonge ne fût-il nuisible à personne, fût-il même utile à quelqu’un, toujours est-il une faute, sinon au\ yeux de la jurisprudence, du moins à ceux de la morale : il est une atteinte portée aux droits sacrés de rimmanilé, soit en nous-mêmes , soit chez nos semblables. Quand donc quelqu’un profère un mensonge , môme en vue de sauver un ami , il se rend coupable envers elle. Il se peut qu’il le sauve par ce moyen ; mais il ne l’aura sauvé qu’en violant une loi sainte. 11 se peut aussi d’ailleurs, car qui oserait se flatter de prévoir toujours sûrement les conséquences de ses actes? il se peut que son mensonge , au lieu de tourner en faveur de son ami, lui devienne funeste; et alors il sera justement responsable des suites d’une action que la loi morale lui défendait. Supposez, par exemple, que, par une fausse déclaration, vous ayez réussi à éloigner de votre maison les meurtriers qui pensaient y trouver votre ami, mais que celui-ci, s’étant échappé au premier bruit qu’il a entendu, vienne à rencontrer ses ennemis et tombe sous leurs coups , ne pourra-t-on pas vous accuser justement d’avoir causé sa mort? Peut-être sans votre mensonge le crime n’aurait-il pas eu lieu ; peutêtre serait-on parvenu à arrêter les meurtriers , etc. En tous

cas, n’ayant rien fait que selon le devoir, vous n’auriez rien à vous reprocher. Celui au contraire qui le viole par un mensonge, celui-là, quelque généreuse que soit son intention, doit encourir la responsabilité des conséquences qui en peuvent résulter, si imprévues qu’elles soient d’ailleurs. C’est donc ici le cas d’appliquer la maxime stoïcienne : « Fais ce que dois, advienne que pourra! » Ton devoir te défend de mentir : n’ouvre donc jamais ta bouche au mensonge; ou refuse de parler, ou , si tu acceptes la demande qu’on f adresse, que ta réponse soit véridique. Admet-on des exceptions à cette loi suprême , sans laquellè il n’y a plus ni dignité pour les individus, ni confiance, ni contrat, ni société possible parmi les hommes, on la rend incertaine, vacillante et bientôt inutile. Telle est la doctrine de Kant.

Selon Benjamin Constant , an contraire , le devoir de la véracité n’est nullement absolu, ou, pour devenir applicable, il

ANALÏSK CRITIQUE

a besoin d’être restreint. Oui, dire la vérité est un devoir, mais cela n’est un devoir qu’envers ceux qui ont droit à la vérité. Qu’est-ce en effet qu’un devoir? C’est ce qui, dans un être , correspond aux droits d’un autre. L’idée de devoir est inséparable de celle de droits ; là où il n’y a pas de droits, il n’y a pas de devoirs. Or nul homme n’a droit à la vérité qui nuit à autrui. Il suit de là que dans ce cas la véracité cesse d’être un devoir, et que le mensonge devient légitime. Benjamin Constant ne formule pas aussi crûment cette conclusion, mais c’est bien celle à laquelle il arrive.

On peut reprocher à la doctrine de Kant une certaine exagération , et j’essayerai moi-même tout à l’heure de justifier ce reproche; mais celle de Benjamin Constant est, par ses principes comme par ses conséquences , aussi fausse que dangereuse. Aussi , dans la critique qu’il en a fait , Kant a-t-il bien raison contre lui; il pourrait même l’avoir mieux encore, s’il montrait dans la discussion moins de subtilité et plus de largeur ' . Il n’est pas vrai d’abord que le devoir soit essentiellement une obligation correspondant à un droit dans autrui. S’il en était ainsi , l’homme n’aurait donc pas de devoirs envers lui-même, et il faudrait retrancher toute une branche de la morale. La véracité, au contraire, est en premier lieu un devoir envers nous-mêmes : celui qui ment, outre qu’il trompe autrui, manque à ce qu’il se doit et se frappe d’indignité. En outre que veut dire Benjamin Constant, quand il déclare que la vérité n’est un devoir que pour ceux qui y ont droit? J’admets bien ce principe en un sens : je ne suis

■ Dans toute cette discussion Kant, comme il te déclare lui-même (voyez la note de la p. 252) , ne considère le mensonge que comme un devoir de droit. Or, à ce point de vue, la théorie qu’il oppose à Benjamin Constant non-seulement est trop rigoureuse, mais elle pèche même par son principe. La véracité n’est en effet un devoir de droit envers autrui qu'autant que ceux qui nous interrogent ont le droit de le faire ; mais elle n’en est pas moins dans tous les cas ( sauf les exceptions dont je parlerai tout à l’heure) un devoir de vertu. Aussi Kant lui-même, dans l’ensemble de sa doctrine morale , ne fait-il figurer le mensonge en général que parmi les vices condamnés par l’éthique. C’est aussi à ce dernier point de vue qu’il aurait dû se placer ici pour repousser le principe de Benjamin Constant ; c’est par là qu’il eût été vraiment fort contre lui. C’est par là qu’à mon tour je l’oppose à son antagoniste.

DK LA DOCTRINR DS LA VERTU.

obligé de révéler la vérité qu’à ceux qui ont le droit de m’interroger. Dans tout autre cas j’ai incontestablement le droit de me taire , et c'est souvent mon devoir. Mais m’est-il pour cela permis de mentir, comme le conclut Benjamin Constant? A ce compte il faudrait tenir pour moralement légitimes, nonseulement les mensonges qui ont pour but de sauver la personne d’autrui, mais ceux aussi qui ont pour but de me sauver moi-même ou de me tirer d’un mauvais pas. On va loin, on le voit, avec une pareille doctrine. Je suppose que, le lendemain d’un coup d’État heureux, des oppresseurs, se constituant les juges de leurs victimes, appellent un homme de cœur devant leur tribunal et l’interrogent sur la part qu’il a prise à la défense du droit : il peut bien refuser de leur répondre, mais ne se déshonorerait-il pas en rachetant sa vie ou sa liberté par un mensonge? C’est que, s’il ne doit rien aux bourreaux qui l’interrogent, il se doit à lui-même de ne pas descendre jusqu’à un tel moyen.

Tout homme de courage est homme de parole ;

A des vices si bas il ne peut consentir.

Et fuit plus que la mort la honte de mentir *.

Il doit aussi à l’humanité , dont il fait partie , de ne pas donner l’exemple d’une fausse parole. Sur ce point il est juste de tourner la doctrine de Kant contre celle de Benjamin Constant. Si ce dernier n’avoue pas toutes les conséquences qui résultent des principes sur lesquels il s’appuie , elles n’en sortent pas moins nécessairement. La restriction à l’aide de laquelle il veut rendre applicable la loi de la véracité n’est donc pas heureuse. Le publiciste français a pour but d’établir que, sous peine de demeurer inapplicables ou de devenir odieux, certaines maximes absolues ont elles-mêmes besoin de principes intermédiaires qui fournissent le moyen de les appliquer à la réalité; c’est à l’appui de cette idée qu’il cite l’exemple de Kant. Elle n’est pas sans vérité et sans importance, surtout dans l’ordre politique; mais là même on ne doit pas oublier que, comme le dit fort bien Kant, ce n’est pas au droit

* Corneille, le Menteur, acte III, sc. ii.

ANALYSE CRITIQUE

à se régler sur la politique , mais au contraire à la politique à se régler sur le droit; et, en général, il faut bien prendre garde que le moyen d’application n’emporte la règle, car cela serait contradictoire. Ür c’est là justement le cas du principe invoqué par Benjamin Constant en matière de véracité. 11 s’ensuivrait en effet que la véracité et le mensonge seraient choses par elles-mêmes indifférentes, que la première ne serait un devoir qu’envers ceux qui ont le droit de nous interroger, et qu’à l’égard de tous les autres le second serait parfaitement légitime. 11 suffit d’énoncer la conséquence pour montrer lu fausseté du principe.

Madame de Staël a mieux trouvé que son illustre ami. Dans son beau livre de V Allemagne après avoir rapporté l’opinion et l’exemple que Benjamin Constant avait cités autrefois et que Kant n’avait pas désavoués, elle continue ainsi : « Kant prétend qu’il ne faut jamais se permettre, dans aucune circonstance particulière , ce qui ne saurait être admis comme loi générale; mais dans cette occasion il oublie qu’on pourrait faire une loi générale de ne sacrifier la vérité qu’à une autre vertu ; car, dès que l’intérêt personnel est écarté d’une question , les sophismes ne sont plus à craindre , et la conscience prononce sur toutes avec équité. » Mais qu’on ne l’oublie pas cependant : le plus ardent dévouement n’affranchit pas de toute loi; il ne saurait conférer le droit de tout faire. Est-ce un tiède dévouement que celui de Jeanny Deans pour sa soeur, dans l’admirable roman de Walter Scott? Rien ne lui coûtera pour la sauver : ni les fatigues d’un long voyage, ni les humiliations, ni les prières; mais, quoiqu’elle n’ait qu’un mot à dire au tribunal pour détourner la sentence de mort, c’est là justement la seule chose qu’elle ne puisse faire, 'fout lui est possible, hors un faux témoigmage, un mensonge envers la justice, un parjure envers Dieu. Qui voudrait lui jeter la pierre, si elle eût agi autrement; mais quelle conscience droite n’est avec elle? Est-ce à dire qu’il n’y a point de cas où l’on puisse tromper innocemment? Ici, je l’avoue, la doctrine de Kant me parait pousser les choses à l’extrême rigueur. Quel jury d’hommes de bien oserait déclarer cou-

‘ Troisième partie, chap. xiv.

pable celui qui, par une fausse réponse, aurait voulu détourner de la tête d’un ami le fer d’un assassin, — cette réponse eût-elle produit un effet contraire à celui qu’il en attendait? N’est-ce pas ici le cas d’invoquer une de ces per miss ions de la loi morale, auxquelles Kant lui-même a quelquefois recours? Tel serait encore le cas où , chargé d’apprendre à une mère la nouvelle de la mort de son fils, je la tromperais quelque temps en lui laissant croire qu’il vit encore, pour la préparer tout doucement à cette fatale nouvelle. N’est-ce pas là, s’il en fut jamais, un mensonge innocent? Et pourtant il ne devrait pas trouver grâce aux yeux de Kant, puisque son principe n’admet pas d’exception. 11 y a même des mensonges sublimes. Qui n’est tenté de s’écrier avec Jacobi : « Je mentirais comme Desdemona mourante , quand , pour sauver son époux, elle s’accusait de s’être tuée elle même; je tromperais comme Oreste, quand il voulait mourir à la place de Pylade '! » Ces sortes de mensonges, fruit d’un dévouement supérieur, oii l’amour inspire le sacrifice , quelque odieux que lui soit ailleurs le mot mensonge, 1e genre humain les a toujours admirés. C’est qu’il y a des cas où la règle ordinaire disparaît devant un principe plus élevé encore, et où il est beau de sacrifier l’une à l’autre *. Je sais que la pente des exceptions est glissante, mais ne la craignez pas trop ici : le sacrifice n’est pas chose si commune en ce monde. Ce qu’il faut repousser énergiquement, c’est cette casuistique malsaine qui émousse le sens moral au heu de l’aiguiser, et qui, au lieu d’apprendre à respecter la loi, enseigne à l’éluder; c’est ce machiavélisme honteux qui, sous le voile de la raison d’État ou du salut public , met le mensonge au service de l’ambition personnelle et de la convoitise. Or toute cette casuistique et tout ce machiavélisme, contre lesquels la doctrine de Benjamin Constant était un bien faible rempart, tombent devant ce simple prin-

* Voyez V Allemagne de Madame de Staèl, troisième partie, vhap. ivi. En citant tout entier l'éloquent passage, au début duquel j’ai du me borner, Madame de Staël avoue elle- même que l’aversion de Jacobi contre l’inflexible rigueur de la loi le fait aller trop loin pour s’en alfranchir.

V Consultez aussi sur ce point la dissertation de Rousseau sur le mensonge, dans les Rêveries du promeneur solitaire, 4* promenade.

ANALYSE r.RITIQLE

cipe ; « Le mensonge est toujours odieux , dès qu’on en profite. » Il n’y a pas besoin de se jeter dans une théorie aussi extrême que celle de Kant. Mais, si je demande grâce pour quelques exceptions qui, loin de détruire la règle, la confirment, je n’en admire pas moins cette forte et mâle doctrine, si bien faite pour relever les âmes; et, si je lui reproche quelque exagération, je n’oublie pas que cette exagération môme a sa source dans la profonde horreur que le mensonge inspira toujours à notre philosophe.

Personne n’a mieux parlé du menteur. J’ai déjà cité ces paroles de la Doctrine de la Vertu ’ : « La honte accompagne le menteur comme son ombre. » — Et celles-ci : « Le menteur est moins un homme véritable que l’apparence trompeuse d’un homme. » Sa figure, en effet, est couverte d’un masque impénétrable : jamais cette face immobile , jamais ces yeux ternes et fuyants n’ont trahi un sentiment vrai. S’il ouvre la bouche , c’est pour dire tout juste le contraire de ce qu’il pense. Sa maxime, qu’il se garde bien de professer, mais qu’il pratique merveilleusement, c’est que « la langue a été donnée à l’homme pour déguiser sa pensée. » Aussi a-t-il un vocabulaire à lui, où les mots signifient tout l’opposé de ce qu’ils veulent faire entendre. Vous jure-t-il une amitié sincère, attendez-vous à quelque trahison. Vous parle-t-il de sa loyauté, c’est fourberie qu’il faut traduire. Pendant qu’il médite une infamie, il vous prend à part, va lui-même au-devant des rumeurs qui commencent à se répandre , vous demande si vous avez pu y ajouter foi ; et, comme vous lui répondez que vous l’estimez trop pour cela, il vous serre la main et vous remercie de le croire un honnête homme. Le lendemain, à votre réveil , vous ôtes tout surpris d’apprendre que l’infamie vient d’être commise. Voilà le menteur. Il pousses! loin l’impudence qu’il ne devrait, ce semble, tromper personne, et pourtant combien de dupes ne trouve-t-il pas! Kant fait encore remarquer que, suivant la légende biblique, ce n’est point par le meurtre, mais par le mensonge que le mal s’est introduit dans le monde *. Cette tradition a un sens profond. Le mensonge

' Plus haut, p. XXV. —* C.f. plus haut , p. xxvi.

DK LA DOCTRINE DE LA VERTU

avilit, dégrade, pervertit la nature humaine, et la rend capable de tous les crimes. Comment d’ailleurs pourraient-ils sans lui se produire au grand jour? II est leur compagnon obligé, et l’assassinat n’a pas de meilleur ami.

Outre le mensonge , Kant fait rentrer dans le même groupe de vices Vavarice et la fausse humilité. C’est avec raison qu’il condamne l’avarice non -seulement au point de vue social, mais aussi comme contraire à ce que nous nous devons à nous-mêmes : elle dénote un attachement servile aux biens de la fortune, qui est tout à fait indigne d’un homme. Ce n’est pas qu’à l’exemple de la morale évangélique il prêche comme une vertu le renoncement absolu aux biens de ce monde : ce ne peut être là une vertu, puisque celui qui se dépouillerait de ses propres moyens d’existence se mettrait lui-même à la merci de ses semblables et se précipiterait volontairement dans un état contraire à la dignité humaine : où donc est ici la vertu ? Elle consiste dans une certaine libéralité de sentiments , dans une certaine indépendance de l’âme qui exclut l’avarice , mais qui n’exclut pas du tout l’économie. Celle-ci est-elle donc aussi une vertu? Cette vertu-là ressemble si fort à la prudence, qu’il est bien difficile de l’en distinguer; mais il n’est pas impossible de la faire rentrer elle-même , au moins indirectement, parmi les devoirs de l’homme envers lui-même. C’est ainsi que Kant dira tout à l’heure , au nom du devoir de la dignité personnelle ; « Soyez économes , afin de ne pas tomber dans la misère

Ce qui domine en général dans la morale kantienne, c’est un sentiment profond de la dignité humaine , et partant du respect de soi-même; par là, il faut le dire, elle réagit heureusement contre l’exagération de certaines vertus chrétiennes. Ce sentiment et cette réaction se manifestent au plus haut degré dans la guerre que Kant fait ici à la fausse humilité ’. Il est loin de proscrire tout sentiment d’humilité : selon lui, au contraire, l’homme doit avoir sans cesse présente l’idée de son imperfection morale ou de sa fragilité, afin qu’il

' Voyez plus haut, p. xxvii. — * Plus haut, p. xxix.

’ Plus haut, p. ixviit.

ANALTSE CIUTIQIFE

ae s'enivre pas d’un fol orgueil , comme s’il avait atteint les sommets de la sagesse, mais que voyant combien il est encore éloigné de l’idéal qu’il poursuit, il fasse sans cesse de nouveaux efforts; sur ce point, la doctrine de Kant corrige justement, à l’aide des idées chrétiennes, 1a morale stoïcienne Mais, s’il condamne un orgueil que la nature humaine ne justifie pas, il ne blâme pas moins celte humilité qui consiste à se rabaisser soi-même au point de méconnaître ou d’avilir tout ce qu’il y a dans cette même nature de grandeur et de force. Celte sorte d’humilité, aussi funeste que la première est salutaire, est une offense à la dignité de notre personne. Même quand elle s’adresse à Dieu , en voulant écraser en quelque sorte l’homme à ses pieds, elle est déjà contraire à la dignité humaine. Mais quand elle s’adresse aux autres hommes, elle est honteuse. Qu’on relise les préceptes où Kant traduit le devoir de dignité personnelle qu’il oppose à celte fausse humilité ’ : jamais moraliste a-t il parlé un langage plus fier à la fois ot plus profondément moral 1 Je ne répéterai ici que ce mot, qu il faudrait écrire sur le front de tous les courtisans : «Celui qui se fait ver, peut-il se plaindre ensuite d'être écrasé >>

Je passe par-dessus la théorie des devoirs imparfaits de l’homme envers lui-même, n’ayant, après l’analyse que j’en ai donnée plus haut*, rien autre chose à en dire sinon qu’elle couronne dignement la morale individuelle; et quant à celle de nos devoirs envers nos semblables', je ne m’attacherai qu’à en bien préciser le caractère général. La doctrine morale de Kant, telle qu elle se présente ici, est loin d’être aussi étroite et aussi exclusive qu’on l’en a souvent accusée, et que quelques-uns de ses principes le pourraient faire supposer. Non-seulement elle range la c harilé parmi les devoirs de

' Cf. Examen de la critique de la raiton pratique , p. 237 et 279.

’ Plug haut, p. XXIX.

* Dans les Études qu'il vient «le publier sur le XVIII' sièele (tomel", p. 297), M. Bersol cite un mol de Collé, qui rappelle celui de Kant : « On n’écrase que les bétes qui rampent. »

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